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Entretien avec The Horacle : l’ascension des indépendants !
Points de vue

Entretien avec The Horacle : l’ascension des indépendants !

lundi, 04 septembre 2017
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William McNish
Planneur stratégique chez RE-UP

“Il n’y a rien d’aussi beau que l’étincelle qui brille dans les yeux d’une personne à l’énoncé d’un sujet qui la passionne !”

Une étincelle novatrice doublée d’un esprit analytique : le duo gagnant !

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6 min de lecture
Robert

Robert

  • Finance
  • 35 ans
  • San Francisco

A self-proclaimed watch nerd, Robert has been a watch collector since his high school days. It all came about due to his everlasting appreciateion for architecture and engineering. His first real watch was an Omega Seamaster.

Dites-nous en plus à votre sujet, comment vous êtes-vous lancé dans la collection de montres de luxe ?

En ce qui concerne ma collection de montres à proprement parler, je dirais que ça a commencé au lycée. J’étais en vacances à Hawaii avec ma famille et j’ai acheté une montre de surfeur digitale, en plastique. Pendant des années, je l’ai religieusement portée à mon poignet. Dites-vous bien que c’était avant l’époque des smartphones ! J’ai toujours eu une inclination particulière pour l’architecture et l’ingénierie, donc j’ai pensé que les montres étaient un chouette moyen d’expression. Maintenant, si on parle de montres de luxe plus précisément, je dirais que ma passion s’est manifestée vers 28 ans. J’ai économisé pour acheter une Omega Seamaster qui a été, je crois bien, ma seule et unique montre pendant deux ans. Après cela, je l’ai troquée contre une Panerai 312 lors de mon 30e anniversaire. Ensuite, ça a été l’escalade ! J’ai eu une Rolex GMT Master II BLNR, une Audemars Piguet Royal Oak 15300, une De Bethune DB 27 et environ 18 autres montres.

Avez-vous une marque indépendante préférée ?

J’en ai deux, car très différentes l’une de l’autre : Richard Mille et MB&F. J’ai un profond respect pour Max Busser, pas simplement pour ses montres mais également pour la passion avec laquelle il les conçoit. Richard Mille, en revanche, propose à mon sens les meilleures montres de sport de toute l’industrie. L’utilisation de nouveaux matériaux, de designs innovants, alliée à un confort à toute épreuve, les rend extrêmement attrayantes. Je dis souvent aux gens qu’ils doivent essayer une Richard Mille pour réellement l’apprécier. Elles sont parmi les plus belles qui existent.

Quelle est votre montre préférée d’une marque indépendante ?

Pour l’instant, je choisirais la MB&F Legacy Machine Perpetual. J’ai un penchant pour les montres compliquées, surtout quand une marque repousse les limites en matière d’ingénierie. Pour moi, la Legacy Machine Perpetual remplit toutes ces conditions. Il y a quelque chose de spécial dans ce mélange de simplicité et de lisibilité, avec un cadran ajouré qui laisse apparaître les 581 composants du mouvement. Ça me fait saliver ! Le fait qu’elle ait gagné le Grand Prix d’Horlogerie de Genève 2016 veut tout dire.

D’un point de vue personnel, pourquoi aimez-vous les marques indépendantes ?

Les montres sont des objets très personnels. Elles racontent des histoires et sont, en quelque sorte, une extension de ce que je suis. Avec les marques indépendantes, je ressens une touche et une connexion plus personnelles. Me sachant propriétaire d’une des rares montres produites en série limitée rend l’expérience spéciale. En comparaison, Rolex produit près d’un million de montres par an. Ne vous méprenez pas, Rolex fait de superbes choses – j’en possède d’ailleurs quatre – mais avec de tels volumes de production, je ne ressens pas cette même connexion à la marque.

Pourquoi pensez-vous que les marques indépendantes ont le vent en poupe ?

C’est difficile à dire parce que certaines marques indépendantes sont très populaires, tandis que d’autres sont sous-estimées. Je pense que les marques appréciées du public bénéficie d’une combinaison gagnante faite d’un marketing juste et d’un sentiment de rareté qui alimente l’appétence pour ses produits. Prenez une marque comme Richard Mille, que j’adore et qui produit entre 4000 et 5000 montres par an. Maintenant, essayez de trouver une RM 35-02 chez un revendeur et dites-moi si vous êtes chanceux ! De l’autre côté, prenez des marques comme MB&F, Moser, F.P. Journe qui produisent moins de 1000 montres par an et vous verrez qu’il est plutôt facile de trouver leurs pièces les plus populaires chez les revendeurs homologués.

À votre avis, pourquoi cette prolifération de marques indépendantes ?

C’est une période propice pour les petites marques pour débuter et prospérer. Le succès de Kickstarter, Instagram et Snapchat assure de nouveaux canaux de diffusion et une nouvelle possibilité de se connecter avec les consommateurs. Comme ces marques peuvent atteindre directement le consommateur en ligne, il n’est pas surprenant de voir émerger de plus en plus de petites marques.

Comment voyez-vous le futur de ces marques ?

Celles qui se démarqueront seront celles qui parviendront à évoluer en gardant une longueur d’avance sur les tendances du moment et en produisant des montres qui sont à la fois intéressantes et différentes. Je ne pense pas qu’on assistera à un transfert global vers la vente de montres en e-commerce. Comme je l’ai dit, acheter une montre est une expérience spéciale, très personnelle. Cependant, les marques qui parviennent à connecter et éduquer le consommateur via différents canaux de communication vont certainement exceller et se démarquer.

Quelle serait votre premier choix pour une montre de jour ?

Cela se joue entre ma Rolex GMT Master BLNR et ma Rolex 1680. Elles peuvent passer d’un costume-cravate à un maillot de bain tout en restant stylées.

Une montre de soirée ?

La Audemars Piguet Royal Oak 15300. Si vous en avez déjà vue une en vrai, vous saurez que cette montre en jette. Je possède aussi une De Bethune Titan Hawk sur un bracelet en cuir. Mais je trouve que la montre AP rend mieux sur un costume.

Une montre de sport ?

Mon Audemars Piguet Royal Oak Offshore 26400IO. Elle est massive, agressive mais très belle et robuste. Et bien évidemment, elle est étanche.

Si votre choix n’avait pas de limite, pour quel modèle opteriez-vous ?

C’est probablement la question la plus difficile à poser. J’ai déjà abordé la question de la MB&F Legacy Machine Perpetual, donc je vais ajouter la Patek Philippe Nautilus 5980. Je suis à fond dans les montres de sport et celle-ci, pour moi, est la reine de toutes. Les proportions du cadran et sa configuration sont absolument parfaites. De plus, le fait qu’elle soit toujours en production ne vient pas ternir le tableau…

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