>

Restez informés

Inscrivez-vous à notre newsletter mensuelle pour recevoir des infos et tendances exclusives

Suivez-nous sur toutes nos plateformes

Pour encore plus d'actualités, de tendances et d'inspiration

© 2017 - Copyright Fondation de la Haute Horlogerie Tous droits réservés

Bulgari Octo, une icône en devenir
Nouveautés

Bulgari Octo, une icône en devenir

vendredi, 24 mars 2017
Par Victoria Townsend
Fermer
Victoria Townsend

Lire plus

CLOSE
9 min de lecture

Avec son design à couper le souffle et ses records à répétition, la collection Octo de Bulgari, lancée en 2012, assure déjà les meilleures ventes au sein de l’offre masculine de la Maison. Tour d’horizon.

Fondée à Rome en 1884, Bulgari a plus d’une icône dans son sac. Ses créations joaillières uniques, ses charmeuses Serpenti, tout comme ses montres Bvlgari Bvlgari, sont toutes reconnaissables au premier coup d’œil. Et toutes ont été inspirées par les trésors de Rome, à commencer par son architecture et son histoire jusqu’aux délices de sa Dolce Vita. Lancée en 2012, la Bulgari Octo – la dernière famille des montres Bulgari – est à son tour très bien positionnée pour devenir la prochaine icône de la marque. Remarquée dès ses débuts, la montre s’est naturellement muée en une collection qui a déjà fait date en raison de son design et de ses prouesses techniques, soulignées par deux records mondiaux en à peine cinq ans d’existence. Mais comme c’est souvent le cas, cette rapide ascension vers la gloire est le résultat d’une planification qui aura demandé de nombreuses années de réflexion et de développement.

« Chez Bulgari, nous aimons jouer avec la géométrie, avec des formes pures », expose Fabrizio Buonamassa Stigliani, Directeur du Centre de design horloger de la Maison. C’est en 2001 qu’il rejoint la division horlogère de Bulgari à Rome pour présenter, dès ses débuts dans la Maison, le projet d’une nouvelle montre de forme octogonale avec une lunette ronde. Les esquisses de 2004 sont à la base de la nouvelle Octo telle qu’on la connaît aujourd’hui. « L’objectif était d’amener dans ce produit des éléments tirés de Rome, de son histoire et de son architecture, mais dans une approche horlogère résolument contemporaine, poursuit le designer. L’Octo a ainsi trouvé son inspiration dans les arches de la basilique de Maxence, située au cœur du Forum romain, un édifice considéré comme une merveille d’ingénierie de l’époque. »

L’horlogerie Bulgari, ce sont les codes du design italien associés aux savoir-faire horlogers suisses.
Fabrizio Buonamassa Stigliani

Mais pendant que ses designers s’échinaient à Rome, Bulgari était en pleine phase d’intégration verticale de son secteur horloger via l’acquisition de capacités industrielles en Suisse. La Maison pouvait d’ailleurs déjà se reposer sur la Manufacture GG&DR au Sentier, reprise au Singapourien The Hour Glass peu après l’acquisition des marques Gérald Genta et Daniel Roth en 2000. Dans la foulée, le Centre de design déménageait de Rome à Neuchâtel entre 2009 et 2011 pour faciliter la coordination entre les différents sites du groupe que l’on trouve au Sentier pour les mouvements mécaniques (des calibres de base aux grandes complications), à La Chaux-de-Fonds pour les cadrans, à Saignelégier pour les boîtes et les bracelets et, enfin, à Neuchâtel, quartier général de la division horlogère qui réunit les ateliers de design, d’assemblage et de services après-vente, ainsi que les services administratifs et de marketing. In fine, l’horlogerie Bulgari, ce sont « les codes du design italien associés aux savoir-faire horlogers suisses », résume Fabrizio Buonamassa Stigliani, qui retourne régulièrement à Rome pour y puiser son inspiration.

Bulgari - Octo Velocissimo (2014)
Bulgari - Octo Velocissimo (2014)
Deux records mondiaux

Présentée avec un boîtier à huit faces, une lunette ronde et une bride octogonale autour du cadran, la structure de l’Octo est nettement plus complexe qu’il n’y paraît. La boîte sculptée comporte ainsi 110 facettes avec un fini poli-satiné qui accentue l’effet architecturé. Que l’on ne s’y trompe pas toutefois, cette montre reste empreinte de classicisme et donc facile à porter. Lancée avec un boîtier en or rose ou en acier de 41,50 mm pour une hauteur de 10,55 mm et un cardan laqué noir sur un bracelet en alligator, l’Octo était clairement profilée pour devenir un des piliers des collections horlogères de Bulgari. D’autant qu’au design unique de la montre s’ajoute un mouvement maison : le calibre automatique BVL 193 heures-minutes-secondes et date, doté d’une réserve de marche de 50 heures grâce à deux barillets.

