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Avec la UR-210, Urwerk propose de communiquer avec sa montre
Actualités

Avec la UR-210, Urwerk propose de communiquer avec sa montre

mercredi, 12 septembre 2012
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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4 min de lecture

La UR-210 est dotée d’un mécanisme inédit indiquant l’efficience du remontage de la montre. Contrairement à un indicateur de couple lié à la tension du ressort moteur, cette mesure se calcule grâce au ratio entre remontage du mouvement et dépense effective d’énergie. Au porteur ensuite d’adapter sa montre à ses activités du moment.

« Avec ce nouveau modèle, nous avons voulu permettre au porteur de communiquer avec sa montre en lui offrant la possibilité d’interagir avec le mécanisme selon les activités qu’il déploie. Je pense que nous avons pris une nouvelle direction en matière horlogère. Nous avons ouvert une porte », expliquait Felix Baumgartner, cofondateur d’Urwerk avec Martin Frei, lors de la présentation de la dernière-née de la Maison, la UR-210. Et Martin Frei de compléter : « Ce garde-temps concrétise la relation symbiotique entre l’humain et sa montre. Cette machine humanisée vous en dira plus sur vous-même qu’aucun autre objet en votre possession. »

Une forme d’aboutissement

Après 15 ans d’existence, Urwerk arrive ainsi à nouveau avec un modèle détonnant, dont les codes collent parfaitement à l’esprit de la Maison, notamment la lecture satellitaire de l’heure propre à la marque. « Il ne s’agit toutefois pas d’une pièce anniversaire, rapporte Felix Baumgartner. Non, la UR-210 représente bien plutôt une forme d’aboutissement dans la mesure où l’ensemble des pièces est usiné à l’interne. Une performance en soi si l’on songe que l’aiguille des minutes en aluminium, parfaitement atypique car conçue comme un véritable carénage du plot des heures, exige une découpe ultra-précise avec des tolérances au centième de millimètre. »
Question communication, c’est du côté de la réserve d’énergie qu’il faut la chercher. La UR-210 est en effet dotée d’un mécanisme original indiquant l’efficience du remontage durant les deux dernières heures du porter de la montre qui s’affiche à 11 heures, en face de la réserve de marche. L’aficionado mène-il une activité débordante, l’indicateur tendra immanquablement vers la zone verte de l’affichage. Reste-il tranquillement assis devant son téléviseur, c’est vers la zone rouge que pointera l’aiguille. Comme le précise Urwerk, « cette mesure inédite, contrairement à un indicateur de couple, n’est pas définie par la tension du ressort moteur mais se “calculeˮ grâce au ratio entre remontage du mouvement et dépense effective d’énergie ».

UR-210 © Urwerk
Une complication qui fait du sens

Fort de ces informations, l’utilisateur pourra alors intervenir sur le régulateur de remontage situé au dos de la montre. En position « full », le rotor va convertir le moindre de ses gestes en énergie pure grâce à une turbine couplée à la masse oscillante qui optimise le remontage. À l’inverse, la position « reduced » active un système de bridage du rotor évitant de « fatiguer » le mécanisme : « Une turbine à pâles montée sur rubis, tel un compresseur d’air, se met en marche et crée en interne une résistance, une friction d’air suffisante pour ralentir la masse du remontage automatique », précise Urwerk. En mode « stop », le système est désactivé et la UR-210 se mue en une montre à remontage manuel.

Côté face, c’est la lecture satellitaire qui prédomine. « La lecture satellitaire, c’est Urwerk, poursuit Felix Baumgartner. Il s’agit là de notre complication qui fait autant de sens, si ce n’est plus, qu’un tourbillon. Depuis nos débuts, nous avons toujours fait ce que nous trouvions génial. En ce sens, le satellite nous a ouvert une voie que nous avons depuis explorée sans jamais s’en lasser. En fait, nous sommes tombés amoureux de cette indication. » Dans la UR-201, cette complication prend la forme d’une aiguille des minutes surdimensionnée, réalisée en trois dimension, rétrograde et porteuse du plot des heures. À la fin du glissement des 60 minutes sur un arc de 120°, cette structure retourne à son point de départ en moins de 1/10 de seconde pour prendre en charge le plot des heures suivant. Conclusion de Martin Frei : « La UR-210 n’est plus véritablement une montre mais bel et bien un mécanisme vivant greffé à votre poignet. Nous avons surnommé notre UR-210 le “Faucon maltaisˮ, car elle matérialise une notion diffuse et totalement abstraite. Elle est faite de la matière dont sont faits les rêves. »

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