Baselworld 2012 vendredi, 9 mars 2012
Le 8 mars, outre l’ouverture de Baselworld, le monde fêtait la Femme majuscule. Tout comme les 364 autres jours de l’année, bien évidemment, ainsi que nous nous plaisons toutes à le souligner. La journée s’amorça donc, une fois brushée et maquillée, avec la lecture d’un article fort enlevé du Temps : le « Salon de la femme », en clin d’œil au Salon de l’automobile genevois. Deux causes que l’horlogerie soutient depuis bien longtemps, dédiant nombre de garde-temps à la gente féminine ainsi qu’aux mécaniques rutilantes.
Entre clichés et splendeurs, je me rappelai ainsi que l’année passée je leur fis honneur, confondant le CEO d’une marque avec l’un de ses sportifs ambassadeurs. Cela juste avant de me rendre sur le fascinant stand de Paris Hilton afin de me recueillir quelques instants devant son chihuahua. Aujourd’hui, en forme d’hommage et de rédemption, je me promenai donc dans Baselworld, en quête de merveilles féminines.Sertir une bague? So 2010 ! En 2012, il suffit de la tailler directement dans la gemme… Shawish Geneva a passé à mon doigt le bijou ultime, le diamant-bague. Ou presque, puisqu’il s’agit là d’une doublure, vu la valeur extrême de l’objet. 70 millions CHF pour une parure somme toute très agréable à porter. Si la gemme figurera dans le Guiness Book des records, la main qui aura pu l’acquérir certainement aussi, sous anonymat probablement. Heureusement, la réalisation est multifonction, tour à tour bague de fiançailles, alliance, ou ornement de tous les jours. Ce qui la rend très rentable ! (Si, c’est bien ainsi qu’une femme raisonne lorsqu’elle a envie d’être déraisonnable).
Tic Tac Tic Tac Tic Tac aujourd’hui une montre d’aéronef m’a métamorphosée en Alice!
- C’est impossible.
- Seulement si tu crois que ça l’est !
Sous le firmament, j’ai écouté palpiter la Pilot Type 20 de Zenith et je me suis laissée emporter aux côtés de Louis Blériot. Toute en rondeur, la Type 20 occupe l’espace de ses 57,5 mm, prolongés par une couronne géante, permettant l’utilisation avec des gants d’aviateurs, ou alors sans écailler une manucure parfaite. Un mouvement 5011K, d’époque, vibre au cœur de 250 exemplaires, en édition limitée. Au son du tic tac, deux grandes oreilles ont ainsi poussé sous le casque de Louis Blériot, et le lapin m’a conduite dans les rêves d’une blondinette.
Un peu secouée, je me suis réveillée chez Romain Jérôme, dans un nuage de poussière et dans un bruit de tôle, stand d’ailleurs non loin de celui de Mlle Hilton. Un collègue bien luné et particulièrement bienveillant m’a présenté la Moon Dust, contenant de la poussière du célèbre satellite, comme une montre « dédiée aux femmes dans la Lune ». Ciel ! Cela ne cessera donc jamais ? Allez, pour une prochaine chronique, je me transposerai dans l’esprit (?) et le corps d’un homme pour traquer les nombreux clichés dont les pauvres sont aussi affublés (et promis, cette fois l’on parlera de voitures).
Pour conclure une fameuse ritournelle, à méditer, ou pas, c’est selon :
La caille, la tourterelle
Et la jolie perdrix.
La caille, la tourterelle
Et la jolie perdrix
Et la blanche colombe
Qui chante jour et nuit
Elle chante pour les filles
Qui n'ont pas de mari
Elle chante pour les filles
Qui n'ont pas de mari
C'est pas pour moi qu'elle chante
Car j'en ai t-un joli
André Joubert du Collet ■
Yannick Emery