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Ces montres qui décrochent la lune
Baselworld

Ces montres qui décrochent la lune

lundi, 27 mars 2017
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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Véritable complication horlogère pour les uns, évocation poétique pour les autres, les phases de lune restent une « fonction » horlogère aussi répandue que le chronographe. Un passage quasi obligé, notamment dans l’univers de la montre femme.

Dans certaines montres astronomiques, l’astre lunaire occupe bien évidemment une place de choix. L’objectif consiste alors à condenser dans une montre poignet une représentation plus ou moins poussée du système solaire. Question de bien faire comprendre que notre décompte du temps dérive d’observations astronomiques, notamment des phases lunaires qui rythment le passage des semaines et des mois. Pour mémoire, la durée d’une lunaison réelle est de 29 jours 12 heures 44 minutes 2,8 secondes (29,53 jours). Une particularité qui n’est pas sans poser problème pour les inconditionnels de l’exactitude. Car les moyens mécaniques généralement utilisés pour afficher les phases de lune sur un cadran reposent sur un système fait d’une roue à 59 dents qui vient entraîner un disque porteur d’une double représentation de la lune. Il en résulte une durée de lunaison mécanique de 29,5 jours, synonyme d’un jour de décalage tous les 2 ans et presque 8 mois. Certains horlogers ont cherché à pallier cette imprécision en dotant leur garde-temps d’une lune dite « astronomique » ou « de précision ». La roue d’entraînement comporte alors 135 dents, ce qui permet de réduire l’écart avec le cycle lunaire réel d’un jour tous les 122 ans.

Glashütte Original Senator Excellence Calendrier Perpétuel
Glashütte Original Senator Excellence Calendrier Perpétuel

Inutile de dire qu’il s’agit là d’un prérequis pour des montres comme la Celestia Astronomical, pièce unique présentée par Vacheron Constantin en ce début d’année qui offre 23 complications dont un quantième perpétuel avec phases de lune de précision et âge de la lune (nombre de jours depuis la dernière pleine lune) ou encore un maréoscope composé d’un indicateur du niveau de marée et d’une représentation tridimensionnelle de l’alignement Terre-lune-soleil. Généralement, les phases de lune sont également considérées comme le complément indispensable des quantièmes perpétuels, comme on a encore pu le constater à Baselworld avec l’extra-plate Slim d’Hermès Quantième Perpétuel Platine, la Glashütte Senator Excellence Quantième Perpétuel au design contemporain revisité ou encore avec la très technique Chopard L.U.C Lunar One certifiée COSC et estampillée du Poinçon de Genève, qui dispose, elle, d’une lune astronomique orbitale. Dans le registre de la précision lunaire, on ne saurait davantage passer sous silence la Sauterelle à lune perpétuelle d’Andreas Strehler, d’une fiabilité indéfectible pour les quelque deux millions d’années à venir, et sa Lune Exacte, présentée il y a quelques mois. Cette montre reprend les caractéristiques de la Sauterelle, soit une indication des phases de lune qui ne s’écarte de sa valeur de référence que d’un jour tous les 2 060 757 ans, tout en donnant l’âge de la lune avec une précision de 3 heures !

Chopard L.U.C Lunar One
Chopard L.U.C Lunar One
Des lunes comme s’il en pleuvait

Il n’en reste pas moins qu’en termes de phases de lune la plupart des horlogers se « contentent » d’un affichage de base, pourrait-on dire. Intéressés davantage par l’évocation poétique de l’astre de la nuit que par l’ingénierie mécanique permettant d’en suivre les caprices, ils intègrent volontiers cette complication comme une animation de cadran dans leurs gammes féminines. Une démarche que l’on retrouve au sein de la quasi-totalité des Maisons, qui, ces dernières années, ont voué une attention toute particulière aux amatrices de montres. Lors du dernier Salon International de la Haute Horlogerie, tenu en janvier à Genève, se sont ainsi particulièrement mis en exergue A. Lange & Söhne avec la Little Lange Moon Phase, Jaeger-LeCoultre et sa Rendez-Vous Moon ou encore Vacheron Constantin avec sa Patrimony phase de lune et date rétrograde. Quelques semaines plus tard, c’est du côté de Baselworld que la lune continue de faire des ravages, notamment chez Blancpain, qui arrive avec une Villeret Quantième à Phase de Lune dotée d’un nouveau mouvement (913QL) avec balancier en glucydur et spiral en silicium. Zenith présente également une Elite Lady Moonphase. Quant à Rolex, c’est dans sa collection Cellini, notamment, que la manufacture innove cette année avec une Moonphase « parée d’un cadran laqué blanc avec un disque émaillé bleu à 6 h, sur lequel figurent la pleine lune, matérialisée par une applique en météorite, et la nouvelle lune, représentée par un cercle, explique la Maison. La phase de la lune se lit au moyen d’un indicateur situé à 12 h du sous-cadran, en face duquel la pleine lune et la nouvelle lune viennent se placer alternativement au cours d’un cycle ». On notera encore la Lucea Phases de Lune de Bulgari, qui, selon la Maison, « offre un visage délicat au guichet en arc de cercle s’ouvrant dans la partie supérieure du cadran en nacre de cette montre ronde ».

Bulgari Lucea Moonphase
Bulgari Lucea Moonphase

La liste pourrait connaître de longs prolongements, mais, à ce stade, il est plus intéressant d’évoquer des modèles qui s’éloignent des canons traditionnels, à commencer par la Speed Master Moonphase d’Omega, dont la présence de la lune sur le cadran s’impose comme une évidence, vu l’historique de cette montre. Hublot, qui n’est pas avare de balades hors des sentiers battus, propose de son côté une Spirit of Big Bang Moonphase avec un boîtier tonneau de 42 mm équipé du mouvement squelette HUB1770 à remontage manuel qui voit son architecture se colorer sous l’effet d’un cadran en quartz composé de dioxyde de silicium et d’oxyde d’aluminium fondus, additionnés d’un mélange de « Terres rares » pour obtenir les quatre nuances de bleu, violet, orange et rose. Les amateurs de garde-temps véritablement décalés pourront, eux, toujours de reporter sur la Joker Watch du Russe Konstantin Chaykin, inspiré du fameux personnage de la saga Batman, dont la langue est symbolisée par les phases de lune et les yeux servent d’indications horaires. Un autre « voyage dans la lune » à la Georges Méliès !

Konstantin Chaykin Montre Joker
Konstantin Chaykin Montre Joker
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