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Entre art et sport, le cœur de Richard Mille balance
Modes & Tendances

Entre art et sport, le cœur de Richard Mille balance

mercredi, 14 octobre 2020
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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6 min de lecture

Chez Richard Mille, les innovations se succèdent. Après la RM 72-01, premier chronographe maison au mécanisme breveté mis en scène par le chorégraphe Benjamin Millepied et le compositeur Thomas Roussel, l’horloger présente la RM 27-04, une montre tourbillon à la « construction » inédite, célébrant 10 ans de partenariat avec le champion de tennis Rafael Nadal.

Week-end chargé pour Richard Mille et ses « protégé(e)s ». Engagée dans les 4 heures de Monza, la Richard Mille Racing Team décrochait une honorable 11e place. À une course de la fin de saison – les 4 heures de Portimao –, l’écurie exclusivement féminine, qui inaugure la présence de l’horloger dans le championnat européen d’endurance ELMS, occupe ainsi la 9e place du classement provisoire. Rafael Nadal, de son côté, n’a pas failli au tournoi de Roland-Garros, qui s’est achevé dimanche. En battant sèchement Novak Djokovic en trois sets, il emportait son 13e sacre sur la terre battue parisienne, synonyme d’un 20e titre en Grand Chelem, record de Roger Federer égalé ! À son poignet : la toute dernière RM 27-04, qui consacre 10 ans de partenariat avec Richard Mille et qui incarne, encore une fois, un condensé de technologie dont la Maison a le secret.

Rafael Nadal © Renaud Corlouer
Rafael Nadal © Renaud Corlouer

« Notre objectif commun était très clair, explique Rafael Nadal à propos des liens qui l’unissent à Richard Mille depuis 2010 : que chaque pièce soit extrêmement légère et qu’elle s’adapte parfaitement à mon poignet. Deux caractéristiques indispensables que les équipes ont conjuguées sans nuire à la capacité de résistance puisque sur les terrains les mouvements du bras et du poignet peuvent être très violents. À tel point que ces montres ont fait des émules sur le circuit, plusieurs joueurs m’ayant demandé comment ils pouvaient s’en procurer. J’ai cette sensation, depuis le début de notre partenariat, de jouer au tennis sans porter de montre. C’est assez unique ! Aujourd’hui, elles sont tellement intégrées à ma routine sportive que je ne pourrais plus m’en passer. » Autant dire que cette neuvième pièce de la collection Nadal est parfaitement fidèle à cette philosophie, la technicité en prime.

RM 27-04 Tourbillon Rafael Nadal © Richard Mille
RM 27-04 Tourbillon Rafael Nadal © Richard Mille

Chez Richard Mille, tout commence par les matériaux. La Maison avait déjà donné le ton il y a quelques semaines en présentant une RM 11-05 Automatique Chronographe Flyback GMT dotée d’une lunette en Cermet gris. Ce matériau exclusif à matrice métallique de zircone renforcée de céramique dispose de propriétés prisées notamment dans la protection balistique. En bref, un matériau plus léger que le titane et pratiquement aussi dur que le diamant. Même souci d’inédit avec la RM 27-04 Rafael Nadal puisque le boîtier est réalisé en TitaCarb®, un polymère haute performance renforcé par l’injection de fibres de carbone à hauteur de 38,5 %. Résultat : ce matériau, encore une fois exclusif à la marque, offre une résistance à la traction exceptionnelle de 3’700 kg par cm² faisant de lui l’un des composites les plus résistants au monde avec un point de rupture proche de l’acier.

La RM 27-04 est construite comme une raquette de tennis.

L’aventure ne s’arrête évidemment pas là. Évolution de la RM 27-01 et son mécanisme de suspension du mouvement par câble, la nouvelle « Rafa » voit son calibre à tourbillon soutenu uniquement par un tamis microbillé constitué d’un seul câble en acier tressé, maintenu par deux tendeurs à vis. L’analogie avec les cordages des raquettes de tennis saute évidemment aux yeux. Positionné en diagonale, le mouvement à remontage manuel est ensuite relié au tamis par cinq crochets arrimés au dos de la platine. « Trois anti-vibrateurs en Quartz TPT® rouge, placés au niveau des chatons du tourbillon, du barillet et des aiguilles, garantissent le centrage du mouvement lors de sa pose tout en réduisant également les vibrations du tamis », précise la Maison. Au final, cette montre de l’extrême, qui ne pèse que 30 grammes bracelet compris, est capable de résister à tous, y compris à des accélérations de plus de 12’000 g, soit une valeur supérieure à l’accélération d’un piston de formule 1 !

RM 72-01 en or rouge © Richard MiIle
RM 72-01 en or rouge © Richard MiIle

Pour sa RM 72-01 présentée en septembre dernier, ce n’est certes pas la performance qui a dicté la réalisation de cette pièce. Pour ce premier chronographe maison, les équipes de Richard Mille n’en ont pas moins développé un mécanisme original breveté. Dans un chronographe à embrayage horizontal traditionnel, c’est l’énergie de la seconde du mouvement qui est transmise à la seconde du chrono, qui, à son tour, entraîne via un rouage multiplicatif le compteur des minutes. Or la seconde du mouvement est le composant qui possède le moins d’énergie. Avec sa nouvelle architecture, Richard Mille dissocie la prise de couple des différents compteurs du chronographe grâce à deux embrayages à pignons oscillants montés sur bascules. « Indépendantes les unes des autres, les trois échelles de temps sont coordonnées par une roue à six colonnes », précise Salvador Arbona, Directeur technique mouvement chez Richard Mille. Dans ce système, la prise de coupe est constante, l’avancée du chrono n’ayant plus aucune incidence sur la marche du mouvement.

Une telle réalisation ne pouvait toutefois s’accommoder d’un « simple » lancement par voie de presse. Richard Mille a ainsi orchestré une véritable mise en scène de sa montre en confiant la réalisation d’un film promotionnel au danseur et chorégraphe Benjamin Millepied sur une musique de Thomas Roussel, membre de la famille Richard Mille depuis l’été dernier. Dans ce court métrage baptisé « Within », on voit évoluer deux danseurs dans le désert de Joshua Tree, en Californie, sur la mélodie répétitive imaginée par Thomas Roussel dont le rythme est donné par un sample du chrono de la RM 72-01. De quoi donner une dimension « artistique » à la mesure du temps, une démarche très Richard Mille.

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