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Emma Stone, la discrétion au poignet
Histoires de montres

Emma Stone, la discrétion au poignet

mardi, 12 décembre 2017
Par Frank Rousseau
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Frank Rousseau

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5 min de lecture

Battle of the Sexes, qui vient de sortir sur les écrans, c’est l’histoire de la tenniswoman Billie Jean King, incarnée par la jeune oscarisée Emma Stone. Une femme qui aime les montres discrètes, fonctionnelles, éternelles.

Billie Jean King est l’une des plus grandes sportives au monde. Une idole absolue aux États-Unis. Le 20 septembre 1973, cette reine du tennis planétaire défiait lors d’un match d’exhibition l’ancien numéro 1 masculin Bobby Riggs, alors âgé de 55 ans. Ce macho notoire prétendait qu’elle n’avait pas la moindre chance contre lui. Disputée à Houston devant une foule en délire de plus de 30 000 fans et 50 millions de téléspectateurs, la rencontre fut remportée par l’Américaine 6-4, 6-3, 6-3, synonyme de reconnaissance du tennis féminin. Emma Stone explique.

Emma Stone
Emma Stone
Comment analyseriez-vous ce match mythique ?

Le match qui opposa Billie Jean King à Bobby Riggs a indéniablement changé l’histoire du sport, même s’il revêt une dimension sociétale. Tout débute réellement en 1972. Cette année-là, Billie Jean, première joueuse mondiale cinq ans de suite, emporte trois titres du Grand Chelem. Mais Billie Jean King a une autre corde à sa raquette : son engagement féministe. Elle est intelligente, elle cogite vite, elle est visionnaire. Elle sait pertinemment que sa victoire peut avoir un impact considérable sur l’égalité homme-femme dans le milieu du tennis, voire bien au-delà ! Il ne faut pas oublier que cette rencontre au sommet a été diffusée en prime time. On n’avait jamais vu ça. L’audience était aussi importante que lors d’une finale du Super Bowl. J’ai lu récemment que ce match reste à ce jour la plus forte audience télévisée jamais enregistrée par le tennis aux États-Unis. Je n’étais pas née quand cette rencontre a eu lieu. Je ne savais même pas de quoi il s’agissait avant de tourner Battle of the Sexes. Mais ce qui est sûr, c’est que cette histoire a refaçonné les relations homme-femme !

Pendant un temps, je n’ai porté que des montres d’homme, des montres vintage qui dégageaient un côté plus racé, plus affirmé que les modèles féminins.
Emma Stone
Puisque vous évoquez le temps passé, vous souvenez-vous de votre toute première montre ?

Oui, c’était une Swatch, que mes parents m’avaient offerte pour mon anniversaire. Elle était dorée et j’en étais très fière. Pendant un temps, je n’ai porté que des montres d’homme. Et pas forcément celles de mes petits copains. Je ne sais pas comment l’expliquer. Il s’agissait surtout de montres vintage. Contrairement aux montres pour femme, je les trouvais plus belles. Elles dégageaient surtout un côté plus racé, plus affirmé. Ces choix inconscients étaient peut-être pour moi un moyen de m’imposer.

Emma Stone
Emma Stone
Lorsque l’on vous offre une montre, est-ce un cadeau qui vous touche ?

Un cadeau reste un cadeau. C’est-à-dire quelque chose qui est destiné à faire plaisir. Qu’importe le prix. Qu’importe aussi le présent. L’essentiel, c’est l’intention et surtout qui vous l’offre. (rires) Mais c’est vrai que lorsqu’on vous offre une montre, il y a un désir très marqué : celui de vous associer à quelque chose d’important ou à quelqu’un qui compte pour vous. Généralement, on ne vous offre pas une montre comme ça, sur un coup de tête. Il y a toujours une intention derrière, un événement à fêter, un instant de vie à commémorer. La montre en cadeau est d’abord le signe d’un attachement et le désir de marquer un lien affectif, amical ou amoureux que l’on espère éternel.

Une montre nous en dit beaucoup sur la personne que vous avez en face de vous. En un clin d’œil, vous pouvez toute suite savoir à qui vous avez à faire.
Emma Stone
Est-ce un accessoire que vous regardez en premier chez un homme ?

Non ! Je sais qu’il y a des femmes qui fonctionnent ainsi. Elles se disent qu’un homme avec une montre de luxe, c’est forcément quelqu’un qui a réussi, donc un bon parti. Idem lorsque l’homme conduit un bolide. Elles ont un raisonnement très binaire. Car après tout vous pouvez très bien avoir une montre en leasing au poignet, piloter une Ferrari achetée à crédit et dormir chaque soir dans un hôtel miteux. Cela dit, une montre nous en dit beaucoup sur la personne que vous avez en face de vous. En un clin d’œil, vous pouvez tout de suite savoir si vous avez affaire à quelqu’un de discret ou d’exubérant. À un sportif en quête de performance ou à quelqu’un de plus cérébral. À un voyageur ou à un sédentaire.

Mais vous, Emma, qu’est-ce que vous aimez mettre à votre poignet ?

Même si j’aime les gadgets high-tech, je n’ai jamais été attirée par les montres avec plein de fonctions compliquées. Quand je veux savoir quel temps il va faire, je jette un coup d’œil sur l’application de mon téléphone et non sur la pression atmosphérique indiquée par une montre. Pour moi, une montre, c’est comme un bijou ou une petite robe. Il faut qu’elle soit simple, épurée, rien de tape-à-l’œil. L’avantage avec les montres discrètes, c’est que vous pouvez les regarder, l’air de rien, quand un rendez-vous est trop ennuyeux et que vous devez vous éclipser. Un petit coup de poignet et hop ! Ce qui est impossible avec un Smartphone. (rires)

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