>SHOP

restez informés

Inscrivez-vous à notre newsletter mensuelle pour recevoir des infos et tendances exclusives

Suivez-nous sur toutes nos plateformes

Pour encore plus d'actualités, de tendances et d'inspiration

© 2019 - Copyright Fondation de la Haute Horlogerie Tous droits réservés

Colin Firth, un Kingsman à l’heure
Histoires de montres

Colin Firth, un Kingsman à l’heure

lundi, 02 octobre 2017
Par Frank Rousseau
fermer
Frank Rousseau

Lire plus

CLOSE
6 min de lecture

Il nous avait laissés sans voix avec sa formidable prestation dans Le Discours d’un roi. On retrouve aujourd’hui Colin Firth dans la suite de Kingsman, montre au poignet.

Colin Firth, acteur so british oscarisé pour sa prestation dans Le Discours d’un roi, se retrouve aux prises avec Poppy dans le deuxième opus Kingsman. Il y joue un agent secret qui se sort toujours des situations les plus périlleuses. Comment ? Grâce à une TAG Heuer Connected Modular 45 bardée d’électronique. Le genre de montre intelligente aussi utile qu’un couteau suisse que ce bon vieux James Bond n’aurait certainement pas reniée !

Kingsman, au fond, c’est la version chaste de James Bond. Quelques gadgets en plus, la drague en moins. Gamin, étiez-vous fan du Commander ?

Quand j’étais enfant, ce qui me fascinait chez 007, c’était bien entendu ses hauts faits, ses interventions musclées, mais surtout sa dévotion à la reine et à l’Union Jack ! Ce n’est pas étonnant puisque j’ai grandi dans les années 1960 et 1970 en pleine guerre froide. Nous avions alors The Man from U.N.C.L.E. (Agents très spéciaux – Code U.N.C.L.E.), Harry Palmer, The Spy Who Came in from the Cold (L’Espion qui venait du froid) et bien sûr James Bond pour nous donner des envies d’aventures. Et tant pis si ces aventures avaient quelque chose d’improbable. Quand Sean Connery sort de l’eau en combinaison de plongée, par exemple, il porte smoking et nœud papillon en dessous, la tenue adéquate pour aller tranquillement siroter un Martini-Vodka au bar. On peut bien sûr en sourire, mais avouez qu’au niveau de la classe on n’a jamais fait mieux. Et puis il y avait ces fameuses montres qui pouvaient faire des trucs incroyables. Cela allait de la Breitling détecteur de radioactivité dans Opération Tonnerre à la Rolex Submariner capable d’agir sur les champs magnétiques dans Vivre et laisser mourir, en passant par la montre télex dans L’Espion qui m’aimait, sans oublier la montre laser de Jamais plus jamais. N’importe quelle gosse aurait aimé avoir un de ces gadgets au poignet, à commencer par moi !

Colin Firth
Colin Firth
Et aujourd’hui, si vous deviez avoir une montre hors normes, quelle serait-elle ?

Une montre qui me permettrait d’être invisible, cela me botterait bien. Ou alors un modèle qui me téléporterait là où je veux, quand je veux, avec qui je veux, par simple activation d’un bouton-poussoir. Vous savez, je n’ai jamais envisagé de devenir célèbre. J’ai été si longtemps un acteur qui galérait que la possibilité de devenir « quelqu’un » ne m’a jamais traversé l’esprit. Avant le succès d’Orgueil et préjugés, je pouvais encore m’asseoir dans un stade et lire The Independent pendant que mes voisins de tribune buvaient de la bière et entonnaient des chansons paillardes. Jusqu’au jour où l’un d’eux est venu me voir en disant : « Mais toi, je te connais ! » Ce jour-là, j’ai compris que ma vie allait radicalement changer ! (rires)

Colin Firth dans Kingsman
Colin Firth dans Kingsman
La TAG Heuer que les agents Kingsman portent dans le film n’est pas qu’un accessoire ou un simple gadget.

En effet, c’est une montre connectée. J’ai toujours été fasciné par les progrès technologiques et surtout par la miniaturisation. Dans Kingsman, cette montre joue un rôle à part entière dans la mesure où elle nous permet à Taron (l’acteur britannique Taron Egerton, ndlr) et moi-même, enfin, à nos personnages, de se sortir de situations quasi inextricables.

TAG Heuer Kingsman connected watch
TAG Heuer Kingsman connected watch
D’après vous, quelles sont vos qualités qui vous permettraient d’être un bon espion ?

Je pense que les acteurs sont parfaitement adaptés à ce type d’emploi dans la mesure où ils sont capables de créer l’illusion, de gagner la confiance des autres, de les amener à douter. Selon moi, ce sont les qualités requises pour être un bon espion. Personnellement, je suis quelqu’un qui doute tout le temps. Comme la plupart des acteurs, je me sens totalement désécurisé. Je suis convaincu que si nous devenons acteurs, c’est pour nous rassurer en nous planquant derrière des masques. Maintenant, est-ce que j’aurais fait une bonne recrue pour les services secrets britanniques ? Oui et non. Oui, car je sais garder un secret. Non, parce que je déteste l’usage des armes et l’idée de manipuler les gens.

Colin Firth
Colin Firth
À quelle occasion regardez-vous davantage votre montre qu’à l’accoutumée ?

D’habitude, je suis assez irritable une heure avant le début de festivités du type oscars. Je tourne comme un lion en cage. Cela ne me rend pas hystérique, mais je suis tendu. J’ai besoin de respirer. Je pense au pire et tout me stresse. Le plus insupportable, c’est l’attente. Du coup, je n’arrête pas de regarder l’heure. Comme si le fait de voir avancer les aiguilles m’apaisait. Et pour cause, cela m’évite de penser à autre chose. J’ai aussi remarqué qu’écouter du Debussy me faisait du bien. Certaines personnes qui souffrent d’anxiété prennent des tranquillisants. Moi, c’est du Debussy ! (rires)

Colin Firth et son épouse, Livia Giuggioli
Colin Firth et son épouse, Livia Giuggioli
C’est le genre de musique que vous pourriez écouter en boucle via une montre connectée ?

Pas seulement ! Adolescent, je rêvais de jouer de la guitare. Pas en amateur ou en dilettante. Non, je voulais en faire mon métier. Vivre de mon art. Je voulais plus être un rocker ou jouer du blues. Pour mieux y croire, je m’étais fait pousser les cheveux, façon Roger Daltrey, le leader des Who. J’avais une de ces dégaines ! Malheureusement, les dirigeants de mon collège n’avaient pas cette ambition pour moi. Comme ils trouvaient que la guitare n’était pas un instrument suffisamment « académique » – comprenez « sérieux » –, ils m’ont forcé à jouer du trombone à coulisse. Un instrument que j’exécrais et qui, du coup, m’a dégoûté de faire de la musique. Au final, je me suis rabattu sur le théâtre. Et là, miracle, on m’a fichu une paix… royale !

Haut de page