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Des « rebelles » horlogers en terre émiratie
Expositions

Des « rebelles » horlogers en terre émiratie

mercredi, 04 novembre 2015
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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7 min de lecture

Ils réalisent quelques centaines de garde-temps par année, sillonnent la planète pour les présenter et croient dur comme fer à la « nouvelle horlogerie ». Dix « rebelles » de la mesure du temps se sont donné rendez-vous à la Dubai Watch Week. Question de nourrir le mythe de l’homme derrière la montre.

Leurs garde-temps sont aux antipodes les uns des autres. Et pour cause, ils soignent leurs différences comme autant de signatures aux marges de la Haute Horlogerie. Pourtant, nombre de points communs rassemblent ces artisans créateurs pour lesquels la Dubai Watch Week avait déroulé le tapis rouge mi-octobre. Pour la première édition de son salon à vocation non commerciale, Ahmed Seddiqi & Sons, distributeur incontournable de la région avec ses 65 points de vente, avait en effet convié un impressionnant panel de représentants de ce que l’on appelle désormais la « nouvelle horlogerie ». Des hommes qui incarnent leurs montres et que les collectionneurs approchent avec une admiration sans borne. Quelle ne fut ainsi pas la joie d’un collectionneur turc de pouvoir échanger quelques mots avec Philippe Dufour ! Mieux ! De pouvoir tenir dans ses mains la Simplicity que le maître horloger se garde comme la seule montre « qu’il a les moyens de s’offrir ». Cette Dubai Watch Week avait d’ailleurs réservé un lieu d’exposition à dix « rebelles », qui, au-delà de leur diversité, évoquent des démarches sensiblement proches et une vision de l’horlogerie aux valeurs communes. Rencontres.

de Bethune, une marque reconnue

Avec un volume de quelque 300 montres cette année, soit un recul d’une centaine de pièces par rapport au record de 2013, de Bethune garde le cap avec une représentation dans 35 points de vente à travers la planète. « La seule manière de faire la différence pour une marque comme la nôtre, expose Pierre Jacques, CEO de la Maison, c’est par l’innovation et la créativité. Raison pour laquelle nous appliquons à la lettre ce principe qui n’est pas de faire plus mais de faire mieux avec des produits authentiques, des produits vrais et d’une exécution irréprochable. » Un principe qui a fait mouche en 2011, année où de Bethune emportait l’Aiguille d’Or du Grand Prix d’Horlogerie de Genève avec sa DB28. « On peut dire tout ce que l’on veut sur ce type de récompense, poursuit Pierre Jacques. Mais en ce qui nous concerne, il ne fait pas de doute que cette distinction a fait décoller la marque dans l’esprit des amateurs comme des détaillants. Depuis, je n’irais pas jusqu’à dire que la marque est connue, mais reconnue, c’est certain. »

Un phénomène non négligeable par les temps qui courent.
Peter Speake-Marin
Speake-Marin, l’atout Pierce Brosnan

En termes de notoriété, Peter Speake-Marin ne se fait aucune illusion : « Soyons honnêtes ! La réalité, c’est que personne ne nous connaît. En dehors d’un petit cercle d’initiés et de quelques marchés de niche, nous n’existons pas. » Cette non-existence est toutefois loin de chagriner le maître horloger qui compte sur un volume de 800 pièces cette année, la meilleure réalisée par la Maison depuis sa création en 2002. En route donc pour les 1 000 montres ? « Il est vrai que c’est l’objectif que nous nous sommes fixé, poursuit-il. Mais il est fort probable que nous n’y arrivions jamais. Cela dit, ce n’est pas tellement la quantité qui compte mais bien plutôt ce mélange de qualité et de design qui différencient nos produits. Si je regarde du côté de nos ventes en cette année 2015, qui est loin d’être favorable pour les horlogers, ce sont nos produits les plus chers et les plus élégants qui ont la cote. En d’autres termes les J-Class avant les Spirit, alors que les pièces rares sont généralement toutes prévendues. Le constat s’applique également à la gamme féminine Shenandoah, que nous avons lancée l’an dernier. À mes yeux, cela veut dire que nous avons trouvé une bonne alchimie. »

Au niveau des ingrédients, il en est un qui aura toutefois joué un rôle non négligeable. Un ingrédient qui a pour nom Pierce Brosnan, dont l’élégance naturelle fait merveille. L’acteur et l’horloger se sont rencontrés l’an dernier sur le tournage de Survivor, où le second prodiguait ses conseils au premier chargé d’incarner un… horloger pris dans les engrenages d’une affaire d’espionnage. Comme Omega était de l’histoire ancienne pour l’ex-James Bond, il n’en fallait guère plus pour que Pierce Brosnan devienne l’ambassadeur de Speake-Marin, scellant une amitié quasi immédiate entre les deux hommes. « Chaque fois qu’il en a l’occasion, il porte une de nos montres ! s’exclame Peter Speake-Marin. C’est extraordinaire, et pour plusieurs raisons. D’un côté cela conforte les clients dans leurs choix et, de l’autre, cela rassure les détaillants. Un phénomène non négligeable par les temps qui courent. Comme les grandes marques sont en train de pousser leurs propres réseaux de vente, il y a des places à prendre chez les détaillants. »

Voilà de la belle ouvrage.
Laurent Ferrier, l’horlogerie comme elle doit être

« Élégance ». Ce mot revient souvent dans la bouche de Vanessa Monestel, directrice de Laurent Ferrier, la marque fondée en 2010 par l’horloger éponyme après 37 ans passés chez Patek Philippe. Avec une centaine de pièces par an, autant dire que les montres qui sortent des ateliers de la Maison sise à Plan-les-Ouates, à un jet de pierre du centre-ville de Genève, relèvent d’une démarche jusqu’au-boutiste. Dans le vocabulaire de Vanessa Monestel, cela se traduit par « des finitions exceptionnelles, des lignes pures, un design parfait. Si Laurent Ferrier devait être présenté en une phrase, je dirais que la marque réinterprète les codes de l’horlogerie traditionnelle. Au niveau technique, par exemple, cela se traduit par un premier mouvement tourbillon à double spiral et par un second doté d’un micro-rotor excentré, soit une construction inspirée par l’échappement “ naturel” à double impulsion d’Abraham-Louis Breguet. Deux calibres qui se déclinent en cinq familles de garde-temps, élégants et discrets où chaque détail a été pensé. Tout horloger qui serait amené à ouvrir une Laurent Ferrier dans 50 ans doit pouvoir se dire : “Voilà de la belle ouvrage.” »

Avec 17 points de vente répartis sur les principaux marchés horlogers pour une production on ne peut plus exclusive, Laurent Ferrier s’adresse immanquablement à une audience amoureuse de la belle horlogerie. Avec cette difficulté véritablement existentielle consistant à gagner en visibilité sans avoir les moyens financiers des grands noms de la branche. Entre fabrication artisanale et promotion sur les marchés, la question de la gestion des ressources est de celles que Vanessa Monestel doit résoudre au quotidien. À la clé, la pérennité d’une marque qui représente « l’horlogerie telle qu’elle doit être ».

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