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Bovet 1822 : au bout du bout de la chronométrie
Nouveautés

Bovet 1822 : au bout du bout de la chronométrie

vendredi, 20 février 2015
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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5 min de lecture

Avec son Amadeo Fleurier BraveHeart dévoilée en ce début d’année, Bovet 1822 présente un garde-temps qui va au bout des connaissances en termes de chronométrie. Il en résulte une pièce d’exception, forcément limitée, qui fait l’objet de cinq dépôts de brevet.

En pénétrant dans l’Hôtel Beau-Rivage avec vue imprenable sur la rade de Genève, la rencontre prévue avec les représentants de la Maison Bovet Fleurier en ce début d’année devait servir, comme de coutume, à  la présentation des nouvelles pièces de la marque. L’accueil réservait toutefois une première surprise, avec cette question posée par Christophe Persoz : « De combien de temps disposons-nous ? » Si la réponse avait été « une demi-heure », il est fort probable que le visiteur se serait fait rembarrer. Et pour cause, au menu de cette prise en main des montres Bovet, l’Amadeo Fleurier BraveHeart, un condensé technique et artistique qui méritait que l’on s’y arrête tout le temps nécessaire. En guise de mise en bouche, cette assertion de Christophe Persoz : « En termes de chronométrie, pour nous qui restons fidèles à l’horlogerie traditionnelle, donc sans avoir recours à des matériaux alternatifs high tech, je pense que nous sommes arrivés au bout de ce qu’il est possible de faire et d’imaginer. Je vois mal comment il serait encore possible d’aller plus loin. »

Cela nous a pris huit à neuf ans pour y parvenir.
Christophe Persoz
Intégration verticale

Dans un premier temps, il a d’abord été question des Amadeo Fleurier Monsieur Bovet et Amadeo Fleurier Virtuoso V, deux garde-temps équipés du calibre Virtuoso II, soit le premier mouvement non régulé par un tourbillon entièrement développé et manufacturé au sein de la Maison. Présenté l’an dernier sur deux modèles, il est maintenant destiné à s’étendre au sein des collections Bovet, exception faite de la gamme Grandes Complications. Et ce, d’autant qu’il a été conçu pour intégrer et animer de nombreuses déclinaisons de fonctions. « L’an dernier, nous avons pu équiper 50% de nos montres avec des calibres manufacturés à l’interne, précise Christophe Persoz. Cette proportion devrait passer à 75% cette année et probablement à 90% en 2016. En un mot, nous poursuivons notre intégration verticale. En 2006 quand nous avons repris la manufacture Dimier, celle-ci ne produisait que des tourbillons. Avant toute chose, nous nous sommes donc attachés à en augmenter la qualité tout en développant, en parallèle, un nouveau calibre qui, précisément, ne soit pas un tourbillon. Comme vous le voyez, cela nous a pris huit à neuf ans pour y parvenir. »

Cette introduction n’avait rien de fortuit. Le calibre Virtuoso II, qui permet d’afficher les heures et minutes des deux côtés du mouvement, dispose d’une cage à secondes breveté dont la particularité porte sur son double mécanisme d’affichage coaxial. En d’autres termes, « la seconde s’affiche de chaque côté du mouvement en partageant le même axe alors que leur sens de rotation est inversé », explique Bovet. Il n’en fallait guère plus pour donner des idées aux constructeurs du calibre de l’Amadeo Fleurier BraveHeart avec cette difficulté supplémentaire que ce double affichage devait être adapté de part et d’autre d’une cage de tourbillon, une première mondiale. « Généralement, c’est comme cela que nous travaillons, commente Christophe Persoz. Nous partons d’un dessin, d’une idée, sans nous soucier de la faisabilité. Les solutions viennent après. Une méthode qui a le mérite de stimuler la créativité. »

L’ensemble fait de ce modèle un condensé de savoir-faire.
Une bête de course

De la créativité, les horlogers de Bovet n’en ont pas manqué pour finaliser ce nouveau calibre à 722 composants, nom de code 17BM02AI22J, devant repousser les limites imposées par le tourbillon tout en améliorant la chronométrie de l’ensemble. Sans entrer dans tous les détails, quelques précisions techniques s’imposent. Le choix d’un tourbillon volant d’abord, pour sa transparence. Mais pas n’importe lequel : l’ensemble de la cage est « tenue » au milieu de son axe permettant de découpler l’échappement, placé sur la partie inférieure de l’axe, du balancier-spiral occupant la partie supérieure. Pour améliorer davantage la chronométrie de cette solution architecturale inédite, Bovet a travaillé sur le balancier-spiral lui-même. Résultat : une serge de balancier en aluminium à trois bras pour une inertie optimale et un spiral maison cylindrique, Bovet étant l’une des cinq manufactures à même de produire ses propres spiraux.

La transmission d’énergie n’a pas davantage été négligée, d’autant que Bovet ne voulait pas d’un régulateur à force constante. Pour palier cela : des dentures d’engrenage « tridimensionnelles » pour un meilleur bilan énergétique et une réserve de marche « pharaonique », sachant la force délivrée à l’organe régulateur est plus constante dans la durée. Au final l’Amadeo Fleurier BraveHeart est dotée de deux barillets assurant une réserve de marche de 22 jours et d’un système d’armage à différentiel permettant de remonter complètement la montre en 55 tours de couronne, contre 30 tours pour un calibre standard ETA 2892 assurant 42 heures de réserve de marche. La Maison a déposé cinq brevets sur les innovations de cette montre, une bête de course à en croire Christophe Persoz qui la voit obtenir haut la main n’importe quel bulletin de chronométrie. Inutile de dire que les arts décoratifs mis en œuvre pour magnifier la pièce sont à la hauteur des solutions techniques. L’ensemble fait de ce modèle un condensé de savoir-faire que la manufacture a mis 15 ans pour mûrir et 4 pour réaliser. Elle pourra produire chaque année 30 exemplaires de cette édition limitée à 80 exemplaires.

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