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Chopard et l’Ecole d’Horlogerie de Genève, un partenariat...
Histoires de montres

Chopard et l’Ecole d’Horlogerie de Genève, un partenariat de longue durée

Monday, 08 March 2010
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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5 min de lecture

L’Ecole d’Horlogerie de Genève et Chopard ont collaboré au développement du mouvement L.U.C EHG, un nouveau calibre qui équipe le modèle anniversaire L.U.C Louis-Ulysse The Tribute et qui a été livré en « kit » pour les futures montres-école du centre de formation.

Pendant six ans, le secret a été bien gardé. Personne ou presque n’avait eu vent de la collaboration initiée en 2004 entre Chopard et l’Ecole d’Horlogerie de Genève (EHG), une institution fondée en 1824 qui forme actuellement 235 personnes. Et pourtant, durant tout ce laps de temps, les équipes de la Manufacture genevoise et les professeurs de l’EHG n’ont pas chômé. Au programme, rien de moins que la réalisation d’une nouveau calibre devant servir de base pour la réalisation, durant les trois ans que dure la formation, des montres-école par chacun des élèves du centre mais également de mouvement équipant la L.U.C Louis-Ulysse The Tribute, une montre de poche que Chopard présente cette année pour son 150e anniversaire.

 

Le système de brancard reçoit le boîtier et l’enserre fermement entre les cornes amovibles © Chopard
Le système de brancard reçoit le boîtier et l’enserre fermement entre les cornes amovibles © Chopard
Un problème de fourniture

« La pièce-école est à l’horlogerie ce que le chef-d’œuvre est au compagnonnage : un véritable rite de passage, explique la Maison genevoise. Gravée à jamais dans la mémoire de son créateur, repère inaltérable dans la vie de tout horloger, elle est le témoin de son talent, la preuve de sa rigueur et de son perfectionnisme, la confirmation du savoir-faire acquis. En Suisse, seule l’Ecole d’Horlogerie de Genève n’as pas abandonné cette tradition. » Au tournant du siècle, celle-ci s’est toutefois trouvée menacée. « En 2000, nous avons commencé à réaliser que dans un proche avenir, nous allions manquer de composants indispensables aux calibres destinés à devenir nos montres-école, expliquait en conférence de presse Daniel Favre, directeur du Centre de Formation Professionnelle Technique dont l’EHG forme le pôle technique. Comme ce mouvement commençait à dater, nous avions de la peine à trouver les pièces nécessaires. L’entreprise qui faisait l’échappement par exemple n’avait plus l’outillage adéquat pour le réaliser. De plus, étant donné les faibles quantités dont nous avons besoin, à savoir 36 calibres par année pour chaque nouvelle volée d’élève, nous nous heurtions à un problème de coût et de disponibilité des fournisseurs. »

Qu’à cela ne tienne ! Quand Karl-Friedrich Scheufele, co-président de Chopard, entend parler du problème, il se met immédiatement en contact avec l’Ecole. « De notre côté, nous avions dans l’idée de réaliser une montre de poche pour le 150e anniversaire de Chopard que nous célébrons cette année, expose-t-il. C’est alors que j’ai entendu parler du problème de fourniture que rencontrait l’EHG. De là est né notre partenariat qui est d’ailleurs fait pour durer. En tant que manufacture, Chopard voue une importance cruciale aux métiers horlogers. Nous avons d’ailleurs 40 apprentis à l’interne et nous disposons de notre propre centre de formation. C’était donc un honneur pour nous de relever le défi et de témoigner de notre engagement en faveur de la grande tradition horlogère du canton de Genève. »

Un calibre COSC et Poinçon deGenève

Commence alors une collaboration entre le bureau technique de Chopard et les professeurs de l’EHG dans le but de donner une nouvelle vie à l’ancien calibre de l’Ecole. Pour y parvenir, pas moins de 4’400 heures de développement et 900 heures de mises au point auront été nécessaires. C’est que d’emblée, les équipes ont placé la barre très haut en cherchant à ce que ce nouveau mouvement conserve la double certification du Poinçon de Genève et du Contrôle Officiel de Chronométrie suisse (COSC). « Comme nous ne pouvions plus compter sur notre ancien échappement, nous avons été quasi obligé de tout reconstruire avec, cette fois-ci, un organe réglant provenant de Nivarox dont nous avons été obligé de redessiner la roue d’échappement pour rester conforme aux exigences du Poinçon de Genève », précise Jean-Paul Ducret, professeur à l’EHG. Il est résulte un calibre dont la fréquence a été poussée à 3 Hz (21’600 alternances/heure) contre 2,5 Hz auparavant et dont la réserve de marche passe de 45 à 80 heures. Avec les 750 « kits » déjà livrés par Chopard, soit des calibres en pièces détachées et à l’état brut qui serviront de base de travail aux élèves, l’EHG est désormais tranquille pour les vingt ans à venir.

Livré à l’école en pièces détachées et à l’état brut, le mouvement va devoir être terminé à la main © Chopard
Livré à l’école en pièces détachées et à l’état brut, le mouvement va devoir être terminé à la main © Chopard

De son côté, Chopard a également terminé le développement de son propre modèle intégrant ce calibre L.U.C EHG. « L.U.C Louis-Ulysse – The Tribute est une montre de poche au boîtier d’un généreux diamètre de 49,6 mm et au cadran « laqué céramique » affichant heures, minutes et petite seconde à 6h qui se transforme en montre-bracelet en hommage au fondateur de la Maison, Louis-Ulysse Chopard, en 1860, détaille la Maison. Elle est aussi la réinterprétation d’une invention de Karl Scheufele I, fondateur de Eszeha, société de la famille Scheufele, aujourd’hui propriétaire de Chopard, qui a développé en 1912 un système ingénieux permettant de porter une montre de poche au poignet. Ce garde-temps inédit est proposé en édition limitée de 150 pièces. » Pour Chopard, il s’agissait de réaliser un modèle anniversaire alliant tradition et modernité. Pari magnifiquement tenu.

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