>SHOP

restez informés

Inscrivez-vous à notre newsletter mensuelle pour recevoir des infos et tendances exclusives

Suivez-nous sur toutes nos plateformes

Pour encore plus d'actualités, de tendances et d'inspiration

© 2019 - Copyright Fondation de la Haute Horlogerie Tous droits réservés

Coup d’envoi du Grand Prix d’Horlogerie de Genève
Evénements

Coup d’envoi du Grand Prix d’Horlogerie de Genève

lundi, 14 septembre 2015
fermer
Editor Image
Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

Lire plus

CLOSE
5 min de lecture

L’édition 2015 du Grand Prix d’Horlogerie de Genève est sur les rails. Les 72 modèles présélectionnés vont partir pour leur tour du monde avant la cérémonie officielle prévue le 29 octobre. D’ici-là, les membres du jury auront du pain sur la planche. Parmi eux, le batteur du groupe Kiss !

Le Grand Prix d’Horlogerie de Genève (GPHG) fête sa 15e édition cette année. Une quinzaine d’années durant lesquelles cette distinction a pris du galon pour se profiler aujourd’hui comme la référence incontournable de la branche. Il existe certes pléthore de prix horlogers de par le monde, certains plus crédibles que d’autres, la plupart destinés à jeter un coup de projecteur sur le média qui en est l’auteur. Mais dans cette jungle, le GPHG se dresse aujourd’hui nettement au-dessus de la mêlée. Le battage médiatique qui l’entoure est d’ailleurs un signe qui ne trompe pas. Il y a peu, les Maisons horlogères se contentaient de communiquer sur les distinctions obtenues à l’issue du Grand Prix. Aujourd’hui, il n’est plus rare d’apprendre que tel ou tel modèle a déjà passé la présélection du jury, intégré parmi les six pièces retenues dans chacune des 12 catégories du concours, celles-là mêmes qui font l’objet d’une exposition itinérante passant à Hong Kong (2-3 octobre), Séoul (6-8 octobre), Genève (26-27 octobre), Londres (12-14 novembre) et, désormais, Dubai (18-21 octobre) lors de la Dubai Watch Week, première édition d’un salon horloger organisé par le détaillant Ahmed Seddiqi & Sons. Retransmise par WebTV, la manifestation du Grand Prix elle-même est d’ailleurs devenue le who’s who de la profession, le Grand Théâtre de Genève peinant à contenir les milliers de personnes qui se pressent à l’événement.

Une palette des distinctions, suffisamment large pour arroser tout le monde.
Les boutons de l’adolescence

Mais si le GPHG se profile aujourd’hui comme une cérémonie d’exception, sa prime jeunesse n’a pas été exempte de critiques. Mis sur pied par un organe de presse genevois, il a été considéré par ses détracteurs comme son baromètre publicitaire, les marques les plus généreuses étant les mieux placées dans la course aux récompenses. Certaines Maisons ont ainsi boudé le Grand Prix pendant de nombreuses années. Quelques-unes continuent d’ailleurs de le faire. Car telle est la particularité essentielle du GPHG : contrairement aux autres prix pour lesquels les membres du jury sont généralement seuls à même de déterminer le périmètre des montres en compétition, le GPHG est « ouvert à toutes les marques horlogères, sans distinction de nationalité », comme le stipule le règlement. Pour y participer, il suffit aux marques d’envoyer leur dossier de candidature, qui peut inclure jusqu’à six montres à ranger dans les différentes catégories. Cette année, elles avaient jusqu’au 22 juin pour le faire. Pas moins de 84 Maisons ont tenté l’aventure avec 193 modèles dont le jury a retenu les 72 finalistes en lice pour les 19 prix décernés.

C’est précisément le deuxième point sur lequel certains esprits chagrins se sont également épanchés : une palette des distinctions, suffisamment large pour arroser tout le monde. De fait le GPHG passe en revue la quasi-totalité des genres dans les catégories homme, femme, complications mécaniques et métiers d’art. S’y ajoutent les prix à l’innovation, au parcours professionnel d’exception, à la révélation de l’année (marque ou horloger), à l’esprit vintage et au meilleur élève du canton, sans oublier le prix du public et, récompense suprême, L’Aiguille d’Or, qui couronne « la meilleure montre toutes catégories confondues ». En d’autres termes, les 42 marques encore en lice aujourd’hui pour ce GPHG 2015 ont pratiquement une chance sur deux de ne pas repartir les mains vides. Comme ratio, c’est plutôt avantageux. Comme le soulignent les responsables du GPHG, ne peut toutefois prétendre à l’appellation « Oscars de l’horlogerie » qui veut. Une comparaison qui, assurément, fait sens.

Contribuer, grâce à son label, à la promotion de l’horlogerie suisse et de ses valeurs de par le monde
Une mue indiscutable

Depuis cinq ans, la GPHG a en effet entamé une mue qui a largement gommé ses défauts de jeunesse. Le Grand Prix est ainsi placé depuis 2011 sous l’égide d’une fondation reconnue d’utilité publique qui compte, aux côtés du groupe de presse à l’origine du Grand Prix, la République et Canton de Genève, la Ville de Genève, le Musée international de l’Horlogerie de La Chaux-de-Fonds (MIH) et le Laboratoire d’horlogerie et de microtechnique de Genève (Timelab). Objectif déclaré : « contribuer, grâce à son label, à la promotion de l’horlogerie suisse et de ses valeurs de par le monde ». Avec le Salon international de la Haute Horlogerie, qui tiendra sa 26e édition en janvier 2016, la GPHG contribue ainsi à positionner Genève comme un centre incontournable de la mesure du temps, non seulement en tant que pôle d’excellence et de production horlogère mais également comme cité d’accueil de manifestations à même d’en propager l’esprit.

Le jury est à la hauteur de ces ambitions pour inclure au sein de ses 26 membres présidés par l’incontournable Aurel Bacs, expert en montres de collection, des personnalités aguerries issues des milieux professionnels horlogers et des médias spécialisés. Pour renforcer son impartialité, le jury est renouvelé à raison d’un tiers chaque année. Un jury qui dispose désormais physiquement des pièces en compétition pour faire ses choix, contrairement aux pratiques antérieures basées sur dossier. Parmi les nouveaux entrants pour cette édition 2015 : Marc A. Hayek, qui conduit les destinées de Blancpain, Breguet et Jaquet Droz au sein de Swatch Group, James Gurney, fondateur du magazine QP et du salon éponyme de Londres, Pierre Maillard, journaliste respecté du magazine Europastar, ou encore, pour une touche un peu plus iconoclaste, Eric Singer, batteur du groupe de hard rock Kiss, et Dieter Meier, membre fondateur du groupe de musique électronique Yello, qui, en son temps, a participé à la relance d’Ulysse Nardin. Quant au commissaire du jury, il s’agit de Ludwig Oechslin, ancien conservateur du MIH et concepteur de montres astronomiques d’exception. À n’en pas douter, la route du GPHG est en train de se paver d’étoiles.

> 2015 Grand Prix d’Horlogerie de Genève: the 72 shortlisted watches

Haut de page