« Pour donner suite au succès de la vente aux enchères Omegamania, nous avons pensé qu’il était temps d’adopter une approche innovante sur ce qui est considéré comme le principal marché de montres vintage. Etant donné l’histoire aussi riche que passionnante d’Omega et l’expertise de George Somlo, je suis sûr que cette initiative sera couronnée d’un grand succès. » C’est en ces termes que Stephen Urquhart, président d’Omega, annonçait l’ouverture à Londres de la première boutique Omega Vintage, dans la nouvelle arcade du spécialiste en antiquités horlogères George Somlo située à Burlington. Selon ce dernier, « il existe de nombreuses montres Omega encore en circulation datant des années vintage, simplement parce qu’elles ont été réalisées avec le plus grand soin. Si vous démontez n’importe quelle Omega vintage, vous découvrirez le résultat d’un travail artisanal de la meilleure facture. Et si les montres Omega Vintage sont actuellement encore largement sous-estimées par rapport à leur valeur réelle, cela va changer. »
Ce nouveau point de vente londonien est ainsi entièrement dévolu aux pièces vintage de la marque. Pas question de réédition ou d’interprétation des formes du passé, seuls les originaux y trouveront place comme, à l’inauguration, des montres de poches du début du XXe siècle, des chronographes des années 30, des chronomètres des années 40 ou encore des Speedmaster remontant aux premières années de fabrication du modèle en 1957 et 58, soit autant de pièces aussi rares que recherchées. Tous ces garde-temps sont dotés d’un certificat d’authenticité et de deux ans de garantie, la boutique se présentant par ailleurs comme spécialisée dans la restauration des pièces anciennes de la Maison. Vu le succès de Patek Philippe, Rolex ou encore Audemars Piguet dans les salons de ventes aux enchères, Omega, forte de ses 160 ans d’histoire, aurait eu bien tort de rester en marge d’un marché de la montre vintage en pleine explosion. C.R.