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Des horloges et des hommes
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Des horloges et des hommes

mercredi, 23 septembre 2015
Par Thierry Brandt
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Thierry Brandt

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5 min de lecture

Après le vaisseau spatial Starfleet et le robot Melchior, voici Arachnophobia : une horloge-araignée qui tisse une nouvelle étape dans la collaboration entamée en 2009 entre Max Büsser & Friends et la manufacture L’Épée de Delémont.

Autrefois, on en trouvait une voire plusieurs dans tous les appartements. Accrochées au mur, posées sur le buffet du salon ou le manteau de la cheminée. Simples et modestes ou alors objets d’art précieux, ces horloges rythmaient le temps de toute la famille. Aujourd’hui, c’est évidemment une autre histoire. Dans le domaine, seule une poignée de marques de prestige – Patek Philippe, Jaeger-LeCoultre, Hermès, Cartier, Vacheron Constantin, Parmigiani Fleurier… – continue de proposer des pendulettes dans son catalogue. Et encore, pas forcément en permanence étant donné qu’une bonne partie des Maisons ne fabriquent pas elles-mêmes leur mouvement. En termes de marché, il s’agit d’une niche que les marques en question entretiennent avec plus ou moins de conviction.

Renaissance d’un icône

Et puis, au milieu de ce paysage horloger très particulier, il y a L’Épée, dernière manufacture helvétique à fabriquer des pendulettes haut de gamme. Cette entreprise installée à Delémont (JU), propriété du groupe Swiza, a bien failli disparaître en 2009. Relancée par une poignée d’investisseurs qui refusaient de voir partir aux oubliettes ce savoir-faire séculaire, elle a repris progressivement du poil de la bête. C’est même un euphémisme. Car son activité est véritablement en train de changer de nature. Il y a six ans encore, L’Épée se consacrait presque exclusivement à la fabrication de mouvements pour des tiers. Quant à la production de pendulettes sous son propre nom, elle ne représentait plus alors que 6 à 7 % de son chiffre d’affaires. Aujourd’hui, c’est presque le contraire. Les pendulettes ont repris le dessus avec quelque 60 % des ventes. C’est un signe qui ne trompe pas : il y a un regain d’intérêt pour ce type d’horlogerie, pour des horloges qui ne se contentent plus de donner l’heure mais se veulent aussi de véritables objets d’art, conçues par des créateurs à l’imagination sans limite.

C’est la mise en commun des talents qui m’intéresse.
Max Büsser

À cet égard, L’Épée doit beaucoup à sa collaboration avec Max Büsser et ses amis (MB&F). Laquelle a débuté au moment même de la relance de l’entreprise, en 2009 précisément. On peut dire que, sur ce terrain-là, le fondateur de MB&F et Arnaud Nicolas, CEO de L’Épée, se sont vraiment trouvés. « Nous sommes tous les deux ingénieurs. Cela aide sans doute à notre compréhension mutuelle. Mais cela n’explique pas tout. Dès notre première rencontre, nous nous sommes très bien entendus, sur le plan tant personnel que technique. Nous sommes complémentaires, à l’écoute, et nous aimons aller au fond des choses. Et vite », argumente Arnaud Nicolas. Quant à Max Büsser, on s’en doute, il est sur la même longueur d’onde : « Vous savez que depuis de nombreuses années tous mes travaux sont fondés sur la collaboration. C’est la mise en commun des talents qui m’intéresse. Avec L’Épée et Arnaud Nicolas, on peut parler d’une vraie collaboration, peut-être même la plus belle de toutes ! Nous sommes sur un terrain d’expression qui autorise toutes les audaces. Nous avons déjà imaginé ensemble trois objets, qui ont tous marqué la presse et les collectionneurs et qui ont tous trouvé preneur ou presque. Ceux que nous préparons vous étonneront encore plus, j’en suis persuadé », explique-t-il.

Place à l’horloge-araignée

Pour l’heure, après Starfleet, l’horloge intergalactique, suivie de Melchior, le robot mécanique, c’est Arachnophobia qui sort de son cocon cet automne. Comme son nom le laisse penser, il s’agit d’une horloge-araignée qui se sent à l’aise aussi bien posée sur une table qu’accrochée à un mur. C’est peut-être même à la verticale que cet objet extraordinaire trouve son expression la plus achevée. Pour son design, Max Büsser s’est inspiré d’une sculpture monumentale de Louise Bourgeois (baptisée Maman). Son abdomen accueille le mouvement et le cadran. Les pattes, subtilement galbées, forment une seule pièce. Elles sont articulées à leur point de fixation sur le boîtier. Cela permet de moduler légèrement l’aspect de la « bête », de lui donner un côté tranquille ou alors plus agressif. Autre élément intéressant : leur fabrication. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, lesdits appendices n’ont pas été découpés à la machine CNC, mais moulés par injection de métal, du laiton pour la version dorée, de l’aluminium pour la version noire. Comme il se doit, chaque patte est terminée à la main, en vertu des critères chers à la Haute Horlogerie.

MB&F Arachnophobia

Côté mouvement, c’est un calibre huit jours à remontage manuel, cadencé à 2,5 Hz (18’000 a/h), qui a été choisi. En grande partie squeletté, donc visible, il est bien évidemment issu de la manufacture L’Épée, qui l’a adapté et transformé pour l’occasion. Le régulateur figure la tête, tandis que l’autre extrémité abrite l’unique barillet. Le corps est surmonté d’un dôme noir marqué de chiffres blancs et des aiguilles (minutes et secondes). Une configuration que l’on retrouve sur d’autres objets signés MB&F. Quant au remontage, il s’effectue sur le ventre de l’arthropode au moyen d’une clé. Les finitions et décorations du mouvement répondent elles aussi aux standards de la Haute Horlogerie. Comme toutes les autres horloges issues de la collaboration entre MB&F et L’Épée, Arachnophobia est signée des deux marques et proposée en deux séries limitées à 500 exemplaires.

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