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De Grisogono, quinze ans seulement et des projets par milliers

mardi, 22 janvier 2008
Par Quentin Simonet
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Quentin Simonet

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4 min de lecture

Chez de Grisogono, les investissements sont à la mesure du succès de la marque. Investissements dans un atelier de production, dans l’extension de son réseau de boutiques et dans le futur bâtiment de la Maison. Pour son quinzième anniversaire, de Grisogono réserve encore d’autres surprises.

Quinze ans. L’âge de la fougue, de la jeunesse, de la déraison, de l’imagination débordante. La maison de haute joaillerie et d’horlogerie genevoise de Grisogono n’aura toutefois pas attendu cette étape pour décliner ces qualités dans toutes les couleurs et les aspects les plus bariolés. Que de chemin parcouru durant cette période. En 1993, Fawaz Gruosi, fondateur de la marque, ouvre dans la plus prestigieuse artère de Genève, à savoir la rue du Rhône, sa première boutique. La mise initiale pour lancer l’entreprise : 16’000 francs suisses. Il n’a aucune stratégie commerciale, ne sait pas exactement dans quelle direction va le mener cette aventure mais une chose est sûre, Fawaz Gruosi a du talent à revendre. Très vite ses créations joaillières surprennent, séduisent.

800 pièces à plus de 40'000 francs suisses.
Une production de 5'000 montres par an

Comme dans toute nouvelle entreprise, les débuts sont parfois chaotiques, parsemés d’embûches diverses. Il n’empêche. La petite entreprise grandit. Même si l’ancien de Bulgari ou encore d’Harry Winston se sépare de ses deux associés, la marque se fait un nom. Notamment grâce à l’idée géniale de relancer le diamant noir, délaissé depuis des décennies par les joailliers, et le galuchat, que la plupart des marques ont désormais aussi adopté. Mais cela ne suffit pas à étancher la soif de ce Florentin d’origine. En 2000, il se lance dans l’horlogerie, tout en admettant ne rien connaître à ce secteur, et présente à Bâle sa première montre, baptisée Instrumento Uno. Un modèle qui s’est arraché : 800 pièces à plus de 40’000 francs suisses. Depuis, près d’une vingtaine de collections sont venues étoffer l’offre. Dont la désormais célèbre Occhio mécanique, une répétition à minutes munie d’un diaphragme d’appareil photographique.

Aujourd’hui, la société implantée à Plan-les-Ouates (canton de Genève) produit quelque 5’000 montres par année, 3’000 pièces de joailleries, auxquelles il faut ajouter environ 500 pièces uniques, et emploie une cinquantaine de collaborateurs. Le patron parle de progression de 30% de ses ventes année après année. Ainsi, en 2006, de Grisogono a réalisé un chiffre d’affaires de 108 millions de francs, en hausse de 30% par rapport à 2005. Et la marque a bon espoir de pouvoir afficher des ventes de 135 millions en 2007. En 2011, de Grisogono souhaite parvenir à des ventes de 300 millions de francs.

J'ai même failli tout arrêter.
Fawaz Gruosi
Désormais seul maître à bord

« Pas une seule seconde je n’aurais imaginé parvenir à un tel résultat. Surtout lorsque je repense aux innombrables critiques que j’ai essuyées. J’ai même failli tout arrêter », nous confiait récemment Fawaz Gruosi. Pour suivre la demande, l’entreprise a récemment investi près d’un million de francs dans un atelier d’horlogerie, plus précisément de prototypage. Ce dernier permettra de réaliser des microséries, mouvements non compris. Parallèlement, Fawaz Gruosi poursuit son expansion internationale, avec un réseau de boutiques en propre. Mais attention, de Grisogono reste très sélectif. Il est prévu d’ouvrir au maximum une vingtaine de boutiques dans le monde. En 2008, ce sera l’inauguration d’une seconde enseigne à Hong Kong, ainsi qu’à Dubaï et Abou Dhabi.

C’est que le joaillier genevois, né le 8 août 1952, ne fait pas les choses à moitié. Il possède son propre département de recherche et de développement au sein de l’entreprise. Une sorte d’exploit pour une entreprise de cette taille. De plus, en 2007, l’entreprise a franchi une étape importante : Fawaz Gruosi est désormais seul maître à bord puisqu’il a repris les 49% que possédait depuis cinq ans la famille Scheufele, propriétaire de Chopard, dans de Grisogono.

Et ce n’est pas fini, promet Fawaz Gruosi. En janvier 2008, la marque célèbre en effet ses quinze ans d’existence. Et du côté de Plan-les-Ouates, on chuchote que les deux nouveautés horlogères présentées à cette occasion marqueront les esprits. La société genevoise va par ailleurs affronter la plus grande métamorphose de sa jeune histoire. « Le 31 décembre 2008, nous ne serons plus une petite maison», déclarait récemment Fawaz Gruosi. De Grisogono devrait occuper son propre bâtiment de 7’500 m2 à fin 2009 et entend se doter d’un véritable management. A plus long terme, la société rêve de se muer en manufacture. Mais, chut…, il ne faut pas encore en parler ouvertement.

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