Les Jeux olympiques représentent le plus grand événement sportif au Monde, au point qu’ils en sont venus jusqu’à envahir nos écrans de télévision, ces dernières années. Les Jeux de Pékin en août ne feront pas exception à la règle.
Michael Balfour
Les Jeux qui auront lieu en août constitueront les XXIXe Jeux olympiques et ils auront lieu au cours de l’année chinoise du Rat, une année bissextile universelle. Ils ont été inspirés par l’aristocrate français, le Baron Pierre de Coubertin (1863–1937). Enseignant relativement érudit, il s’est intéressé au manque d’entraînement physique dans les écoles de son pays, ce qui l’a amené à se rendre en Angleterre pour découvrir les écoles soi-disant publiques (qui sont en réalité privées et payantes). On raconte que c’est le maître d’école de la Rugby School (fondée en 1567) qui fut en réalité à l’origine de l’idée d’organiser des événements sportifs internationaux reflétant des valeurs basées sur la compétition mais également sur le fair-play.
Les Jeux olympiques ont lieu tous les quatre ans. Mais les Jeux modernes ne sont pas ceux imaginés par Coubertin et qu’il a recréés à Athènes en 1896, ni ceux qui leur ont succédé. Les tout premiers jeux ont eu lieu en Grèce (raison pour laquelle ils furent organisés à nouveau dans ce pays) bien des années auparavant, en 776 avant J.-C. Il ne s’agissait que d’une simple course, le long d’un stadion (ce mot désigne la longueur d’une course à pied en grec ancien, équivalente à un furlong ou à environ 200 mètres), mot duquel provient le terme moderne de stade. Ils ont ensuite eu lieu tous les quatre ans, comptant de plus en plus de disciplines, jusqu’à ce que l’empereur romain peu sportif Théodose Ier les abolisse.
450 tonnes d’équipements
Jetons maintenant un coup d’œil aux statistiques modernes. Aux nouveaux Jeux olympiques de 1896, à Athènes, 13 pays furent représentés par 285 participants (mais aucune participante !) qui concoururent dans 42 compétitions de 10 disciplines différentes. L’horloger Omega de Bienne était déjà connu en Chine dans les années 1900, il participait alors à la planification des premiers horaires de train du pays. En 1932, Omega fut le chronométreur officiel des Jeux olympiques de Los Angeles. Ses chronomètres distinguèrent les vainqueurs des perdants parmi 1 408 participants (dont 127 participantes, cette fois-ci) représentant 37 nations, dans 124 compétitions de 23 disciplines différentes. La nomination d’Omega en tant que chronométreur officiel des Jeux olympiques de Pékin fut confirmée en 2005.
En août 2008, le groupe Swatch (en collaboration avec un autre groupe : Swiss Timing) sera responsable du chronométrage ainsi que du traitement des données, tout aussi important, et dans un sens, il présidera ainsi plus de 302 événements de 28 disciplines différentes, se déroulant sur 37 sites distincts, et ce principalement dans le plus grand stade de Pékin, déjà connu sous le nom de « Nid d’oiseau ». Omega déploiera 450 techniciens sur le terrain, pour s’occuper de plus de 450 tonnes d’équipements, entretenir 70 tableaux d’affichage destinés au public et 322 tableaux d’affichage auxiliaires et spécifiques à chaque discipline, comportant plus de 175 km de câbles et de fibres optiques.
Huit, le chiffre porte-bonheur
La République populaire de Chine (quelques chiffres : sa superficie est de 9 561 000 km2) s’étend sur cinq des 24 fuseaux horaires tels qu’ils furent définis en 1884. Mais le 1er octobre 1949, Mao Zedong annonça que son pays adopterait dès lors le calendrier grégorien et qu’il n’y aurait plus qu’un seul fuseau horaire regroupant les cinq précédents, c’est encore le cas maintenant. Aujourd’hui, l’heure de la Chine est UTC + 8.
Le chiffre huit est à présent réputé pour être un symbole porte-bonheur pour les Chinois. C’est pourquoi les XXIXe Jeux olympiques commenceront, comme l’ensemble du Monde le sait à présent, à huit heures et huit minutes précises le soir du 8 août (huitième mois de l’année) de l’année 2008.
Omega a eu, il y a longtemps, la sagesse de concevoir une collection en édition limitée de montres à l’effigie des Jeux olympiques de Pékin. Elle comprend les modèles suivants : Constellation 95’ (lancé il y a un an, le 8 août 2007), le chronographe Femmes De Ville Co-Axial Beijing (288 jours avant, le 25 octobre 2007), le chronographe Seamaster Aqua Terra (188 jours avant, le 2 février 2008), le chronographe Constellation Double Eagle Co-Axial (88 jours avant, le 12 mai 2008), le Seamaster XXIX (un modèle par jour du 8 au 24 août 2008, chacun en édition de 88 pièces) et la Collection unique N°8 Beijing 2008 (pour l’ouverture, le 8 août 2008).
Un ambassadeur phare de l’horlogerie suisse
La toute dernière Collection N° 8 est un concept unique. Elle se compose de la huitième pièce numérotée de chacune des 32 montres en édition limitée de la Collection Omega Beijing Olympic, ainsi que de trois chronographes olympiques de 1932, à rattrapante de poche, également numérotés 008 pour leurs propres éditions limitées de 100 pièces. La valeur au détail de ces pièces, montées dans un boîtier, s’élève à 888 888 francs suisses… Evidemment !
La valeur du total des ventes de l’ensemble des montres de la Collection Omega Beijing Olympic avoisine les 25 millions de francs suisses.
Avec l’aspect temporel des Jeux de Pékin à l’esprit, Omega a également créé sa Collection Olympic Timeless. Les anneaux olympiques figurent sur le cadran de chacun des sept chronographes. Six d’entre eux sont colorés, et leurs aiguilles ajourées contrastent avec l’aiguille bleue des secondes. Le tout nouveau chronographe Speedmaster 5 Counters est une exception : les cinq cadrans auxiliaires sont rattachés entre eux, dans le cadran rond, à l’image des anneaux olympiques, entre trois et neuf heures.
Tous les boîtiers de la Collection Timeless sont gravés du symbole des anneaux, du nom et du logo Omega et des mots « Official Timekeeper ». Ces deux mots semblent présager une très bonne année financière pour Omega, et ils apparaîtront à nouveau lors des XXXe Jeux olympiques de Londres de 2012, pour lesquels la fonction et le rôle de premier ambassadeur ont déjà été attribués à la marque, afin de représenter l’art et le savoir-faire de l’horlogerie suisse. ■