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DeWitt lance sa nouvelle gamme Twenty-8-Eight
Baselworld

DeWitt lance sa nouvelle gamme Twenty-8-Eight

mardi, 23 mars 2010
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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5 min de lecture

Si la ligne Academia occupait le devant de la scène DeWitt jusqu’ici, la Maison lance cette année une nouvelle collection dont l’un des modèles est équipé de son premier mouvement 100% manufacture. Prélude au calibre régulateur à remontage séquentiel en phase de test.

D’entrée de jeu, le pavillon DeWitt à Baselworld étonne, non pas tellement par l’agencement des lieux mais surtout par la nouvelle campagne de communication qui revisite les peintures de Hans Holbein (1497-1543) et Anthony van Dyck (1599-1641) avec une touche de modernité déconcertante. C’est exactement dans cet état d’esprit que la Maison aborde le salon de cette année, avec des pièces censées surprendre tout en confortant l’amateur dans ses choix de modèles directement hérités de la tradition horlogère. « Un juste milieu entre tradition séculaire et techniques contemporaines », résume Jérôme de Witt, propriétaire de la marque.

Intégrer tous les métiers de l’horlogerie

Et pour bien signifier que cette année 2010 doit représenter un grand millésime, la Maison présente d’emblée la nouvelle collection, la Twenty-8-Eight (en référence au 28 Floréal, date où Napoléon, ancêtre de Jérôme de Witt, est devenu « Empereur des Français ») qui doit progressivement venir étayer ses Academia sur le devant de la scène jusqu’ici. Une collection qui prend pour l’instant la forme d’un modèle Automatique heures, minutes, secondes sur base ETA, au cadran à double guillochage et boîtier DeWitt adouci. Elle prend surtout la forme d’un Tourbillon, le tout premier mouvement manufacture de la marque réalisé 100% à l’interne. Pour donner toutes leurs chances à ces deux nouvelles pièces, DeWitt les a conçues comme des entrées de gamme, à moins de CHF 20’000 pour l’Automatique et à CFH 143’000 pour le Tourbillon.

Jusqu’ici, DeWitt se fournissait en grande partie pour ses mouvements chez BNB Concept, société dont la faillite a été prononcée en janvier dernier. Un problème pour la marque ? « Certainement pas, explique Nathalie Veysset, directrice opérationnelle de DeWitt. Quatre de nos calibres, certes parmi les plus compliqués comme le Tourbillon à Force Constante à Chaîne ou la Répétition Minutes Tourbillon GMT Antipode présentée en 2009 mais qui entre dans nos collections officielles cette année, provenaient de BNB. Mais nous avons toujours travaillé en étroite collaboration dès le développement et les mouvements nous étaient livrés en kits. Alors non seulement nous avons suffisamment de stocks pour faire face à la demande mais de plus, nous sommes aujourd’hui capables de réaliser la plupart des composants en interne, ce qui nous sécurise tant au niveau de la qualité des produits que du service après ventes. » Une évolution qui correspond en tout point à la volonté de la marque comptant près de 70 collaborateurs d’intégrer progressivement tous les métiers de l’horlogerie, comme en atteste ce premier mouvement maison.

Twenty-8-Eight Tourbillon © DeWitt
Twenty-8-Eight Tourbillon © DeWitt
Le calibre DW 8014

Pour bien faire comprendre que cette motivation n’est pas un vœu pieux, DeWitt arrive également à Bâle avec, dans sa besace, le calibre DW 8014, soit un calibre Régulateur à système de remontage automatique séquentiel, un deuxième développement entièrement réalisé à l’interne doté d’un échappement et spiral Straumann. Particularité de ce mouvement à seconde morte directement reliée au tourbillon permettant un seul barillet : une masse oscillante périphérique couplée à un rail sinusoïdal qui, via un bras de remontage débrayable, débouche sur un système d’armage séquentiel du barillet.

En d’autres termes, la charge d’énergie est constamment maintenue entre 40% et 60% de manière à obtenir une couple constant et optimal, d’où son appellation de Régulateur. Ce développement, qui fait l’objet d’un troisième dépôt de brevet de la part de la Maison, nécessitera encore une année de tests afin d’obtenir toute la fiabilité voulue, un des leitmotiv de Jérôme de Witt qui dévoile également à Bâle les travaux de la Maison sur son premier « tracteur », probablement présenté au Salon bâlois l’an prochain, en même temps que les premières pièces équipées du DW 8014.

2010, année de redéploiement

« Contrairement à ce que l’on pourrait penser, pour une Maison comme DeWitt, dont la production est de l’ordre de 1’000 à 1’500 pièces par année, essentiellement des modèles compliqués, la réalisation d’un calibre simple n’est pas la chose la plus aisée. Nous devons évidemment tenir compte des facteurs de coûts en fonction des volumes, expose-t-il. Cela dit, nous avons la ferme intention de tenir nos promesses manufacturières. »

Pour l’année en cours, DeWitt, qui arrive également avec deux nouveaux modèles Academia, une Blackstream Chronographe et une Blackstream Triple Complication – GMT3, entend tirer les fruits du travail effectué l’an dernier sur son réseau de distribution. «  En 2009, nous nous sommes concentrés sur la distribution du travail au sein de l’entreprise et sur nos réseaux de ventes, conclut Nathalie Veysset. Nous avons par exemple consolidé notre filiale aux Etats-Unis et engagé un nouveau CEO pour la diriger. Nous avons un nouveau partenaire en Chine et bientôt à Hong Kong. De plus, nous avons ouvert le Royaume-Uni, le Benelux et intensifié nos efforts en Allemagne, dans quelques pays de l’Est et en Asie centrale. C’est pourquoi je pense que l’année 2010 sera celle du redéploiement de DeWitt. »

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