Dans les années 70, aucun Européen n’aurait parié sur le succès des voitures japonaises. Aujourd’hui, Toyota est le numéro un mondial. L’horlogerie pourrait-elle connaître un destin identique ? Gonflées à bloc par leurs ventes mirifiques, les marques suisses en oublient de surveiller la concurrence, principalement chinoise, qui, pendant ce temps, développe des produits de plus en plus aboutis.
Louis Nardin / BIPH
La qualité comme principale arme de défense, tous les experts s’accordent là-dessus. « Notre seul atout tient dans la qualité de nos montres, note Vincent Lapaire. Elles doivent devenir encore plus fiables et soignées jusque dans leurs moindres détails. »
Occupant aujourd’hui une position de quasi exclusivité, les sociétés suisses auraient-elles oublié que le luxe repose en grande partie sur l’image et la réputation de la marque comme sur les services