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2013, une année à double record
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2013, une année à double record

jeudi, 19 décembre 2013
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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4 min de lecture

En cette année 2013, le record de la montre automatique à remontage manuel la plus plate du monde est tombé deux fois.

En janvier, lors du Salon International de la Haute Horlogerie (SIHH), Jaeger-LeCoultre présentait en effet son modèle Master Ultra Thin Jubilee, en l’honneur des 180 ans de la manufacture. Avec son calibre 849 (1,85 mm) logé dans une boîte de forme « couteau » de 4,05 mm d’épaisseur, ce garde-temps décrochait la palme de sa catégorie, devançant d’un cheveu la Vacheron Constantin Historique Ultra-fine 1955 (4,13 mm). C’est que la Grande Maison est passée maître dans ce domaine. En 1907, elle commercialisait déjà la montre de poche la plus fine (calibre 145, 1,38 mm), récidivant en 1953 avec son calibre 803 d’une épaisseur de 1,64 mm qui « ouvrait l’ère des montres-bracelets ultra-plates ». Une ère encore alimentée en 1965 par le même calibre à remontage manuel qui prend un peu de hauteur (1,85 mm) en raison de son système antichoc mais sans pont de barillet. Rebaptisé « 849 », on le retrouve donc comme moteur de cette Master Ultra Thin Jubilee. Dans le domaine du mouvement automatique, Jaeger-LeCoultre n’est pas en reste pour avoir développé à l’intention d’Audemars Piguet, Patek Philippe et Vacheron Constantin le calibre 920 (2,45 mm) sorti en 1967. Notons encore son petit frère, le calibre 900 doté d’une date (3,25 mm) qui inaugure sa lignée des calibres contemporains extra-plats. En un mot, on ne compte plus les réalisations d’exception signées Jaeger-LeCoultre dans cet univers où son savoir-faire n’a cessé de s’exprimer pleinement, complications horlogères comprises.
Tribut à Jean Lassale

 

Jaeger-LeCoultre Master Ultra Thin Jubilee (4,05 mm)

On aurait pu penser que la messe était dite. C’était sans compter Piaget et son Altiplano 38 mm 900P, tout juste présentée en pré-SIHH 2014. Piaget, qui, depuis les années 1950-1960 avec ses fameux calibres 9P à remontage manuel (2,00 mm) et 12P automatique (2,30 mm), n’a cessé de se distinguer dans la course à la minceur. Pour preuve : sur ses 35 mouvements de manufacture, 23 d’entre eux sont des mouvements extra-plats dont 12 détiennent un record dans leur catégorie. Dans le segment de la montre automatique, la marque s’était déjà arrogé la première place mondiale en 2010 avec son Altiplano 43 mm 1208P heures, minutes, petite seconde, avec un mouvement de 2,35 mm pour un boîtier de 5,25 mm. Elle se devait donc de relever le nouveau défi lancé par Jaeger-LeCoultre. Résultat : cette nouvelle Altiplano de 3,65 mm de hauteur dont le fond de boîte sert de platine, avec des ponts montés cadran laissant apparaître les rouages du mouvement. Un véritable exercice de style. Jaeger-LeCoultre en restera-t-il là ? Réponse au SIHH 2014,où ces deux marques du groupe Richemont pourront échanger quelques courtoisies !

Dans la course à l’extra-plat, on ne saurait toutefois occulter le calibre 1200 à remontage manuel de Jean Lassale, une marque reprise pendant un temps par Seiko, aujourd’hui disparue. Produit entre 1976 et 1979, il représente à ce jour une prouesse inégalée avec son épaisseur de 1,2 mm obtenue grâce à « des roulements à billes réduits à l’extrême pour assurer le pivotement des mobiles ». Pour bien comprendre cet « exploit », une seule comparaison suffit : une pièce de 20 centimes suisses dispose d’un diamètre plus large de 0,6 mm et d’une épaisseur de 0,4 mm plus importante que le calibre 1200. En raison des aléas de l’histoire, c’est la Nouvelle Lemania qui réussit à récupérer les droits et brevets sur ce mouvement. Dès 1982, cette entité du Swatch Group produira les successeurs du calibre 1200 et du 2000, son pendant automatique. Dans un premier temps, ils seront livrés en exclusivité à… Piaget, puis à… Vacheron Constantin. Mais on entre là dans le domaine de l’histoire horlogère et de ces calibres à la limite de la fiabilisation.

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