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Convertir les femmes aux grandes complications, le pari...
Histoires de montres

Convertir les femmes aux grandes complications, le pari réussi de Patek Philippe

Saturday, 10 March 2012
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Fabrice Eschmann
Journaliste indépendant

“Il faut se méfier des citations sur Internet !”

« Une grande histoire aux multiples auteurs : ainsi en est-il de la vie. Ainsi en va-t-il aussi de l’horlogerie. Sans rencontres, point d’histoire. »

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5 min de lecture

La marque genevoise présente le premier quantième perpétuel pour dames de son histoire. Une pièce qui s’inscrit dans le pari qu’a fait la manufacture voilà quelques années de sensibiliser la gente féminine à la grande mécanique horlogère.

On dit que les femmes sont compliquées. Patek Philippe leur rend hommage. La marque genevoise en main familiale présente à Baselworld 2012 une nouvelle grande complication destinée à la gente féminine. La Ladies First quantième perpétuel réf. 7140 est la première pièce du genre dans les collections dames de la manufacture. Elle fait écho à l’autre vedette de la semaine chez Patek Philippe, le chronographe à rattrapante et quantième perpétuel réf. 5204, qui vient achever la collection des chronographes équipés du mouvement de base « maison » CH 29-535 PS.

La Ladies First quantième perpétuel réf. 7140 est la première pièce du genre dans les collections dames de la manufacture © Patek Philippe
« Les femmes sont prêtes depuis longtemps »

« Nous n’avons aucune raison de développer des montres compliquées pour les hommes et pas pour les femmes. Ces dernières sont prêtes depuis longtemps. Ce sont les détaillants qui ont été les plus difficiles à convaincre ! » Thierry Stern, président de Patek Philippe, est sûr de son fait. Le cliché de la femme n’y connaissant rien à la mécanique horlogère, la fuyant même au profit de montres serties mais à quartz, est définitivement mort. C’est ainsi que, depuis 2009, la manufacture propose une palette de montres compliquées pour femmes très impressionnante allant des modèles à double fuseau horaire Travel Time ou à 24 fuseaux horaires Heure universelle aux grandes complications (répétition minutes, chronographe à rattrapante), en passant par un quantième annuel ou des chronographes classiques roue à colonne.

Pari gagné ! Devant le succès de la démarche, Patek Philippe présente donc cette année le premier quantième perpétuel pour dames de sa collection. Dans un boîtier rond classique Calatrava en or rose 18 carats serti de 68 diamants, Top Wesselton Pur (environ 0,68 carat) bat le calibre 240 Q extra-plat. Un petit bijou de technique équipé d’un mini-rotor excentré en or 22 carats. Doté d’une mémoire mécanique de 4 ans, soit 1’461 jours, ce mouvement à quantième perpétuel indique la date en tenant compte automatiquement de la longueur variable des mois (31, 30 ou 28 jours) ainsi que du 29 février des années bissextiles. Le calendrier devra seulement être corrigé d’un jour dans 88 ans, le calendrier grégorien supprimant le 29 février lors de l’année séculaire 2100.

La dernière pièce du puzzle

Si Patek Philippe aime les femmes et le prouve, la marque n’en oublie pas moins les hommes en proposant un nouveau chronographe. Avant le développement à l’interne du calibre de base CH 29-535 PS, les chronographes classiques Patek Philippe étaient équipés du mouvement exclusif 27-70 Nouvelle Lémania et commercialisés dans trois degrés de complications différents : chronographe simple, chronographe à quantième perpétuel et chronographe à rattrapante et quantième perpétuel. C’est cette configuration qu’a voulu conserver la manufacture en lançant les références 5170 (2010) et 5270 (2011). Le nouveau chronographe à rattrapante et quantième perpétuel réf. 5204 apparaît donc comme la dernière pièce du puzzle qui manquait à la collection.

Le mouvement de base à remontage manuel, roues à colonne et embrayage horizontal – déjà doté de six brevets – a reçu des modifications pour accueillir un mécanisme de rattrapante très innovant, ainsi que le module du quantième perpétuel. Le nouveau mouvement – baptisé CHR 29-535 PS Q – possède, comme le calibre de base, une fréquence de 28’800 A/h (4 Hz), un compteur 30 minutes instantané, une petite seconde permanente et une réserve de marche de 65 heures.


 

Patek Philippe S.A. prend ses aises dans sa Manufacture à Plan-les-Ouates qui abrite la direction et son siège administratif, les activités de recherche dans les nouvelles technologies, le développement de nouveaux mécanismes, la création, les ateliers de fabrication des composants mouvement et l’ensemble des activités horlogères de la conception à la livraison, y compris le service après-vente et la restauration. La marque a également des ateliers de fabrication pour secteur de l’habillage à Perly, le Patek Philippe Museum à Genève et les Salons de vente en nom propre à Genève, Paris et Londres. Patek Philippe possède en outre huit sociétés partenaires hors du canton de Genève : Calame (fabrique de boîtes), Poli-Art (polissage), SHG (sertissage), Patek Philippe SA La Chaux-de-Fonds, Cadrans Fluckiger à Saint-Imier, Allaine (emboîtage de mouvements) à Alle, Betakron (terminaison, décoration, composants acier) dans le Jura et Patek Philippe La Vallée SA (Horlogerie, Haute Horlogerie et Rhabillage) au Brassus.

En quelques chiffres… Patek Philippe, c’est:
1’500 employés à Genève
1’800 employés en Suisse
2’000 employés dans le monde
200 horlogers qualifiés
460 points de vente répartis dans 70 pays
19 calibres de base (17 pour montres-bracelets et 2 pour montres de poche)
plus de 50 références de mouvement
plus 10’000 composants différents
15 millions de composants nécessaires à la production annuelle
plus de 400 machines de production et de précision haut de gamme
45 000 garde-temps en production annuelle (35’000 pièces mécaniques et 10’000 quartz, modèles dames)

Article paru dans le BIPH

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