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Breguet offre une apothéose à son président défunt
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Breguet offre une apothéose à son président défunt

vendredi, 16 juillet 2010
Par La rédaction
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La rédaction

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4 min de lecture

Montres Breguet faisait flèche de tout bois au moment de la disparition de son PDG : présentation de la Type XXII au mouvement 10 Hz, ouvertures de boutique à Shanghai et Singapour, rachat des manuscrits Breguet lors d’une vente aux enchères et fin des travaux de restauration du Petit Trianon. Une sorte d’hommage à Nicolas G. Hayek.

Quand le Groupe Swatch a acquis Montres Breguet en 1999, Nicolas G. Hayek a repris la Maison en direct parque ce fleuron de l’horlogerie avait été complètement vidé de sa substance par des gens qui n’avait rien compris à la marque et à son fondateur, aimait-il à dire. Quelque dix ans plus tard, sous la houlette de son mentor, Breguet est devenu un des emblèmes phares de la compagnie, dans un esprit de tradition et d’innovation cher à son défunt parton. Au vu des récents événements de la marque qui, depuis un mois, multipliait les initiatives d’importance, on aurait tendance à les comprendre comme une consécration, une forme d’apothéose, au sens premier du terme, pour l’homme qui a redonné ses lettres de noblesse à un nom qui a marqué l’histoire de l’horlogerie à tout jamais. Tout comme lui !

Un calibre d’exception

C’est d’abord la Type XXII 3880 ST qui est venue marquer les esprits. Présentée à Bâle et dernièrement mise sur le marché, ce modèle chronographe flyback GMT vient commémorer les 50 ans de la livraison, en 1960, des premiers exemplaires de la Type XX à l’Aéronavale française. Breguet ne pouvait toutefois proposer une réinterprétation de ce garde-temps sous la forme d’un simple rajeunissement de l’habillage. Pour l’occasion, la Maison a donc réalisé une prouesse avec un mouvement battant à une fréquence de 10 Hz (72’000 alternance/heure), soit deux fois plus vite que le célèbre El Primero pour une précision et un pouvoir réglant qualifié d’« exceptionnels ». L’aiguille des secondes du chronographe, qui effectue une rotation complète en une demi-minute, évolue ainsi à raison de 20 « pas » par seconde. Une percée technologie rendue possible grâce à un échappement et spiral plat en silicium, matériau qui permet d’alléger ces composants mobiles et d’éviter les problèmes de lubrification liés à ces hautes fréquences.

Dans la foulée, Breguet annonçait deux nouvelles ouvertures de boutiques, la première dans le fameux Swatch Watch Peace Hotel de Shanghai, racheté et entièrement restauré par le groupe horloger, la deuxième à Singapour, soit le 17ème point de vente à l’enseigne de la marque au niveau mondial.

A la mémoire de Breguet

C’est toutefois du côté de l’histoire de la marque que Breguet frappait un grand coup. D’abord en rachetant pour CHF 2,3 millions (€ 1,73 mio/$ 2,16 mio), lors d’une vente aux enchères organisée par Patrizzi & Co, les manuscrits originaux d’Abraham-Louis Breguet, fondateur de la Maison et considéré comme un des pères de l’horlogerie moderne. Des manuscrits détaillant pour la postérité les inventions et secrets du maître. A sa mort, en 1823, cet ouvrage ambitieux n’était toutefois pas terminé. « Le manuscrit reste en l’état et l’on en perd la trace, précise Montres Breguet. Tandis que certains chapitres sont à peine ébauchés, certains ont atteints un stade très avancé de rédaction et sont quasiment prêts à être publiés ; ce sont ces chapitres-là qui ont été retrouvés au printemps 2010 » et que Nicolas G. Hayek a acquis pour le Musée Breguet car considéré pour beaucoup comme le témoignage le plus important de l’histoire de l’horlogerie.

Manuscrits originaux d’Abraham-Louis Breguet, fondateur de la Maison © Patrizzi & Co
Manuscrits originaux d’Abraham-Louis Breguet, fondateur de la Maison © Patrizzi & Co

Histoire qui, pour Breguet, est intimement liée à la reine Marie-Antoinette, grande amatrice des réalisations du maître, pour qui il devait réaliser la montre la plus compliquée de l’époque, la fameuse No 160, reconstitué à l’identique par la Maison en 2008. Ce n’est donc pas un hasard si l’on retrouve la Maison Breguet comme sponsor des travaux de restauration du Petit Trianon, château offert par Louis XVI a son épouse Marie-Antoinette. Or la phase finale de ces travaux vient précisément de s’achever avec le nettoyage de la façade Sud, la restauration des guérites encadrant la grille de la cour d’honneur, la consolidation des murs d’avant-cour et la reprise des sols pavés ou dallés. Une sorte de dernier salut en hommage à M. Nicolas G. Hayek.

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