Pour sa 17ème édition, le Salon International de la Haute Horlogerie se tient à Genève du 16 au 21 avril 2007. L’industrie ayant démarré l’année sur les chapeaux de roue, il sera d’autant plus intéressant de sentir si la tendance se poursuit. Et cela, nulle part ailleurs mieux que dans ce salon feutré…
Flavia Giovannelli
L’évolution des affaires va indéniablement électriser le Salon International de la Haute Horlogerie (SIHH), car chacun sait que ce sont surtout les marques prestigieuses qui soutiennent l’ensemble des exportations. Or à Genève, les 16 acteurs présents (voir encadré), dont 11 appartiennent au groupe Richemont, se situent tous dans ce segment de marché. Et même si les entreprises concernées rechignent à donner des chiffres précis, il est souvent admis que près des trois quarts des ventes se réalisent pendant les salons de printemps.
Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que le SIHH représente la plus grosse activité du pôle événementiel de la Fondation de la Haute Horlogerie qui, elle, a déployé ses ailes et ses nombreuses activités depuis novembre 2005. Comme chaque année, on attend à Genève plus de 12000 visiteurs venus du monde entier, parmi lesquels 5400 détaillants et 1200 journalistes. Parmi les clients, 58% proviennent d’Europe, 23% d’Asie, 15% d’Amérique du Nord et du Sud et 5% du Moyen-Orient.
Une Cité idéale
Quant au cadre de la manifestation, il se veut aussi prestigieux qu’on peut le souhaiter pour convaincre des clients exigeants. Agrandi et changé en 2005, le Salon occupe près de 24’000 m2, soit toute la halle 6 de Palexpo, ainsi qu’une partie de la halle 5. Le cadre est l’œuvre du designer milanais Giampiero Bodino et des ateliers Decorama, qui ont mis à contribution plus de 500 personnes pour le monter. « La Cité de la Haute Horlogerie », comme l’a baptisée à l’époque Franco Cologni, se veut proche de « la cité idéale » évoquée par Platon, avec une architecture pure, rigoureusement ordonnée sur un plan orthogonal. Avec ses tonalités de beiges, ses stands harmonieux et ses nombreux bars où il est possible de se restaurer à toute heure, assis dans de confortables fauteuils, le raffinement suprême se trouve bel et bien au SIHH. Et que les habitués soient rassurés : ils peuvent garder leurs repères jusqu’en 2010, puisque le décor inauguré en 2005 sera inchangé jusque là.
Par contre, on constatera de petites améliorations ponctuelles, comme le réaménagement du kiosque de la presse, avec un nouvel espace destiné aux journalistes qui se veut encore plus professionnel.
Hommage à la femme
Quant à l’exposition thématique mise sur pied par Dominique Fléchon, historien réputé et auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui travaille pour la Fondation, elle s’annonce cette année plus en phase avec l’actualité récente. Car la Haute Horlogerie veut rendre hommage à la femme, avec des pièces mises à disposition par les 16 marques présentes, dont aucune ne sera antérieure à l’an 2000 et qui illustrent trois thèmes : Belles du monde, Belles de jour et Belles de nuit.
En résumé, non seulement les premiers résultats de 2007 ont donné le sourire aux marques mais en outre, l’ambiance générale s’annonce déjà passionnante. ■