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De l’atelier à la marque

Si l’on considère les quelque 300 marques horlogères peuplant le paysage suisse, force est de constater que pour parvenir à décrocher cette appellation dans l’univers de la montre mécanique, le parcours n’a rien d’une sinécure. Généralement, tout commence à l’atelier avec des horlogers sortis des écoles qui font leurs premières armes auprès des noms établis de la profession. Certains d’entre eux n’hésitent d’ailleurs pas à embrasser la voie de la restauration de pièces anciennes, souvent considérée comme un passage obligé vers la voie de l’indépendance. François-Paul Journe, Franck Muller, Antoine Preziuso, Michel Parmigiani, Steven Forsey, pour n’en nommer que quelques-uns, font partie de ceux-là : la passion horlogère chevillée au corps, assortie d’un talent affirmé.

Au fil des ans, ces ateliers montés de toutes pièces commencent à se peupler et à s’équiper de machines CNC, dans une démarche de verticalisation industrielle. Non que l’ensemble d’entre eux chercher une complète autonomie, les investissements pour y parvenir se chiffrant en millions, mais l’objectif reste bel et bien de parvenir à produire des mouvements propres, développés à l’interne, dont le cœur est fait Maison. Le succès aidant, certains de ces horlogers de génie poursuivent la démarche, commencent à racheter des sous-traitants, développent leur parc de machines dans le but d’obtenir le statut rare et convoité de manufacture, à savoir une entreprise capable de produire la quasi-totalité des composants de ses garde-temps. La Maison peut alors être considérée comme une marque à part entière dont le nom évoque immanquablement le savoir-faire horloger le plus abouti. C.R.

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