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Un parcours dicté par la passion

Pour parvenir à un tel degré de savoir-faire horloger, Philippe Dufour n’a pas choisi la voie la plus simple. Après son diplôme de l’Ecole technique du Sentier obtenu en 1967, il fait ses premières armes chez Jaeger-LeCoultre, avant de travailler pour la GWC (General Watch Co.) aux Caraïbes et à l’Ile Ste Croix. « Cela m’a montré qu’il n’était pas nécessaire d’être né sous un sapin et de chanter à la chorale du Brassus pour être horloger », aime-t-il à plaisanter. De retour au pays dans les années 70, en pleine crise du secteur, il travaille successivement pour Gérald Genta et Audemars Piguet, avant de tenter l’aventure avec le patron de Comor via le lancement d’une fabrique dans la Vallée.

Plusieurs années de gestation

Las, la tentative tourne court et Philippe Dufour reprend l’atelier installé au Brassus pour se lancer dans la restauration, à la demande de la Galerie d’horlogerie ancienne d’Osvaldo Patrizzi. Une période durant laquelle Philippe Dufour « fait ses classes », tout en réalisant cinq Grande Sonnerie pour Audemars Piguet en montre de poche, un travail de titan à raison de 2000 heures par pièce. Une détérioration grave de deux de ces garde-temps, alliée au ras-le-bol quant au secret entourant la véritable origine de ces montres, incitera finalement Philippe Dufour à fabriquer des garde-temps sous son propre nom, prenant place de plein pied dans l’univers de la Haute Horlogerie. (C.R.)

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Des montres d’exception

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HH Events > Actualité > Les maîtres en Haute Horlogerie

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