>SHOP

restez informés

Inscrivez-vous à notre newsletter mensuelle pour recevoir des infos et tendances exclusives

Suivez-nous sur toutes nos plateformes

Pour encore plus d'actualités, de tendances et d'inspiration

© 2019 - Copyright Fondation de la Haute Horlogerie Tous droits réservés

Des dessous chics à l’horlogerie
Points de vue

Des dessous chics à l’horlogerie

mercredi, 02 novembre 2016
fermer
Editor Image
Marie de Pimodan-Bugnon
Journaliste indépendante

“Il faut absolument être moderne.”

Arthur Rimbaud

De la passion, beaucoup de curiosité et une bonne dose d’émerveillement ! La recette essentielle pour raconter les mille et une facettes de l’horlogerie…

Lire plus

CLOSE
4 min de lecture

Reine de la dentelle élégante, papesse de la lingerie raffinée et sexy, la créatrice française Chantal Thomass fait partie du jury du Grand Prix d’Horlogerie de Genève 2016. À quelques jours du verdict, celle qui met la lingerie sens dessus dessous depuis plus de 40 ans raconte sa vision des montres et du temps. L’esthétique ne tient parfois qu’à un fil…

On associe souvent l’horlogerie et la mode, plus rarement l’horlogerie et la lingerie. Quel est le rapport entre ces deux univers ?

C’est avant tout une question d’esthétique, de recherche autour de la beauté de l’objet. Dans les deux domaines, le travail des matières est essentiel. Je dois bien avouer que je ne connais que très peu l’horlogerie, mais, à l’image d’une pièce de lingerie, j’attends d’une montre qu’elle soit à la fois belle et fonctionnelle, qu’elle soit agréable à porter, facile à utiliser et qu’elle mette en valeur la personne.

Existe-t-il des parallèles entre votre métier de styliste et celui de l’horloger ?

Oui, bien sûr ! La technique et la quête de précision de l’horloger sont des éléments que l’on retrouve en lingerie, bien plus que dans le domaine de la mode d’ailleurs. Nous travaillons avec de minuscules morceaux de tissu qu’il faut assembler très méticuleusement pour obtenir la coupe idéale, la taille parfaitement ajustée. On ne s’en rend pas forcément compte, mais pour confectionner un soutien-gorge il faut assembler une quarantaine d’éléments. Et, d’une taille à une autre, la différence ne se jouera qu’à quelques tout petits millimètres de tissu.

Chantal Thomass
Chantal Thomass © Jo Zhou
Ces parallèles vous aident-ils à mieux comprendre le travail des horlogers que vous êtes appelée à juger dans le cadre du Grand Prix d’Horlogerie de Genève ?

Je dois reconnaître que l’horlogerie est quelque chose de tout à fait nouveau pour moi. Quand j’ai découvert les choix que j’aurais à faire devant une telle richesse créative, j’ai été très surprise, je ne m’y attendais pas du tout. C’est la raison pour laquelle je n’ai vraiment pas la prétention de porter un quelconque jugement sur la technique horlogère, qui est beaucoup trop complexe pour moi. Je ne juge une montre que sur son design et sa fonctionnalité.

Possédez-vous des montres ?

Oh oui, j’ai plusieurs montres, mais je me fiche bien de savoir ce qu’il y a à l’intérieur, je ne les ai choisies que pour leur esthétique ! J’adore le noir, je m’habille toujours de cette couleur. C’est donc assez facile de coordonner mes montres avec mes tenues. J’en porte une tous les jours. J’aime les grands diamètres, le confort au poignet. C’est important pour moi d’oublier que je porte une montre. D’ailleurs, je ne connais même pas le nom des modèles que je possède. J’ai une Jaeger-LeCoultre, une TAG Heuer en acier et une Chanel ronde en céramique noire. Je crois que c’est une J12 !

J12 Moonphase noire © Chanel
Parmi la sélection des montres participant au GPHG, avez-vous eu des coups de cœur ?

J’ai découvert une quantité phénoménale de montres et de marques dont j’ignorais totalement l’existence. Et, en effet, j’ai eu des coups de cœur ! Une Hublot m’a particulièrement tapé dans l’œil. Mais, d’une manière générale, j’ai été sensible aux montres qui mélangent le masculin et le féminin. Je préfère les designs simples. J’aime ce qui est épuré, sans fioritures.

Quel est votre rapport au temps : ami ou ennemi ? Lui courrez-vous après ou acceptez-vous de le laisser filer ?

Je cours sans arrêt après le temps ! Je n’en ai jamais assez, je rêve que les journées soient plus longues. C’est très difficile pour moi de laisser filer le temps. Mis à part les week-end, peut-être, où je ne regarde absolument pas l’heure, bien que je sois totalement incapable de sortir de mon lit après 9 heures du matin !

Haut de page