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Enchères genevoises : Christie’s
Culture

Enchères genevoises : Christie’s

mercredi, 2 novembre 2011
Par Danièle Chambas
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Danièle Chambas

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5 min de lecture

Avec 427 lots, dont 129 Patek Philippe et 65 Rolex, soit 45 % de la totalité des pièces proposées, Christie’s et Aurel Bacs, directeur international du département Montres, devraient signer un magnifique record de vente et peut-être faire exploser le résultat des CHF 23 millions atteint en mai 2010 !

Après avoir feuilleté le magnifique catalogue de cette session et admiré la sélection des lots de montres-bracelets vintage et modernes, de montres de poche et de pendulettes Cartier, collectionneurs et amateurs ne peuvent qu’être enthousiasmés. Malgré la fragilité de l’économie mondiale actuelle, la Haute Horlogerie conserve son aura de « valeurs refuge ». Le nombre de collectionneurs potentiels ne cesse d’ailleurs d’augmenter, tout particulièrement en Asie. Aurel Bacs mise beaucoup sur la confiance de ses clients, tout comme sur l’émotion et l’amour illimité que suscitent les pièces exceptionnelles. « La passion ne s’éteint pas à cause de la Bourse ! » s’exclame le commissaire-priseur.

Quatre Patek Philippe à un million de francs

Une bonne centaine de lots mériteraient d’être commentés, mais quatre d’entre eux – les lots phares Patek Philippe bien sûr – retiennent l’attention. Il s’agit d’abord de « la montre la plus convoitée, promise à une bataille féroce entre enchérisseurs », selon Aurel Bacs : la mythique réf. 3448 (lot 88) en or rose datée 1968. « Probablement une pièce unique puisque, à ce jour, tous les spécialistes de la planète ne connaissaient la 3448 qu’en version or jaune, gris ou en platine », poursuit le commissaire-priseur. Achetée en 1970 par son propriétaire actuel, elle porte sur son cadran la signature « Freccero », un détaillant de Montevideo. D’une remarquable fraîcheur, elle se présente avec son écrin d’origine et son certificat de garantie. Estimée entre CHF’500 et 1 million (USD 560’000-1,1 million / € 420’000-830’000), elle devrait faire exploser ces montants. Suit le lot 89, une superbe montre de poche en platine avec complications et tourbillon. Il s’agit d’une commande spéciale du New-Yorkais Henry Graves Jr en 1932, avec son nom gravé sur le fond et son écrin originel. Au total, Henry Graves Jr a commandé chez Patek Philippe 30 montres de poche à complications. Sur les quinze réapparues sur le marché, treize appartiennent désormais au musée Patek-Philippe. Des deux restantes, une a été adjugée aux États-Unis et voici la deuxième, beaucoup plus compliquée (est. : CHF 800’000-1,4 million / USD 890’000-1,6 million / € 670’000-1,2 million).

Les lots 141 et 252 sont des pièces à complications produites exclusivement à trois exemplaires chacune. Estimées entre CHF 1 et 1,5 million (USD 1,2-1,7 million / € 840’000-1,2 million), elles ont toutes les chances de dépasser leurs estimations les plus optimistes. La première, la réf. 1579 de 1946 avec tachymètre en miles, est le seul chrono emboîté dans du platine, « une folie totale à l’époque », souligne Aurel Bacs. Quant à la seconde, la réf. 3449 en or jaune, calendrier perpétuel, phases de lune et lunette à multiples facettes, il s’agit d’une montre très importante, la première de trois pièces expérimentales dont un autre exemplaire se trouve au musée Patek-Philippe.

Lot 141 : Chronographe Patek Philippe réf. 1579 de 1946 © Christie’s
Lot 141 : Chronographe Patek Philippe réf. 1579 de 1946 © Christie’s
La montre de James Bond

Dans la section Rolex, voici certainement l’une des montres les plus célèbres de l’histoire du cinéma puisqu’elle a été portée par Roger Moore dans Vivre et laisser mourir. Il s’agit d’une Oyster Perpetual Submariner réf. 5513 acier, fabriquée en 1972 et gravée « Roger Moore 007 » sur le fond du boîtier (lot 182, le dernier de la session matinale). Pour les besoins du film, le directeur artistique Syd Cain l’avait « customisée » en montre-gadget équipée d’une lunette-scie et d’un mouvement à champ magnétique capable de dévier une balle. Un rêve pour les fans de James Bond (est. : CHF 200’000-400’000 / USD 230’000-450’000 / € 170’000-340’000). À suivre également, la réf. 8382 de 1953 (lot 179), une pièce rarissime et pleine de charme en or jaune avec un cadran en émail cloisonné représentant Neptune (est. : CHF 120’000-180’000 / USD 140’000-200’000 / € 100’000-150’000).

Parmi les très beaux lots du secteur Montres de poche enfin, on apprécie la superbe Lange & Söhne en or rose (lot 162) de 1889, réf. 28218 à huit complications dont un calendrier perpétuel, une répétition à minutes et un chronographe à rattrapante. Propriété de la même famille pendant 102 ans, elle est dans un état remarquable, d’où son estimation de CHF 300’000-500’000 (USD 340’000-560’000 / € 250’000-420’000).

Exposition : 11-13 novembre 10h-18h
Vente : Lundi 14 novembre 9h30 (lots 1-182), 14h30
Four Seasons Hôtel des Bergues, 33 Quai des Bergues, Genève
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