L’année 2014 a été marquée d’une pierre blanche pour Bulgari. À peine deux ans après le lancement de la nouvelle Octo, la Maison a pris tout le monde de court en introduisant un modèle extra-plat : l’Octo Finissimo. Résultat de l’intégration réussie des activités horlogères de la marque, le mouvement à remontage manuel Finissimo est le fruit d’un développement et d’une production entièrement réalisées en interne. Mouvement heures, minutes et petite seconde positionné à 7 h 30, avec une réserve de marche de 65 heures indiquée sur le fond, ce calibre présente une épaisseur d’à peine 2,23 mm. Pour Bulgari, il s’agissait clairement d’« aller là où les autres ne vont pas ». Et pour bien démontrer tout le sens de cette maxime, la Maison présentait la même année une Octo Finissimo Tourbillon, soit le mouvement avec échappement à tourbillon le plus fin jamais produit avec une hauteur de 1,95 mm ou encore 5 mm boîtier compris. Record assoluto ! Pour conclure, Bulgari arrivait encore en 2014 avec la version chronographe de la collection, soit une Octo Velocissimo dotée du calibre BVL 328 basé sur un El Primero de Zenith.

Bulgari - Octo Ultranero Solotempo (2016)
Bulgari - Octo Ultranero Solotempo (2016)

Bulgari n’allait toutefois pas s’arrêter en si bon chemin. Deux ans plus tard, la Maison introduisait la ligne Ultranero au sein de la collection – notamment une Octo Ultranero Finissimo Skeleton –, qui se distingue par son boîtier de 40 mm au revêtement DLC d’un noir profond, assorti d’une couronne et d’index en or rose, pour un contraste des plus saisissants. Mieux encore, la même année, la Maison établissait un nouveau record du monde avec son Octo Finissimo Répétition Minutes dont le mouvement affiche une épaisseur de seulement 3,12 mm. Avec une hauteur totale de 6,85 mm, boîtier compris, il s’agit de la répétition minutes la plus plate jamais réalisée. Une pièce qui aura demandé cinq ans de développement, notamment dans la recherche de la meilleure acoustique, qui passe par un boîtier en titane et un cadran, en titane également, dont les index sont des ouvertures pratiquées dans la matière pour une meilleure diffusion du son.

Bulgari - Octo Roma Tourbillon
Bulgari - Octo Roma Tourbillon
Introduction de l’Octo Roma

Cette année, l’Octo Finissimo revient dans une version squelette surprenante qui offre une vue imprenable sur le mouvement à tourbillon le plus fin du monde (calibre BVL 268 Finissimo) doté d’une réserve de marche de 62 heures. La boîte, qui fait à peine 5 mm de hauteur, est en platine. En parallèle, la collection Octo connaît une extension de gamme des plus naturelles avec le lancement de l’Octo Roma aux formes moins « aiguës » pour ceux qui recherchent un garde-temps de facture plus ronde. Si les caractéristiques de l’Octo sont bien présentes, la boîte offre néanmoins 58 facettes, à la place des 110 d’origine, pour une apparence plus « habillée ». « On reconnaît très bien le design de l’Octo, explique Fabrizio Buonamassa Stigliani en parlant de cette nouveauté. Mais quand on observe les deux modèles simultanément, les disparités deviennent évidentes. À part le nombre de facettes, l’épaisseur et la largeur du bracelet diffèrent, tout comme les cornes et leurs attaches, voire le design en général. Malgré cela, on remarque d’emblée que toutes deux sont des Octo. »

L’Octo démarrent à € 5 800 pour culminer à € 160 000.

Pour ce qui est du prix, une question qui a toute son importance aux yeux du designer, la collection Octo, championne des ventes dans l’horlogerie masculine de Bulgari, offre une grande variété. « Nous devons avoir des pièces emblématiques qui racontent l’histoire de la marque, son approche italienne du design complétée par la rigueur manufacturière helvétique, conclut-il. En même temps, elles doivent s’adapter aux marchés et aux désirs de la clientèle. Les prix de l’Octo démarrent ainsi à € 5 800 pour culminer à € 160 000 avec la Répétition Minutes, une pièce qui se positionne à environ € 50 000 en dessous de la concurrence. » Les spécialistes du marketing disent que les produits emblématiques doivent présenter un design immédiatement identifiable et disposer d’une véritable histoire, d’une qualité irréprochable et d’une capacité à toucher le client au plus profond de ses aspirations. Si l’on se fie à ces préceptes, l’Octo de Bulgari est bel et bien sur la bonne voie pour décrocher son statut d’icône.

Haut de page
Economie
Exportations horlogères : l’embellie se poursuit
vendredi, 21 juillet 2017
La rédaction
2 min de lecture
3
Nick Hayek © Swatch Group
Economie
Swatch Group sous le soleil
vendredi, 21 juillet 2017
La rédaction
2 min de lecture
GeorgeClooney
Histoires de montres
George Clooney, ses montres, ses motos, ses amours …
mercredi, 02 mars 2016
Frank Rousseau
11 min de lecture
Histoire & Pièces d'exception
La Rolex « Paul Newman » ou l’inestimable cool horloger
lundi, 07 décembre 2015
Louis Nardin
6 min de lecture
5