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De riantes perspectives pour l’horlogerie suisse
Economie

De riantes perspectives pour l’horlogerie suisse

vendredi, 19 octobre 2012
Par Quentin Simonet
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Quentin Simonet

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4 min de lecture

Le nombre de millionnaires asiatiques va doubler d’ici à trois ans. En 2015, la Chine sera le premier marché du luxe.

Nonobstant le fléchissement attendu ces prochains mois pour l’horlogerie suisse, un brillant avenir s’annonce toujours à l’horizon. Trois études viennent aujourd’hui confirmer des anticipations déjà formulées par différents professionnels de la branche. À l’instar de Jean-Claude Biver, président de la marque Hublot, qui prédisait il y a peu un doublement des exportations horlogères suisses d’ici à une quinzaine d’années, à CHF 40 milliards (USD 43 milliards).

Si ce scénario reste encore à confirmer, ne serait-ce qu’au niveau des capacités de production, les personnes fortunées vont plus que jamais rester les principaux consommateurs de produits horlogers, surtout dans le haut de gamme. Leur nombre ne cesse d’ailleurs de croître malgré l’atonie conjoncturelle et va donc constituer un relais de croissance appréciable pour la branche horlogère.

Les personnes ayant une fortune à sept chiffres seront alors 46 millions à travers la planète.
L’Asie explose

Ainsi, il devrait y avoir 18 millions de millionnaires supplémentaires au terme des cinq prochaines années, selon une enquête de Credit Suisse. Les personnes ayant une fortune à sept chiffres seront alors 46 millions à travers la planète. Sans réelle surprise, cette dynamique sera portée par les pays émergents. Parmi le cercle des 85’000 nantis les plus riches du globe, soit ceux qui disposent de USD 50 millions ( de fortune au minimum, près de la moitié provient encore des États-Unis, selon le rapport sur la richesse de la population mondiale Global Wealth Report publié par la banque.

La première économie mondiale est toutefois talonnée par l’Asie. De fait, ce continent comptera près de 3 millions de millionnaires en 2015, contre 1,16 million en 2010, selon les estimations de la banque privée suisse Julius Baer publiées dans son deuxième rapport annuel sur la richesse mondiale. En moins d’une décennie, leur nombre aura tout simplement doublé. La Suisse recense quant à elle 3’050 ultra-riches, soit les Ultra High Net Worth Individuals, se plaçant à la sixième place de cette liste mondiale dominée, là aussi, par les États-Unis. Viennent ensuite la Chine, l’Allemagne, le Japon et la Grande-Bretagne.

Les Chinois, premiers consommateurs de luxe en 2015

La croissance se traduira non seulement en nombre mais aussi en valeur. En 2015, la fortune totale détenue par l’ensemble des millionnaires mondiaux devrait s’élever à USD 16’700 milliards, contre 0 en 2010, poursuit Julius Baer. En Chine, le nombre de millionnaires devrait atteindre en 2015 un total de 1,46 million, une population qui possédera USD 9’300 milliards, soit plus de 55 % des avoirs mondiaux.

À tel point que les Chinois représenteront en 2015 le principal débouché au monde pour les biens et services de luxe, qu’ils acquièrent dans leur pays ou lors de voyages à l’étranger, selon une étude du Boston Consulting Group (BCG) récemment publiée, soit cinq années plus tôt que de précédentes estimations, notamment celles du courtier CLSA, spécialiste de l’Asie, qui parlait d’un horizon 2020. À sa décharge, il faut préciser qu’en cinq ans la consommation de produits de luxe a progressé de 27 % par an en moyenne dans la zone « Greater China » (Chine, Hong Kong, Taïwan et Macao). Qui eût pu l’anticiper ?

À l’heure actuelle, souligne le BCG, quelque 40 % des ventes de luxe au niveau mondial sont générées par des Chinois.
Deux montres sur trois vendues à des Asiatiques

« Nous prédisons que d’ici à 2020 plus de 330 villes en Chine auront le même niveau de revenus disponibles que Shanghai en 2010 », peut-on lire dans le rapport du BCG. Le cabinet d’audit PriceWaterhouseCoopers (PWC), de son côté, évoque lui aussi l’horizon 2015 pour la Chine en tant que plus important marché du luxe. À l’heure actuelle, souligne le BCG, quelque 40 % des ventes de luxe au niveau mondial sont générées par des Chinois, que ce soit dans leur pays ou lors de voyages à l’étranger.

Pour se rendre compte des implications de ce boom pour l’horlogerie suisse, il suffit de regarder l’évolution de ces dernières années. Ainsi, deux montres suisses sur trois sont désormais vendues à des Asiatiques. En 15 ans, les exportations vers la Chine ont augmenté de près de 3’000 %. Et malgré le ralentissement observé depuis plusieurs mois au pays des descendants de Mao, la croissance s’affiche encore à 10,9 % sur les huit premiers mois de 2012. Il s’agit même d’une hausse de 64,6 % par rapport à 2010. Taïwan fait encore mieux avec des valeurs de respectivement 132 % et 48,7 %. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Hong Kong, premier débouché pour les montres suisses, n’a pas démérité, avec + 19,9 % et + 51,7 %.

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