Le très prisé label suisse COSC n’étant pas accessible aux montres d’origine allemande, l’entreprise Wempe a transformé le site d’Urania, l’ancien observatoire de Glashütte qui jouxte la fabrique, en centre de contrôle des chronomètres. Pour la première fois, les modèles allemands peuvent prétendre à une certification (la norme industrielle allemande DIN 8319), délivrée sous le contrôle des instituts de mesure et de réglage de Saxe et de Thuringe et celui du service des calibres allemands.
La chronométrie allemande est aujourd’hui encore étroitement liée au nom de l’entreprise familiale, fondée en 1939 par Herbert Wempe, qui choisit judicieusement d’implanter à Glashütte le site de production des montres de précision ainsi que le centre de formation de la Manufacture de chronomètres de Hambourg, célèbre dans le monde entier pour ses chronomètres de plongée.
Contrairement à ce que son nom semble indiquer, le centre de contrôle de Glashütte s’occupe principalement de la certification des montres-bracelets. La norme DIN 8319 décernée à Glashütte se distingue radicalement de son homologue suisse par le fait qu’elle réglemente l’ensemble de la montre, et pas uniquement son mouvement. 15 jours complets sont nécessaires pour passer en revue les nombreux critères. Les 5 positions « couronne gauche », « couronne supérieure », « couronne inférieure », « cadran supérieur » et « cadran inférieur », doivent présenter une exactitude journalière moyenne comprise entre -4 et +6 secondes, un écart d’exactitude journalier moyen inférieur à deux secondes et un écart maximal de 5 secondes. Toutes les montres sont contrôlées à trois températures différentes (23°C, 8°C et 38°C), à une humidité d’environ 50 %.
Les mouvements sont remontés toutes les 24 heures après avoir mesuré l’écart. Au dixième jour, les éventuelles fonctions supplémentaires sont intégrées aux contrôles afin d’en évaluer la précision. La norme allemande se distingue également par le fait qu’elle exige une précision à la seconde près.
Le service du bureau des vérifications des chronomètres de Glashütte propose ses services à tous les fabricants de montres. Pour l’heure toutefois, le coût des méthodes de vérification pèse lourdement sur ses capacités. P.B.
(1) L’ancien observatoire de Glashütte « Urania » avant la guerre.
(2) L’observatoire Wempe Glashütte i/SA sur le Ochsenkopf, à 410 mètres au-dessus du niveau de la mer.
(3) Vue de face de l’observatoire Wempe Glashütte i/SA.
(4) Un aperçu des installations de production de l’observatoire Wempe Glashütte i/SA.
(5) Le laboratoire de test, accrédité au titre de poste externe du laboratoire de mesure du Bureau des poids et mesures du Land de Thuringe (LMET) par le Service allemand de calibrage (DKD) auprès de l’Office fédéral de physique et de technique sur la base de la norme internationale ISO/IEC 17025.
(6) Test des chronomètres Zeitmeister Wempe Glashütte i/SA dans des armoires climatisées de la maison Witschi.
(7) Test des chronomètres Zeitmeister Wempe Glashütte i/SA selon les critères de la norme DIN 8319. Vérification réalisée par le Bureau des poids et mesures du Land de Thuringe (LMET).
(8) Vue de face de l’observatoire Wempe Glashütte i/SA avec la coupole ouverte.