>

Restez informés

Inscrivez-vous à notre newsletter mensuelle pour recevoir des infos et tendances exclusives

Suivez-nous sur toutes nos plateformes

Pour encore plus d'actualités, de tendances et d'inspiration

© 2017 - Copyright Fondation de la Haute Horlogerie Tous droits réservés

Bovet, de la Haute Horlogerie esthétique à la Haute...
Visite guidée

Bovet, de la Haute Horlogerie esthétique à la Haute Horlogerie technique (2/2)

mercredi, 27 avril 2011
Fermer
Editor Image
Marie Le Berre
Rédactrice indépendante

“Comment le temps fait-il pour tourner rond dans des horloges carrées ? ”

Quino

« Porter à la connaissance du plus grand nombre des informations qui relèvent d’un secteur par trop méconnu. Vulgariser, au sens propre du terme. »

Lire plus

CLOSE
4 min de lecture

Depuis le début de son aventure à la tête de Bovet, Pascal Raffy avait dans l’idée d’en faire une marque de Haute Horlogerie à part entière. Un grand pas a été franchi avec le rachat, en 2006, de la fabrique de mouvements STT renommée Dimier 1738. Aujourd’hui, Bovet, qui vient d’intégrer la Fondation de la Haute Horlogerie, se répartit sur trois sites. (2e partie)

Marque reconnue pour son esthétique singulière, Bovet a intégré en 2006 la fabrication des cadrans et le sertissage. Une évolution naturelle doublée, la même année, d’une extension à la manufacture de mouvements. Alors qu’elle bénéficiait déjà d’une participation de 25 % dans Aubert Complications, entreprise spécialisée dans le développement de modules additionnels, Bovet a été confrontée à la mise en vente de son fournisseur STT. Plus rapidement que prévu, elle a immédiatement saisi l’occasion d’élargir son domaine de compétence.

Elle a ainsi pris pied dans le cercle restreint des véritables manufactures avant de profiter, dès l’année suivante, d’une nouvelle opportunité. En 2007, c’est le château de Môtiers qui s’est retrouvé sur le marché. Le bâtiment, anciennement propriété de la famille fondatrice, a naturellement été choisi pour abriter l’atelier d’assemblage et de décoration des mouvements. Depuis lors, Bovet se répartit sur trois sites détenus à 100 % : Genève, siège de l’entreprise, fabrication de cadrans et sertissage, Tramelan, manufacture de mouvements, et Môtiers, assemblage.

Un parc machines imposant

Le site de Tramelan est un élément clé de la vocation manufacturière de Bovet. En rachetant STT, Bovet n’a pas acquis seulement un centre de production spécialisé dans les complications horlogères. Dans le panier de la mariée se trouvaient également la fabrique d’étampes Aigat et celle de spiraux Spirit. Dans la foulée, la Maison fondait Dimier 1738, Maison de Haute Horlogerie artisanale qui dispose ainsi d’une rare étendue de compétences. Plus de 70 personnes exercent une quarantaine de métiers dans un espace complètement rénové. À noter, le bureau technique fort de sept personnes, une taille importante au regard d’une entreprise de la taille de Bovet. Il permet d’éviter tout engorgement et assure une grande réactivité.

Le parc des machines est lui-même imposant. Décolletage, usinage sur CNC, découpe au fil et étampage offrent la possibilité d’optimiser la production, chaque pièce étant réalisée avec la technique la plus adéquate. Les opérations peuvent en outre s’inscrire dans un processus global ou être activées indépendamment, au gré des besoins. L’étampage est une particularité rare. Peu de manufactures bénéficient de ce procédé ancestral, garant d’une grande précision. Les étampes sont fabriquées à l’interne de même qu’un certain nombre d’outils spécifiques, comme les instruments de posage ou les machines qui servent à effectuer les côtes de Genève circulaires.

Mouvement manufacture Dimier 1738 © Bovet
Mouvement manufacture Dimier 1738 © Bovet
Fabrication intégrée de spiraux

Au sein de Dimier 1738, on trouve également un atelier de taillage des dentures de pignons. On ne rencontre pas souvent un tel savoir-faire pratiqué à l’interne. Conjugué au roulage des pivots, il garantit une qualité exemplaire, répondant aux critères esthétiques les plus exigeants. On ne rencontre pas plus souvent la fabrication intégrée des spiraux. Il s’agit là d’une particularité supplémentaire dont peut s’enorgueillir la manufacture. Les mouvements produits à Tramelan sont enfin décorés sur place. Perlage, côtes de Genève linéaires ou circulaires, colimaçonnage, anglage, ciselage et gravure sont autant de savoir-faire qui enrichissent les compétences de Dimier 1738 dans la production de mouvements compliqués, soumis à de rigoureux contrôles de qualité. Résolution de problèmes éventuels ou améliorations sont possibles, de manière immédiate, à toutes les étapes.

De la manufacture Dimier 1738 sortent l’ensemble des montres à tourbillon ainsi qu’une variété de complications exclusives, développées sur des calibres maison. Elles se logent dans les collections Fleurier, Bovet Pininfarina ou Dimier. Lancée en 2007, cette dernière se distingue par un design d’inspiration traditionnelle. Quatre cornes caractéristiques prolongent un boîtier rond qui porte la couronne, comme la plupart des montres-bracelets, à trois heures.

Pour Pascal Raffy, ce fut le coup de foudre. Il rachète Bovet en 2001 et, depuis, entretient le pont singulièrement jeté entre passé et présent © Bovet
Portraits
Bovet, signes de reconnaissance (1/2)
mercredi, 13 avril 2011
5 min de lecture
5
Avis de l'expert
Temps et durée ne partagent pas le même cadran
mardi, 25 avril 2017
Luc Debraine
6 min de lecture
GeorgeClooney
Histoires de montres
George Clooney, ses montres, ses motos, ses amours …
mercredi, 02 mars 2016
Frank Rousseau
11 min de lecture
Masterpieces
La Rolex « Paul Newman » ou l’inestimable cool horloger
lundi, 07 décembre 2015
Louis Nardin
6 min de lecture
5