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De Witt vit ses passions au quotidien
Actualités

De Witt vit ses passions au quotidien

vendredi, 20 juin 2008
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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6 min de lecture

La marque qui vient d’emménager dans sa nouvelle usine à Meyrin, en banlieue de Genève, fête ses 5 ans d’existence cette année. Un anniversaire émaillé de cinq nouveautés à l’image d’une Maison qui se veut résolument atypique dans l’univers de la Haute Horlogerie.

Tout a commencé par un investissement en capital-risque de la part de Jérôme de Witt, business angel à ses heures. Cinq ans plus tard, la marque qui faisait une entrée chaotique au salon de Bâle 2003 s’est découvert des ailes la conduisant directement dans l’univers fort prisé de la Haute Horlogerie. Et pour une seule raison : De Witt ne fait aucune concession à la qualité. Qui plus est, la Maison est emmenée par un président bien décidé à vivre ses passions horlogères qui le font notamment détenir une partie de l’exceptionnelle collection de Jérôme Bonaparte, frère de l’empereur et ancêtre direct de Jérôme de Witt.

La manufacture DeWitt à Meyrin, canton de Genève, Suisse © DeWitt
La manufacture DeWitt à Meyrin, canton de Genève, Suisse © DeWitt
Passionné de mécanique

« Je tiens à préciser que si je suis un passionné de mécanique, je ne suis pas horloger pour autant, explique Jérôme de Witt. C’est dans le cadre de mes activités d’investisseur privé que je me suis intéressé à l’horlogerie en recherchant toujours l’homme et ses qualités derrière l’idée industrielle. » Jérôme de Witt rencontre alors Cédric Johner. Sur la base d’un plan financier, les deux partenaires fondent la société et s’attaquent à la production de garde-temps. Las, faute d’une vision commune et suite à plusieurs augmentations de capital, la séparation devient inéluctable. Jérôme de Witt reprend l’entité à son compte et commence à cogiter sur les moyens de relancer l’affaire. « Il y avait à ce moment trois personnes dans l’entreprise et on ne cessait de me répéter qu’il me suffisait de donner mon nom à la marque que je voulais lancer et à me mettre à dessiner des montres. Si je peux dire que la mécanique me parle et que je suis apte à comprendre et analyser le fonctionnement d’un calibre mécanique comme celui d’un moteur de voiture, c’est une toute autre chose que de se muer en designer. »

Qu’a cela ne tienne, Jérôme de Witt relève le défi. En puisant dans ses réminiscences automobiles, il imagine une boite de montre répondant au concept des engrenages du train d’essieu de la Citroën 2CV. Mais Baselworld 2003 pointe déjà le bout de son nez et la marque est encore dans les starting blocks. Encore une fois, Jérôme de Witt refuse de faire l’impasse et présente ses premiers modèles encore largement virtuels. Première présence, premiers échos positifs. La production démarre après le salon. Un an plus tard, la marque est cette fois nettement mieux installée et la clientèle est au rendez-vous, séduite par des garde-temps De Witt identifiables au premier coup d’œil, sans concession sur la qualité. « L’esthétique des produits qui disposent d’une forte signature identitaire et la volonté d’apporter une valeur ajoutée à nos calibres mécaniques sont assurément les deux axes forts de la marque, explique Pascal Brandt, directeur communication de l’entreprise. Chez De Witt, il ne s’agit toutefois pas de céder à la multiplication des complications horlogères. La marque puise dans les fondamentaux des mouvements mécaniques pour apporter quelque chose de nouveau. Pour preuve, nos deux tourbillons, le premier à force constante et le deuxième à différentiel, tous deux brevetés. »

Nous avons beaucoup travaillé sur la courbe idéale de notre spiral.
Jérôme de Witt
Une vision ambitieuse

Le deuxième salon de Bâle sera à marquer d’une pierre blanche pour la marque De Witt, dopée par une croissance qui ne s’est pas démentie depuis, synonyme de projets qui s’enchaînent à grande vitesse. La Maison commence par travailler sur ses deux tourbillons, embauche à tour de bras, déménage à deux reprises et commence à plancher sur son propre mouvement de base automatique. « Pour nos tourbillons, nous avions une vision assez ambitieuse consistant à fabriquer la totalité de l’organe réglant, spiral compris, poursuit Jérôme de Witt. Nous avons beaucoup travaillé sur la courbe idéale de notre spiral que nous avons d’ailleurs breveté pour ensuite mettre au point la cage elle-même. Cette indépendance, nous voulons maintenant l’obtenir au niveau de notre mouvement de base. C’est pourquoi nous nous dotons des moyens nécessaires, tant au niveau des hommes que des machines, pour y parvenir. Cela relève de notre vision de la liberté par rapport à la sous-traitance et du respect que nous vouons à notre clientèle. Une montre livrée avec six mois de retard, ce n’est pas admissible dans notre gamme de prix. Sans parler du service après vente. Si une marque veut gagner ses lettres de noblesse, elle doit être suivie de connaissances. »

De fait, installée depuis janvier dans l’ancienne usine de GeneProt avec sa centaine de collaborateurs, De Witt couvre l’entier du spectre industriel horloger hors habillage pour une production annuelle comprise entre 1’500 et 2’000 pièces dont l’entrée de gamme se situe à CHF 26’000.-. « Après cinq ans, la société est parfaitement structurée, rapporte Jérôme de Witt. Mon rôle consiste donc maintenant à regarder la création et la conception des mouvements pour que l’ADN de la marque soit garanti. Les équipes sont formées et opérationnelles. Je remplis ainsi la fonction de gardien du temple avec le souci de les maintenir dans l’élite horlogère. C’est la seule façon d’obtenir des produits d’exception. Dans ce contexte, la rentabilité doit venir naturellement. C’est ce qu’on appelle la maturité. » Une maturité qui va s’exprimer en cette année de cinquième anniversaire par cinq nouveautés dont la WX-1, une montre secrète qui a fait sensation à Bâle. Mais le voile n’est pas encore tout à fait levé sur les produits à venir. Une autre façon pour De Witt d’entretenir le suspense.

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