A Baselworld 2010, les horlogers jouent la sécurité lundi, 29 mars 2010

Une cascade d’anniversaires

Si l’année dernière avait déjà été riche en anniversaires de tous genres avec, notamment, celui de la première boutique Bulgari à Rome (125e), de Breitling (125e), du mythique El Primero de Zénith (40e), de la Piaget Polo (30e) ou du mouvement co-axial d’Omega (10e), le millésime 2010 donne également l’occasion à plusieurs marques exposantes à Baselworld de célébrer, qui son année de fondation, qui son modèle emblématique. Dans ce registre, la palme de la longévité revient clairement aux Maisons Blancpain, Chopard et Tag Heuer, la première fondée il y a 275 ans et les deux autres il y a un siècle et demi. Ce millésime 2010 se devait ainsi d’être fêté dignement. Et dans ce registre, force est de constater qu’elles n’ont pas déçu, à l’instar de Swatch, la célèbre montre en plastique dont le premier modèle est sorti sur le marché suisse il y a vingt-cinq ans pour devenir le symbole du renouveau de la montre helvétique.

Des modèles d’anthologie

Deux ans après avoir fait sensation avec son Carrousel Volant Une Minute, Blancpain est allé encore un pas plus loin avec son édition anniversaire. La Maison présente ainsi le calibre 1736 qui vient équiper son Carrousel Répétition Minutes Le Brassus, soit la pièce qui « figure au sommet de la pyramide des nouveautés présentées durant Baselworld 2010, commente Blancpain. Cette grande complication associe, pour la première fois dans l’histoire de l’horlogerie, un carrousel volant une minute et une répétition minutes dotée d’un timbre cathédrale. »

Pour souligner ses 150 ans d’existence sans interruption d’activité, Chopard est quand à elle arrivée avec quatre pièces horlogères d’anthologie et une collection joaillière unique en son genre. Avec la L.U.C Louis-Ulysse – The Tribute, montre de poche qui se transforme en montre-bracelet développée avec l’Ecole d’horlogerie de Genève, avec la L.U.C Engine One Tourbillon, vision futuriste des garde-temps modernes, la L.U.C 1937, équipée du premier « tracteur » maison, et la L.U.C All in One, montre ultra-compliquée, Chopard a fait les choses en grand.

Tag Heuer n’est pas en reste pour proposer rien de moins que la première montre mécanique dont l’organe réglant est dépourvu de spiral, pièce stratégique s’il en est. Cette « concept watch », baptisée Pendulum en référence à la loi sur l’isochronisme du pendule découverte par Galilée, dispose en effet d’un système régulateur où les impulsions données au balancier via l’ancre et la roue d’échappement émanent non plus de forces mécaniques mais magnétiques. Une véritable révolution pour autant, bien sûr, que la Maison réussisse à stabiliser son dispositif dont le principal défaut est d’être particulièrement sensible aux écarts de température.

La mécanique de l’extrême

Autre anniversaire dûment mis en exergue, celui des 55 ans de Corum qui, de surcroît, voit deux de ses quatre collections phares marquées par un jubilée : 50 ans d’existence pour l’Admiral’s Cup et 30 ans pour la Golden Bridge. Il n’en fallait guère plus pour que l’horloger revisite ses deux gammes mythiques de la marque avec, notamment, un Admiral’s Cup Tourbillon Répétition Minutes et une Admiral’s Cup Deep Hull, certifiée COSC et étanche à 1'000 m, pour l’une et une Golden Bridge dont le mouvement baguette est doté d’un tourbillon et une ti-Bridge à tourbillon volant pour la deuxième.

Chanel n’a pas davantage manqué de souffler les dix bougies de sa fameuse J12, déjà considérée comme la première icône horlogère de ce XXIe siècle. A la clé : la J12 Mystérieuse développée par les ateliers Audemars Piguet (Renaud Papi) dont la particularité est d’intégrer verticalement une couronne escamotable dans le cadran pour obtenir un rond parfait du boîtier. Cette difficulté mécanique, la première en son genre, a obligé les concepteurs à imaginer une aiguille des minutes rétrograde dans la mesure où celle-ci vient immanquablement buter contre le porte couronne. Durant cette anti-révolution glissante de dix minutes, un affichage digital sur disque rotatif prend le relais jusqu’à ce que l’aiguille retrouve son positionnement de l’autre côté de la couronne. Les fonctions de remontage et de mise à l’heure sont quant à elles déclenchées via deux poussoirs en céramique dissimulés dans la lunette. « Joyeux anniversaires » ! C.R.

Dossier no 36
A Baselworld 2010, les horlogers jouent la sécurité
Une cascade d’anniversaires
La quête du sésame horloger

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Girard Perregaux

jeudi, 2 mai 2013

Girard Perregaux, un travail en profondeur

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Louis Vuitton

mercredi, 1 mai 2013

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Zenith

mardi, 30 avril 2013

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