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De BRIC et de broc (II) – Réveil en douceur du tigre...
Economie

De BRIC et de broc (II) – Réveil en douceur du tigre indien

Thursday, 12 May 2011
Par Quentin Simonet
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Quentin Simonet

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3 min de lecture
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Petites misères mais surtout splendeurs horlogères sur les ” nouveaux marchés “. Revue de détail de ces eldorados actuels ou potentiels que sont la Chine, l’Inde, la Russie et le Brésil. Deuxième partie : l’Inde.

De l’avis de nombre de patrons rencontrés à Baselworld, l’Inde est encore un marché en devenir pour l’horlogerie suisse nonobstant son milliard d’habitants. La faute en revient essentiellement à des taxes par trop dissuasives et à des limites d’importation qui n’ont été levées qu’au tournant du présent millénaire. Depuis 2002, le commerce horloger vers l’Inde a toutefois été entièrement libéralisé, du moins en théorie. De fait, l’envol des exportations, même s’il est bien réel, reste encore passablement éloigné de son véritable potentiel. De CHF 14 millions en 1990, elles sont passées à 21,9 millions en 2000. Avec une forte accélération depuis : 84 millions en 2008, en léger recul à 75 millions en 2009 et 101,3 millions en 2010, soit une hausse de 35 % sur un an. L’Inde talonne désormais de près les Pays-Bas au niveau des importations de montres suisses. En 10 ans, elles ont quintuplé dans le sous-continent.

« Le potentiel est là, même si ce marché reste relativement compliqué à gérer », explique Karl-Friedrich Scheufele, coprésident de Chopard. Et d’assurer que l’Inde sera l’une des premières priorités de la marque ces prochaines années. En ce qui concerne La Montre Hermès, la Maison n’y a pas encore réellement commencé son déploiement. Selon son patron, Luc Perramond, les barrières protectionnistes représentent un handicap de taille. « L’Inde est actuellement la Chine d’il y a 10 ans », déclare-t-il. Signe des temps ? Thierry Stern, président de la manufacture Patek Philippe, a connu récemment une expérience singulière avec un client indien. Ce dernier voulait tout simplement acheter quelque 500 montres de la Maison genevoise pour les offrir aux convives d’un mariage auquel il était invité !

© Fédération de l'industrie horlogère suisse FH
© Fédération de l'industrie horlogère suisse FH
Le casse-tête de la distribution

Il n’en reste pas moins que la distribution et les réseaux de boutiques représentent un problème de poids à résoudre. Le pays ne possède pas de rue du Rhône genevoise, de 5e avenue new-yorkaise ou de Champs-Élysées parisiens. La plupart des points de vente se situent dans des malls, ces temples de la consommation modernes, ou dans des hôtels de luxe. D’où un essor forcément limité. Mais, apparemment, les choses changent vite. Les malls se multiplient à grande vitesse et dans presque toutes les villes d’une certaine importance.

© Fédération de l'industrie horlogère suisse FH
© Fédération de l'industrie horlogère suisse FH

Il y a un an, Vacheron Constantin a par exemple ouvert sa première boutique en Inde, dans le luxueux centre commercial DLF Emporio de New Delhi. Fini donc les week-ends de magasinage à Dubai pour les Indiens fortunés. Au DLF Emporio, « la destination shopping la plus luxueuse en Inde », ils trouveront chaussure à leur pied dans la mesure où seules les marques les plus prestigieuses y ont droit d’entrée. Jusque-là, les produits très haut de gamme ne se trouvaient que dans les palaces comme le Taj Mahal Hotel de Bombay ou l’Oberoï de New Delhi. Les marques plus accessibles ne sont pas davantage restées les bras croisés. Longines, par exemple, a ouvert de nombreux « shop-in-shops » dans des villes ciblées l’an dernier. L’occasion pour l’ambassadrice de la Maison appartenant au Swatch Group, la sculpturale Aishwarya Rai Bachchan, de lancer une nouvelle collection. Quant à CK Montres & Bijoux, également propriété du Swatch Group, la marque est désormais présente chez 120 détaillants dans le pays.

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