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Cinq montres à surnom dispersées aux enchères
Enchères

Cinq montres à surnom dispersées aux enchères

jeudi, 11 mai 2017
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Carol Besler
Journaliste

“Les montres sont un art fonctionnel.”

Carol Besler assure une couverture mondiale de l’horlogerie et la joaillerie.

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7 min de lecture

The Legend, Sydney Rose, Bao Dai… Une montre « affublée » d’un surnom est un modèle devant lequel les collectionneurs se prosternent. La « Geneva Watch Auction: Five » de la Maison Phillips, qui se tiendra les 13 et 14 mai prochains, propose cinq de ces pièces exceptionnelles sur les 237 lots mis à l’encan.

Rolex Réf. 6062 « Bao Dai »

La Rolex Réf. 6062 « Bao Dai » est la montre que tout collectionneur rêverait d’avoir acquise lorsqu’elle est apparue aux enchères en 2002. Vendue alors pour $ 235 000, il s’agissait de la plus haute enchère jamais obtenue pour une Rolex et probablement d’un investissement tout à fait justifié : dans quelques jours, l’empoignade entre collectionneurs va démarrer à $ 1,5 million ! « Voilà l’une des montres de collectionneurs parmi les plus recherchées au monde, toutes marques confondues et pas seulement dans l’univers Rolex, explique Paul Boutros, responsable de Phillips Amériques. Réalisée en 1952, il s’agit d’une création extrêmement rare de Rolex. » La montre a en effet appartenu à Bao Dai, le dernier empereur du Vietnam, qui en a fait l’acquisition en 1954 à Genève. Avec son boîtier Oyster et son mouvement manufacture à triple calendrier et phases de lune, cette référence 6062 est l’une des montres compliquées de l’époque, la seule des trois jamais réalisées avec cadran noir qui présente des index en diamants pour les chiffres pairs des heures. Lot 93 – les enchères démarrent à CHF 1,5 million.

Rolex Ref. 6062
Rolex Ref. 6062 "Bao Dai"
Rolex Daytona Réf. 6239 « Double Swiss Underline »

La Rolex Daytona Réf. 6239 « Double Swiss Underline » est une pièce de transition dans la si convoitée ligne Daytona. « Chaque fois que Rolex introduit un nouveau modèle, la Maison expérimente son design tout au long de multiples itérations jusqu’à ce qu’elle trouve une configuration qui, selon elle, devrait bien se vendre, expose Paul Boutros. Cette montre est une itération des débuts de la Daytona. » Il s’agit en effet d’un des premiers modèles de la gamme portant l’inscription « Cosmograph ». Cette pièce est en outre le premier chronographe Rolex doté d’une échelle tachymétrique figurant non plus sur le cadran mais sur la lunette. Le premier également à utiliser des compteurs en contraste sur le cadran plutôt qu’une surface monochrome. Petit détail : cette référence 6239 présente un boîtier gravé « 6238 » du fait que la marque avait décidé de liquider ses stocks. Le surnom « Double Swiss Underline » vient des deux inscriptions « Swiss » sur le cadran. Comme la lunette de plus grande dimension masque en partie l’inscription « Swiss » en bordure du cadran, la marque en a ajouté une seconde nettement plus visible. « Underline » fait référence à la barre de soulignement placée en dessous de l’inscription « Cosmograph » qui indique l’utilisation de tritium au lieu de radium sur le cadran. En 1961, les autorités suisses avaient interdit l’utilisation de radium radioactif poussant les Maisons horlogères à le remplacer par du tritium, matériau qui sera abandonné par Rolex en 1963-1964. L’une des caractéristiques des Daytona du début est qu’elles étaient équipées de poussoirs à pompe non étanches. Elles n’étaient donc pas des modèles Oyster. Lot 234 – estimation CHF 100 000-200 000 / $ 99 100-198 000.

