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En Chine, des trésors cachés pour collectionneurs
Culture

En Chine, des trésors cachés pour collectionneurs

mercredi, 24 avril 2019
Par Shining Zhu
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Shining Zhu

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4 min de lecture

Ces quatre ou cinq dernières années, un certain nombre de montres ont fait leur trou sur le marché chinois : la Nautilus Réf. 5711 de Patek Philippe, la Royal Oak 15202 d’Audemars Piguet, la plupart des Richard Mille ou des Rolex. Il existe toutefois un certain nombre de montres très populaires dans d’autres pays qui restent sans attrait en Chine.

La montre la plus recherchée en Chine est la Rolex Daytona avec cadran blanc. Alors que son prix officiel est de 96’700 RMB (~15’000 USD), elle grimpe facilement à 160’000 RMB (~24’000 USD), sans parler des délais d’attente même après avoir payé une telle prime. Pour ce qui est de la Patek Philippe Nautilus Réf. 5711, elle vaut actuellement 300’000 RMB (~45’000 USD) sur le marché chinois ! Il existe toutefois de nombreux modèles très populaires dans d’autres pays mais qui suscitent peu d’attention en Chine. De manière générale, les acheteurs de montres chinois ne s’intéressent pas aux montres de plongée – sauf aux Rolex – ni aux chronographes – sauf aux Rolex à nouveau. Ils préfèrent les montres rondes à trois aiguilles et auraient facilement tendance à acheter les mêmes modèles que tout le monde, ce qui peut être une sage décision.

Nautilus Réf. 5711 © Patek Philippe
Nautilus Réf. 5711 © Patek Philippe

On notera bien entendu les différences de goût selon les marchés, ce qui explique les performances très variées de tel ou tel produit d’un pays à l’autre. La Zenith El Primero Striking 10th, par exemple, une édition limitée à 1’969 pièces en 2010, a été épuisée très rapidement presque partout ailleurs qu’en Chine, où elle a fini aux soldes. La même contre-performance est arrivée à la TAG Heuer Monaco Calibre 12, modèle légendaire pour fans de course automobile qui est resté dans les vitrines des boutiques pendant des années.

Peu d’engouement pour Omega en Chine

La Speedmaster d’Omega, pourtant si populaire, ne s’est jamais très bien vendue en Chine quelle que soit l’édition. Avec son cadran blanc, ses aiguilles fusée des compteurs de chronographe et son énorme boîtier extérieur en aluminium rouge, l’« Alaska Project » présentée en 2008 a été éditée à raison de 1’970 exemplaires. D’abord fixé à 45’400 RMB (~6’000 USD), le prix officiel en Chine a ensuite grimpé à 48’800 RMB (~7’300 USD), sans aucun succès commercial. Encore en 2017, on pouvait en trouver dans les recoins de certaines boutiques Omega. Soudainement, la Speedmaster est devenue très populaire au niveau international, d’autant plus recherchée que le modèle est rare. Le prix d’une « Alaska Project » neuve a alors atteint les 15’000 USD. C’est pourquoi, vers la fin 2018, Omega a décidé de rapatrier tous les stocks chinois afin de les écouler facilement dans d’autres pays. Autre exemple de « Speed » : la pièce anniversaire des 35 ans de la mission Apollo-Soyuz, une édition de 2010 limitée à 1’975 exemplaires avec cadran en météorite. Alors qu’en Chine il était très facile d’obtenir un rabais conséquent par rapport au prix officiel de 60’800 RMB (~9’100 USD), un même modèle de seconde main s’est vendu aux enchères chez Christie’s pour plus de 10’000 USD. À cette heure-ci, le marché chinois pourrait bien être le dernier qui possède encore cette montre en stock.

Comme le dit le proverbe, "les rebuts des uns sont les trésors des autres" !

En tant que marché encore peu mature, la Chine offre un profil plutôt conservateur avec un faible taux d’acceptabilité. Le « vintage », par exemple, ne suscite guère d’intérêt auprès des consommateurs chinois. C’est pourquoi certaines éditions spéciales, épuisées partout dans le monde, sont encore disponibles en Chine comme la CPCP de Cartier (Collection Privée Cartier Paris) ou la Museum Collection d’Omega. Certains groupes d’acheteurs futés ont bien saisi l’aubaine et font désormais le déplacement vers la Chine à la recherche de modèles rares comme la Zenith Retrotimer ou l’Édition du 170e Anniversaire d’Ulysse Nardin. Des initiatives qui peuvent se révéler des plus fructueuses. « Les valider svp des uns sont les trésors des autres » – comme le dit le proverbe. En ce sens, les centaines de boutiques horlogères présentes sur le vaste territoire chinois pourraient bien être la cible privilégiée lors des futures chasses aux trésors des collectionneurs de montres.

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