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Des montres « tout feu, tout flamme »
Regards de connaisseurs

Des montres « tout feu, tout flamme »

vendredi, 04 novembre 2016
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Carol Besler
Journaliste

“Les montres sont un art fonctionnel.”

Carol Besler assure une couverture mondiale de l’horlogerie et la joaillerie.

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9 min de lecture

Fleurs et diamants ont toujours eu la faveur des femmes en horlogerie. L’ennui, c’est qu’ils sont si répandus qu’il devient difficile de les mettre à l’honneur de façon à la fois créative et singulière. Et pourtant, deux nouveaux modèles de Chopard et Patek Philippe réinventent ces deux emblèmes de l’horlogerie au féminin.

Baptisé Flamme, le nouveau type de sertissage dévoilé par Patek Philippe est une avancée importante en horlogerie. Notamment parce qu’il permet de résoudre le problème de la réfraction de la lumière. Petit rappel des principes de base : le type de sertissage le plus commun pour les diamants est le serti griffes et la taille la plus prisée est la taille brillant. Pour quelle raison ? La réfraction de la lumière. C’est en effet la lumière captée par la pierre qui se réfléchit d’une facette à l’autre pour ressortir finalement par la table (dessus de la pierre) qui donne leur brillance aux diamants. Pour réfléchir le plus de lumière possible, le diamant se doit d’en absorber un maximum. Le serti griffes consiste ainsi à maintenir la pierre suspendue à l’aide de griffes bien au-dessus du corps de bague de façon à ce que la culasse du diamant (dont chacune des huit facettes s’appelle « pavillon ») soit exposée, laissant la lumière pénétrer la gemme puis se réfléchir à l’intérieur de celle-ci d’une facette à l’autre avant d’être finalement renvoyée vers la table. C’est ce qu’on appelle la « réfraction » de la lumière. La taille du diamant est ainsi déterminante dans la quantité de lumière réfléchie et donc dans la brillance de la pierre. La taille brillant idéale compte 56 facettes parfaitement symétriques plus la table, soit 57 facettes dont la disposition issue d’un savant calcul mathématique permet de réfléchir la lumière au maximum.

Sur la lunette, le sertisseur dispose les rangs de diamants dans le métal mais se munit ensuite d’un burin plat affûté pour « fendre » l’or séparant les pierres.

La difficulté propre au sertissage des diamants en horlogerie vient du fait que ceux-ci sont généralement montés en serti clos, ce qui restreint considérablement la pénétration de la lumière par la culasse. L’industrie horlogère contourne partiellement le problème en utilisant des diamants de couleur blanc extra, anciennement désignés par l’appellation « Top Wesselton ». Cette dénomination rend compte également de l’excellence du diamant en matière de pureté et de taille. Pour autant, ces diamants « Top Wesselton » sont loin de compenser la déperdition de brillance due au fait que les pavillons sont couverts. Mais ce n’était qu’une question de temps avant qu’une Manufacture horlogère innovante n’imagine une nouvelle méthode de sertissage des diamants permettant d’exposer les pavillons à la lumière. Sans surprise, c’est Patek Philippe qui a résolu l’énigme !

Patek Philippe Calatrava référence 7200:200R
Patek Philippe Calatrava référence 7200:200R
Patek Philippe Calatrava référence 7200/200R

L’astuce du sertissage Flamme, nom déposé par Patek Philippe pour le domaine horloger, consiste à exposer une partie de la culasse. Sur la lunette, comme auparavant, le sertisseur dispose les rangs de diamants dans le métal mais se munit ensuite d’un burin plat affûté pour « fendre » l’or séparant les pierres. Il crée ainsi de petites découpes en quinconce qui laissent pénétrer la lumière par le dessous. Cette technique permet d’exalter les feux des diamants, et les petites ornières laissées par le burin forment comme un ruban de dentelle autour des diamants qui sublime leur éclat.

Cette nouvelle technique s’illustre dans la Patek Philippe Calatrava 7200/200R, la version diamant de l’une des pièces phares pour dame lancée en 2013 avec le calibre 240. La Calatrava classique, modèle de sobriété doté d’un boîtier de style officier avec ses flancs arrondis et ses attaches de bracelets droites typiques à barrettes vissées, sert de toile de fond au feu d’artifice créé par les diamants en serti Flamme. Au total, ce sont 142 diamants (1,08 ct) en serti Flamme qui ornent la lunette en or rose de la Patek Philippe Calatrava 7200/200R, placés sur deux rangs en quinconce et disposés par taille décroissante. La Patek Philippe Calatrava 7200/200R est dotée d’un cadran grené argenté orné des chiffres Breguet en or rose disposés en applique, d’index perlés et d’aiguilles des heures et des minutes de type « poire Stuart », également en or rose 18 carats. Elle se porte sur bracelet en alligator grandes écailles carrées cousu main de couleur pourpre royal brillant, avec boucle ardillon (la meilleure option pour une montre femme car plus ajustée qu’une boucle déployante).

