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Comment les Maisons horlogères aident à sauver la planète...
Histoires de montres

Comment les Maisons horlogères aident à sauver la planète – Omega

jeudi, 12 novembre 2015
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Carol Besler
Journaliste

“Les montres sont un art fonctionnel.”

Carol Besler assure une couverture mondiale de l’horlogerie et la joaillerie.

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5 min de lecture

Les périls liés au changement climatique, tout comme la faiblesse des politiques environnementales, sont très bien documentés. Il existe de nombreuses manières d’aider à sauver notre planète. Les compagnies horlogères ont décidé d’en explorer quelques-unes en quête de solutions. Celles-ci seront exposées tout au long d’une série d’articles dont voici le troisième.

L’engagement océanographique d’Omega

Lorsque Omega a présenté sa Seamaster Planet Ocean 600M GoodPlanet GMT l’an dernier, la Maison a fait savoir qu’elle allait reverser une partie des gains provenant de la vente de cette montre à l’organisation portant son nom. La Fondation GoodPlanet a comme vocation de susciter une prise de conscience écologique et d’encourager la conservation en révélant la beauté et la fragilité de la planète et de ses habitants à travers des expositions photographiques, des films et autres campagnes à thème.

« GoodPlanet nous a séduits pour plusieurs raisons, explique Stephen Urquhart, président d’Omega. Leurs missions prioritaires, tout d’abord, ne consistent pas uniquement à attirer l’attention sur les besoins de la planète mais impliquent également des actions concrètes qui doivent aboutir à des résultats tangibles. Si l’on regarde quelques-uns des problèmes auxquels le monde doit faire face, il est souvent plus facile de se dire qu’une seule personne n’y peut pas grand-chose. GoodPlanet concentre ainsi ses efforts sur l’information pour apprendre aux gens que toute action concertée peut avoir un impact positif. »

Le partenariat d’Omega avec GoodPlanet s’articule sur trois axes principaux. Premièrement, Omega est le principal soutien de son activité cinématographique. « Comme je l’ai dit, attirer l’attention est une des missions prioritaires et la manière dont Yann travaille (Yann Arthus Bertrand, le fondateur, ndlr) assure la qualité de films qui sont uniques et provocateurs », poursuit Stephen Urquhart. Omega a ainsi participé au tournage de Planet Ocean, présenté en juin denier lors de la Journée mondiale de l’environnement. Cette réalisation embarque le spectateur dans un voyage océanographique à couper le souffle qui explore les liens séculaires et néanmoins fragiles unissant l’homme au monde de la mer. En marge, une application Planet Ocean donne accès à 80 profils de différentes espèces de poisson, répertoriées selon leurs origines territoriales et leurs niveaux actuels de stocks. Elle passe également en revue les techniques de pêche et leur impact sur l’environnement. Ce qui permet d’identifier quelles espèces peuvent être consommées sans compromettre l’écosystème.

Nous nous assurons qu’une partie des montants réalisés sur la vente de nos montres soit dédiée à la cause.
Un partenariat unique

En second lieu, Omega s’engage financièrement auprès de l’organisation. Troisièmement, « nous nous assurons qu’une partie des montants réalisés sur la vente de nos montres soit dédiée à la cause, précise Stephen Urquhart. Ce financement vient des modèles spécifiques GoodPlanet que nous commercialisons dans le but de lever davantage de fonds. Cet argent va directement aux projets de terrain sur lesquels nous travaillons actuellement ».

Jusqu’ici, Omega a collaboré avec GoodPlanet sur deux projets de conservation en Indonésie. Time for the Planet est un film sur la protection de l’écosystème et de la barrière de corail dans la région de Sulawesi, au nord du pays. « J’ai voyagé avec l’équipe Omega jusqu’au village de Bahoi, où la moitié des habitants vit de la pêche, raconte Stephen Urquhart. Dans des endroits comme celui-ci, on comprend très vite toute l’importance de l’océan pour la durabilité de l’espèce humaine. C’est ce qui rend ce partenariat unique. Nous sommes autant impliqués dans ces projets que GoodPlanet. Des projets qui nous tiennent particulièrement à cœur et pour lesquels nous nous investissons directement à chaque étape. Voilà quelque chose dont je suis spécialement fier. Nous sommes d’ailleurs en train de préparer une toute nouvelle campagne, en Afrique cette fois. Les détails seront communiqués en même temps que ceux concernant notre prochain film. »

Le Grand Trou Bleu, atoll de Lighthouse Reef, District de Belize, Belize (17°19’ N - 87°32’ O). Janvier 2012. © Yann Arthus-Bertrand / Altitude-Paris
Une planète en péril

Voici quelques données concernant le réchauffement climatique qui ont incité les Maisons horlogères à s’impliquer dans des projets de conservation :

  • Sans réduction des émissions de gaz à effet de serre, la température moyenne à la surface de la Terre pourrait augmenter de 3 à 10 degrés Fahrenheit d’ici la fin du siècle.
  • Les scientifiques estiment que, globalement, les glaciers perdent 92 km3 de glace par année. À ce rythme, il ne restera plus de glace en Islande à la fin du siècle.
  • En raison de la fonte des glaciers, le niveau de la mer s’est élevé de 4 à 9 pouces (10 à 22 cm) ces 100 dernières années et devrait encore connaître une hausse comprise entre 4 et 36 pouces (10 à 90 cm) ces 100 prochaines années.
  • Une hausse de 36 pouces (90 cm) du niveau de la mer inonderait toutes les villes de la côte Est des États-Unis, de Boston à Miami. Au niveau mondial, environ 100 millions de personnes vivent dans une limite de 3 pieds (90 cm) au-dessus du niveau de la mer.
  • En raison de la fonte des glaces de l’Arctique, les ours polaires pourraient avoir disparu de la planète dans 100 ans. Un quart des espèces de la Terre pourrait connaître pareil sort d’ici 2050.
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