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Ces manufactures qui pérennisent les métiers d’arts
Actualités

Ces manufactures qui pérennisent les métiers d’arts

mardi, 22 décembre 2009
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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3 min de lecture

Chez Vacheron Constantin, les métiers d’art sont vécus comme une seconde nature, avec comme objectif d’intégrer au maximum ces compétences rares, indispensables aux pièces de Haute Horlogerie.

Pour preuve, un département ad hoc réunissant guillochage, sertissage, émaillage et gravure. « Personnellement, j’ai rejoint cet atelier en 2005 en tant que graveuse, dans un premier temps sous la conduite de Jean-Bernard Michel, graveur indépendant et enseignant à l’Ecole d’arts appliquées de La Chaux-de-Fonds, explique Jeanne Ulrich. La démarche de Vacheron Constantin consistant à pérenniser ces métiers au sein de la manufacture, il était donc naturel d’y adjoindre celui de la gravure. » Une activité que Jeanne Ulrich pratique avec délectation dans la mesure où la culture du rendement ne semble pas avoir pris le pas sur son travail : « à la base, nous sommes dans un processus de création, poursuit-elle. C’est donc essentiellement la qualité qui compte et qui nous permet de prendre le temps de mener à bien nos projets. »

Masque Gabon © Vacheron Constantin
Masque Gabon © Vacheron Constantin
Rien ne remplace la main de l'homme

« De deux heures à deux semaines, tout dépend de la réalisation, précise Dominique Vuez qui chapeaute la cellule des trois graveurs de Jaeger-LeCoultre. Le type d’intervention que nous pratiquons est à comprendre comme un véritable travail d’artisan. Dans notre atelier, vous ne trouverez ainsi que des burins, des échoppes, des calques et des crayons. Il est vrai que nous sommes parfois amenés à utiliser des nouvelles technologies. Nous proposons par exemple des gravures laquées pour lesquelles le cloisonné est réalisé en machine dans la mesure où la profondeur voulue est très délicate à réaliser. Mais rien ne remplace la main de l’homme. Et si certains composants sont d’abord dégrossis à la machine, ils sont immanquablement affinés manuellement. »

Volonté manifeste

Jeanne Ulrich ne dit pas autre chose : « en ce qui me concerne tout est fait à la main, poursuit-elle. L’évolution de ces dernières années fait que nous pouvons bénéficier d’une aide technologique en amont. Mais la décoration finale me revient. En ce sens, les œuvres des anciens représentent une source d’inspiration inépuisable car la gravure en horlogerie existe depuis la nuit des temps avec des pièces extraordinaires à la clé. C’est d’ailleurs une des caractéristiques de la Haute Horlogerie que de vouloir continuer à pratiquer ces métiers. Tout dépend finalement de la volonté manifestée par les entreprises en la matière. En l’occurrence, Vacheron Constantin fait preuve d’une parfaite cohérence. » Le plus grand défi pour la graveuse Jeanne Ulrich : « s’améliorer sans cesse au fil des réalisations. Mais là, on ne parle plus que de plaisir ! »

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