Le design et les finitions de la montre sont exécutés dans les règles de l’art, en respectant les principes édictés par le Poinçon Patek Philippe.

En son cœur bat le calibre 240 à remontage automatique, idéal pour les femmes. En effet, ce dernier est ultra-plat (2,53 mm pour une boîte d’une épaisseur de 7,7 mm), grâce au micro-rotor en or 22 carats inséré dans la platine. Le calibre 240 est équipé du spiral Spiromax en Silinvar breveté ainsi que du balancier Gyromax, garantissant une extrême précision de marche basée sur une tolérance de – 3 à + 2 secondes par jour. Le boîtier de 36,75 mm de diamètre en or rose est étanche à 30 mètres. Le design et les finitions de la montre sont exécutés dans les règles de l’art, en respectant les principes édictés par le Poinçon Patek Philippe.

Chopard Esprit de Fleurier Peony L.U.C XP 35mm

Avec sa nouvelle Esprit de Fleurier Peony L.U.C 35mm, Chopard réussit lui aussi un tour de force : son motif floral évoque la pivoine de façon à la fois subtile et singulière, une gageure quand on sait combien les Manufactures usent et abusent de ce motif pour distinguer les modèles éminemment féminins de ceux des hommes. La pivoine, toute d’or et de diamants, déploie ses courbes délicates sur le cadran en nacre de Tahiti. La représentation stylisée de Chopard est parfaite tant elle reproduit fidèlement la pivoine et sa composition naturelle de pétales inégaux et irréguliers.

Chopard Esprit de Fleurier Peony L.U.C XP 35mm
Chopard Esprit de Fleurier Peony L.U.C XP 35mm

Cependant, l’élément le plus remarquable de la Fleurier Peony est son mouvement à la décoration d’exception, visible à travers le fond du boîtier transparent. Les ponts et la platine sont en effet gravés du motif de la pivoine selon la technique des gravures fleurisannes, un métier d’art aujourd’hui presque disparu. Le graveur dégage par enlèvement de matière la surface qu’il souhaite voir apparaître en relief, surface qui est ensuite gravée de volutes ou de fleurs, puis polie. Autour du motif, le fond est piqueté point par point pour prendre une apparence grenée, puis le mouvement est rhodié pour obtenir un aspect bicolore inattendu. La gravure fleurisanne est une technique datant du XIXe siècle, développée et mise en œuvre à Fleurier (canton de Neufchâtel, Suisse), où Chopard a créé sa propre Manufacture il y a une vingtaine d’années. Ce savoir-faire incarne parfaitement le patrimoine horloger des Manufactures de la région. Chopard lui a redonné ses lettres de noblesse en formant les mains expertes de ses artisans afin de perpétuer la tradition. Il faut deux semaines et demie aux maîtres horlogers de Chopard pour fabriquer ce chef-d’œuvre, dont deux semaines juste pour la gravure du mouvement.

Chopard Esprit de Fleurier Peony L.U.C XP 35mm
Chopard Esprit de Fleurier Peony L.U.C XP 35mm

L’Esprit de Fleurier Peony n’est pas seulement une prouesse en matière d’esthétique, elle est également animée d’un mouvement d’exception, le calibre automatique L.U.C 96.23-L doté de deux barillets superposés coaxiaux pour une réserve de marche de 65 heures. Sa construction avec micro-rotor lui permet de se loger dans un boîtier extra-plat de 7,5 mm. Réduire l’épaisseur d’une montre à moins de 9 mm est désormais un impératif dans le segment des montres pour dame. Et si les Manufactures capables de telles prouesses restent très peu nombreuses, Chopard en fait clairement partie.

Chopard Esprit de Fleurier Peony L.U.C XP 35mm
Chopard Esprit de Fleurier Peony L.U.C XP 35mm

L’Esprit de Fleurier Peony apparaît particulièrement adaptée au marché asiatique. En effet, son édition limitée à huit exemplaires évoque un chiffre auspicieux dans la culture de la région qui voit dans la pivoine un symbole de la richesse et du bonheur. Sous la dynastie des Tang, la pivoine était cultivée à grande échelle et son épanouissement reflétait la prospérité de la Chine. Symbole de bonne santé, elle promet également prospérité et mariages heureux ! Mais tout cela ne veut pas dire que la pivoine de Chopard ne séduirait pas aussi une clientèle nord-américaine. Toute personne sensible à la délicatesse des gravures fleurisannes tombera sous son charme. L’Esprit de Fleurier Peony L.U.C XP 35 mm est dotée d’un boîtier en or rose 18 carats de 35 mm pour une épaisseur de 7,5 mm, étanche à 30 mètres. Elle est assortie d’un bracelet en toile brossée rose. Lunette, cornes et flancs sont sertis de 2,23 carats de diamants.

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