>SHOP

restez informés

Inscrivez-vous à notre newsletter mensuelle pour recevoir des infos et tendances exclusives

Suivez-nous sur toutes nos plateformes

Pour encore plus d'actualités, de tendances et d'inspiration

© 2019 - Copyright Fondation de la Haute Horlogerie Tous droits réservés

Cette incontournable Académie horlogère des créateurs...
Points de vue

Cette incontournable Académie horlogère des créateurs indépendants

Thursday, 16 June 2011
fermer
Editor Image
Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

Lire plus

CLOSE
4 min de lecture

En 1985, alors que la crise du quartz déployait tous ses effets, quelques idéalistes ont créé l’Académie horlogère des créateurs indépendants pour défendre les valeurs propres à une horlogerie mécanique, artisanale et inventive. Quelque 25 ans plus tard, l’AHCI est devenue incontournable.

Tout amateur de belle horlogerie a depuis bien longtemps intégré l’acronyme AHCI dans ses référents. AHCI, pour « Académie horlogère des créateurs indépendants », désormais une référence en la matière pour compter dans son cercle des horlogers aujourd’hui aussi reconnus que Félix Baumgartner, George Daniels, Philippe Dufour, Paul Gerber, Beat Haldimann, Vianney Halter, François-Paul Journe, Peter Speake-Marin, Thomas Prescher, Andreas Strehler ou Kari Voutilainen, pour n’en nommer que quelques-uns. Un signe qui ne trompe pas : à chaque Baselworld, les stands de l’AHCI voient affluer une foule de curieux, de collectionneurs comme de professionnels, tous intrigués par ce que réserve ce laboratoire d’idées et de réalisations hors du commun.

Un esprit familial

« Cette année, j’ai décidé de jouer la carte de l’AHCI, explique Antoine Prezuiso, membre de la première heure de l’Académie. Pour moi qui suis indépendant depuis une trentaine d’années, c’est en quelque sorte un retour aux sources et j’en suis très heureux dans la mesure où l’AHCI fait preuve d’innovations exceptionnelles. Dès le premier jour, les grandes marques sont venues nous trouver, peut-être bien pour s’inspirer du travail mis en exergue ou alors pour conclure des collaborations – ce qui est le cas à chaque édition de cette manifestation. Et cela pour une raison bien simple : l’AHCI est une source de créativité que l’on ne retrouve nulle part ailleurs à Bâle. De plus, ici, nous sommes en famille, on s’entraide et chacun d’entre nous montre ce dont il est capable. »

Avec l’AHCI, ils ont créé un rêve, ils ont réalisé une vision.
Aurel Bacs

Cet esprit « familial » était d’ailleurs palpable lorsque l’AHCI a reçu le Prix spécial du jury lors du dernier Grand Prix d’Horlogerie de Genève, en novembre 2010, année de son 25e anniversaire. Pour l’occasion, Aurel Bacs, directeur international du département Montres chez Christie’s, avait fait le déplacement afin d’introduire le Prix. « Chers amis, remettons-nous dans le contexte, expliquait-il. Nous sommes au début des années 1980, au moment même du lancement de la Swatch. François-Paul Journe est en train de créer son propre atelier et Maximilian Büsser est encore en extase devant Goldorak et son “astéro-hache”. La grande majorité des montres sont alors équipées d’un mouvement à quartz. Pourtant, Svend Andersen et Vincent Calabrese n’ont jamais cessé de croire en la Haute Horlogerie mécanique. Avec l’AHCI, ils ont créé un rêve, ils ont réalisé une vision. »

Un message d’espoir

Cette vision est aujourd’hui devenue réalité avec une AHCI qui compte actuellement 36 membres et 5 candidats répondant à ce leitmotiv immuable qui consiste à « montrer que, parallèlement à la fabrication industrielle des montres et horloges, la fabrication artisanale a toujours une place très importante à défendre ». Commentaire de Vincent Calabrese : « L’Académie est à l’origine de 40 à 50 % de l’horlogerie actuelle vu l’explosion des constructions à laquelle nous avons assisté ces dernières années. Ce que nous avons semé a porté ses fruits, comme on le constate aujourd’hui. À la base, le but était de laisser une trace constructive, un message d’espoir pour tous ceux qui, comme moi, veulent exécuter des œuvres exceptionnelles d’horlogerie classique tout en évoluant dans la technicité et l’esthétique. Je pense que nous avons eu raison. »

Cette image d’Épinal voulant que la production mécanique trouve sa représentation idéale en un horloger travaillant à l’établi pour façonner ses pièces avec ingéniosité, les décorer avec amour et les assembler en un rendu exceptionnel est peut-être largement galvaudée. Il n’empêche, les membres de l’AHCI sont sans doute bien ceux qui s’en approchent le plus. Il n’y a pas si longtemps, les créateurs indépendants étaient pourtant considérés comme un choix risqué. Plus rien de tel aujourd’hui. Ils sont désormais les « chouchous » des collectionneurs en quête de pièces innovantes, à la pointe de la technologie, avec cette facture artisanale qui les caractérise. En un mot, l’AHCI est devenue partie intégrante du paysage horloger, gage d’une relève de haute qualité dans la profession.

Haut de page