Les partenariats public-privé ne sont pas seulement réservés aux grands projets d’infrastructure. Cartier suisse vient de le démontrer en octobre dernier pour avoir lancé une initiative incluant l’Etat de Neuchâtel et deux agences de placement et de coaching. Une telle démarche part d’un constat fort simple : d’un côté, l’horlogerie suisse manque cruellement de bras et de l’autre, certains chômeurs peinent à se replacer dans un monde professionnel de plus en plus contraignant. Sur cette base, la Maison horlogère a mis sur pied un projet baptisé « Innover ensemble pour l’emploi » qui vise à offrir une formation préindustrielle d’un mois à des personnes en réinsertion, leur garantissant par la suite un emploi d’opérateur à la manufacture Cartier de La Chaux-de-Fonds.
« Nous allons offrir la première marche dans le monde de l’horlogerie à des gens totalement étrangers à ce milieux », exposait la société Argynis partie prenant au projet lors de sa présentation. Le programme de formation sera financé dans le cadre de l’assurance chômage à hauteur de CHF 3’000.- par candidat. A terme, Cartier espère engager entre 50 et 60 nouveaux collaborateurs par année dès 2008. C’est dire les besoins actuels des manufactures horlogères. C.R.