Rolex Daytona Ref 6239
Rolex Daytona Ref 6239 "Double Swiss Underline"
Rolex Oyster Chronographe Paul Newman Réf. 6263 « The Legend »

« La Légende » est une Rolex Oyster Chronographe Paul Newman fort rare en or jaune de 1969, soit la référence 6263, dont il existe trois exemplaires. Elle porte le nom de « Daytona Paul Newman » parce qu’il s’agit du modèle favori de l’acteur et pilote de course qui se distingue par le contraste de ses compteurs et de l’échelle des secondes pour la trotteuse du chronographe en périphérie du cadran. Rappelons que Rolex est devenu chronométreur officiel du circuit international de Daytona en 1962, d’où l’inscription « Daytona », qui est venue s’ajouter à celle de « Cosmograph ». La montre se distingue également par ses poussoirs vissés étanches, en opposition aux poussoirs à pompe en usage jusqu’en 1965 chez Rolex. Le cadran « citron » ponctué de marqueurs « sucette » sur les compteurs noirs du chronographe est un autre trait distinctif, de tendance Art déco, du modèle. « l s’agit là de la plus rare des Paul Newman avec son boîtier Oyster, ses poussoirs vissés et son cadran en or jaune. Personnellement, je n’en avais encore jamais vu auparavant », confie Paul Boutros, qui a trouvé les mots justes pour la présenter dans le catalogue de la Maison. « Il y a des montres tellement insaisissables et si mythiques qu’elles sont capables d’émerveiller le collectionneur le plus aguerri et le plus blasé. » Lot 237 – estimation CHF 800 000-1 600 000 / $ 793 000-1 590 000.

Rolex Oyster Cosmograph Paul Newman Ref 6263
Rolex Oyster Cosmograph Paul Newman Ref 6263 "The Legend"
Patek Philippe Réf. 2497 « Sydney Rose »

La « Sydney Rose » est une rare Patek Philippe Réf. 2497, dont il existe moins de 20 exemplaires en or rose. Cette pièce représente à merveille l’héritage de la marque dans la maîtrise des calendriers perpétuels. Il s’agit d’un modèle du début de cette référence, réalisé en 1954 avec un généreux boîtier pour l’époque de 37 mm et une numérotation en chiffres arabes. Il se distingue également par ses longues cornes incurvées. « Si vous la posez sur une surface plane, la montre s’en détache comme une œuvre d’art », poursuit Paul Boutros. Son nom de « Sydney Rose » vient du fait qu’elle a été vendue à un collectionneur privé en Australie. Quant au bracelet en maille milanaise, il est également d’origine. « La montre, qui est restée dans un coffre pendant 50 ans, est maintenant vendue par la famille de son propriétaire d’origine », rapporte Paul Boutros. Lot 171 – estimation CHF 400 000-800 000 / $ 396 000-793 000.

Patek Philippe Réf. 2497
Patek Philippe Réf. 2497 "Sydney Rose"
Patek Philippe Réf. 2499 « T&Co. »

La T&Co. Réf. 2499 est reconnaissable par son double logo sur le cadran, à savoir ceux de Patek Philippe et Tiffany & Co. Il s’agit d’une des deux pièces de cette série particulière à porter la signature de Tiffany & Co. et probablement la seule à présenter des marqueurs plutôt que des index en chiffres arabes. « Dans l’univers vintage de Rolex, les montres les plus désirables sont les Paul Newman ; dans le monde vintage de Patek Philippe, les modèles les plus enviés sont des chronographes à calendrier perpétuel et spécialement le 2499 », explique Paul Boutros. Seulement 349 exemplaires de cette référence 2499 ont été réalisés sur une période de 34 ans, ce qui fait de cette pièce une montre très exclusive. Le bracelet tissé en or jaune est signé Tiffany & Co. Lot 38 – estimation CHF 1 000 000-2 000 000 / $ 991 000- 1 980 000.

Patek Philippe Réf. 2499
Patek Philippe Réf. 2499 "T&Co."
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