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Ulysse Nardin, le « primus inter pares »

Rendons à César ce qui est à César. Ulysse Nardin est certainement le premier horloger à avoir réalisé une véritable percée avec sa Freak datant de 2001 et dont la roue d’échappement n’a pas besoin de lubrification. Cette montre, désormais célèbre pour son carrousel tourbillon, indique l’heure par la rotation même du mouvement et contient une double roue d’échappement en silicium, un matériau qui devait répondre à l’ambition de la marque de maintenir son caractère pionnier tout en défendant son indépendance.

La Freak est peut-être bien une « concept watch » de la première heure, avant celles mises en avant par Tag Heuer, Audemars Piguet ou Richard Mille. Avec son échappement en silicium, une première mondiale au moment de sa présentation, la Freak a clairement bouleversé les standards horlogers. Mais Ulysse Nardin ne s’en est pas tenu là. Spiraux en diamant, échappement Dual Ulysse réalisé en nickel-phospore et silicium (NiP), échappement en diamant, la Manufacture n’a pas lésiné sur les moyens pour se démarquer de la concurrence et assurer son approvisionnement sur la base de technologies propres.

Avec la Freak Innovision présentée cette année, Ulysse Nardin a poursuivi sur sa lancée avec un garde-temps fonctionnant totalement sans lubrifiant (voire la rubrique « Collection »). Un hasard si la Maison est arrivée avec un tel garde-temps quelques mois après Jaeger-LeCoultre et son Extreme LAB ? Une chose est sûre toutefois : si Ulysse Nardin n’a pas la force promotionnelle du groupe Richemont, la manufacture n’a toutefois rien à envier aux meilleures réalisations technologiques du moment. C.R.

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