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Dynafer, des locomotives à la tête de montre
Actualités

Dynafer, des locomotives à la tête de montre

mercredi, 06 avril 2011
Par Eric Othenin-Girard, Christophe Roulet
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Eric Othenin-Girard

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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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4 min de lecture

Le monde de la sous-traitance a connu une mutation fondamentale au cours de ces dernières années. Qu’une entreprise se trouve au cœur de la région horlogère ou à l’autre bout de la Suisse ne change pas le problème. Aujourd’hui, un fournisseur qui veut vivre et progresser se doit d’être un « fabricant de solutions sur mesure » et diversifié.

Fondée à La Chaux-de-Fonds en 1982, Dynafer SA a commencé par développer son savoir-faire dans les machines spéciales pour la sous-traitance horlogère. « Il s’agissait par exemple de machines destinées à l’empierrage ou à la mesure des ébats, précise Denis Villard, fondateur d’une société qui compte aujourd’hui 24 collaborateurs. Jusqu’en 2003, nous avons étendu cette activité avec succès mais, pour pouvoir poursuivre dans cette voie, il aurait fallu que nos développements débouchent sur des commandes de petites séries, ce qui n’a pas été exactement le cas. Nous avons donc entamé une diversification en passant des machines spéciales à l’outillage, pour le secteur médical notamment, la grande consommation ou les machines-outils pour sous-ensembles de production. » Une nouvelle approche du marché qui explique qu’aujourd’hui Dynafer maîtrise une dizaine de métiers allant de l’usinage à l’assemblage et la mesure.

Une diversification salutaire

Aujourd’hui, l’entreprise possède ainsi son propre bureau de recherche et développement. Elle peut soit répondre à la demande extrêmement précise d’un client, soit, en partant d’une feuille blanche, concevoir, développer, construire un prototype et élaborer un nouveau produit, un outil, voire une machine ou un établi d’horloger complet. En d’autres termes, Dynafer agit exactement comme une manufacture de montres qui maîtrise à l’interne l’entier de la tête de la montre, habillage compris, en sachant que le secteur horloger représente désormais 50 % de son chiffre d’affaires.

« Grâce à cette diversification, nous avons pu traverser la dernière crise horlogère avec un flux de commandes qui nous a permis de maintenir les volumes de travail et les équipes, poursuit Denis Villard. Nous n’avons pour ainsi dire pas eu besoin d’avoir recours au chômage partiel en jouant sur la flexibilité des horaires. Cela dit, soyons réalistes, ce revers conjoncturel a touché tout le monde au sein de l’univers de la sous-traitance à un moment ou à un autre. C’est pourquoi, même si la branche horlogère est bien repartie et qu’elle reste une priorité pour l’entreprise, synonyme chez nous d’un retour à deux plages horaires de huit heures, nous restons prudents avec, toujours en ligne de mire, une assise sur nos différentes compétences. »

Denis Villard, directeur général © Dynafer
Denis Villard, directeur général © Dynafer
Solutions industrielles

Sur la base de son savoir-faire technique diversifié, allant de la fabrication de très grandes pièces pour locomotives à celle de composants les plus fins pour mouvements d’horlogerie, Dynafer est ainsi à même d’apporter des solutions originales aux problèmes de ses clients. En partant de plans d’usinage ou d’une simple idée, l’entreprise dresse un cahier des charges précis et détaillé en 3D. Le bureau R&D produira ensuite en 2D tous les plans de détail nécessaires à la fabrication des éléments constitutifs de l’outil. Après avoir établi les processus de travail pour les machines de fraisage et tournage sur base de programmation AlphaCam 2D et 3D débutent alors les opérations concrètes permettant de transformer la matière brute en un outil, un posage ou tout autre instrument. L’électroérosion à fil fait également partie des activités de la société, tout comme le tournage CNC. Enfin, pour être en mesure de signer la production de ses clients, elle dispose d’une graveuse laser qui permet d’insérer texte et logo directement dans la masse du produit.

« Ces particularités propres à Dynafer font que nous ne souffrons pas d’une concurrence trop vive dans l’outillage. Pour ce qui est de l’usinage, c’est une autre affaire, conclut Denis Villard. C’est ce qui nous pousse à toujours vouloir diversifier nos activités et à rechercher de nouveaux clients. Principe d’une saine gestion d’entreprise. Il faut toujours se poser les bonnes questions pour aller de l’avant et ne jamais relâcher ses efforts. Dans le monde de la sous-traitance, il s’agit là d’une démarche incontournable. »

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