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Audemars Piguet City au Brassus
Visite guidée

Audemars Piguet City au Brassus

mercredi, 19 avril 2017
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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Lors d’une cérémonie tenue en grande pompe début avril, la Maison du Brassus posait la première pierre de son futur musée. Un bâtiment des plus futuristes en forme de spirale de verre et de béton à demi enterré avec toit végétalisé qui vient compléter, de l’autre côté de la manufacture, le deuxième projet de la Maison : un hôtel de luxe, également en construction.

Tout amateur d’horlogerie se doit un jour de faire le déplacement à la Vallée de Joux pour mieux comprendre pourquoi ce petit coin de paradis sur terre est devenu le berceau d’une activité qui a conquis le monde. En tout état de cause, point n’est besoin de souffler l’idée à Audemars Piguet. Cela fait belle lurette que la Maison a compris tout le parti qu’elle pouvait tirer des visites organisées au Brassus, en plein cœur de « La Vallée », qui abrite le siège de cette Maison fondée en 1875. Le bâtiment d’origine, demeure historique de la famille Audemars, a ainsi été transformé en musée depuis 1992 pour être encore agrandi en 2004. Forte de quelque 600 pièces, dont les plus anciennes remontent à la genèse de la marque, la collection Audemars Piguet vaut assurément le détour. Avec l’assurance que le visiteur reparte comblé, charmé par le paysage idyllique comme par les montres d’exception dont il a eu tout le loisir de se repaître. Les Asiatiques en redemandent ! L’exercice s’est d’ailleurs révélé à ce point concluant que l’horloger a pratiquement été victime de son succès. Sans promotion aucune, par le seul biais de son réseau qui diffuse l’information, ce sont près de 3 000 visiteurs par an qui viennent se plonger dans l’ambiance. Au point qu’au début de la décennie la Maison a senti le besoin de réaliser un nouveau musée : une construction porteuse de valeurs telles que la tradition et l’audace pour mieux la transcender.

Audemars Piguet
C’est un musée parfaitement futuriste qui a été retenu par Audemars Piguet à la suite du concours lancé en 2013. En l’occurrence, la palme est revenue au bureau BIG de l’architecte danois Bjarke Ingels.

Le processus de gestation du projet a toutefois été plus lent que prévu. Et pour cause, en lieu et place d’une bâtisse avec toit à deux pans, quasi une obligation pour toute nouvelle construction dans une région soucieuse d’harmonie architecturale, c’est un musée parfaitement futuriste qui a été retenu par Audemars Piguet à la suite du concours lancé en 2013. En l’occurrence, la palme est revenue au bureau BIG de l’architecte danois Bjarke Ingels, déjà largement connu pour ses projets du nouveau campus Google ou du Word Trade Center 2 à New York. Le futur musée se présentera ainsi comme une spirale de verre à demi enterrée dont les toits de béton seront végétalisés pour mieux se confondre avec le paysage ambiant. Au début avril, Audemars Piguet avait ainsi convoqué amis et autorités pour la pose de la première pierre de cette construction qui prend place en face de la Maison des fondateurs, précisément aménagée en salles d’exposition. Les deux bâtiments, reliés par un passage sous-terrain, serviront tous deux d’espaces muséaux, soit un écrin à la mesure du patrimoine horloger de la Maison.

Audemars Piguet
Les deux bâtiments, reliés par un passage sous-terrain, serviront tous deux d’espaces muséaux. © Audemars Piguet
Le clou du spectacle

Celui-ci vient d’ailleurs de s’enrichir d’une nouvelle pièce actuellement en restauration au sein de la manufacture qui sera la vedette du futur musée. En 2016, la Maison faisait l’acquisition de la collection Marcus Margulies, le plus important collectionneur privé de montres d’époque Audemars Piguet. Parmi ces dernières, L’Universelle, une pièce exceptionnelle avec sa trentaine de complications pour 1 168 composants qui avait été réalisée par Audemars Piguet en 1899 pour Union Glashütte. Au menu des multiples fonctions : quantième perpétuel, répétition minutes avec carillon, grande et petite sonneries, chronographe à rattrapante, 1/5 de seconde volant avec système de remise à zéro, seconde morte et mécanisme d’alarme. À l’origine, cette Universelle devait être complétée par une Grandiose, jamais terminée, et par une Fabuleuse, dont le mouvement a été revendu à Gübelin, si bien qu’il s’agit là du seul exemplaire fonctionnel de la série que d’aucuns comparent volontiers à la Graves de Patek Philippe. Cette dernière, rappelons-le, a trouvé acquéreur pour 24 millions de dollars lors d’une enchère tenue en 2014.

Audemars Piguet
Le futur musée se présentera ainsi comme une spirale de verre à demi enterrée dont les toits de béton seront végétalisés pour mieux se confondre avec le paysage ambiant. © Audemars Piguet

On ne peut toutefois évoquer ce nouveau panorama en train de prendre consistance autour du site historique d’Audemars Piguet sans mentionner l’Hôtel des Horlogers, qui jouxte également la manufacture et qui vient d’être rasé pour être remplacé par un établissement de haut standing. Maître d’œuvre du projet : Audemars Piguet. Architecte : le bureau BIG. À la place de cet ancien Écu de France se dessinera un petit palace de 82 mètres de long, agencé avec quatre corps de bâtiment articulés en forme de vagues vers la vallée. D’une capacité de 65 chambres, avec restaurant gastronomique, salles de séminaires, bar et spa, cette construction tout aussi atypique dans la Vallée devrait ouvrir ses portes en 2018, quelques mois avant le futur musée. En ces temps conjoncturels difficiles pour l’horlogerie, ces projets d’envergure démontrent non seulement que toutes les Maisons ne sont pas logées à la même enseigne mais aussi qu’Audemars Piguet a parfaitement su tirer son épingle du jeu.

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