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Étude Vontobel : pas de croissance en 2015
Economie

Étude Vontobel : pas de croissance en 2015

Thursday, 04 June 2015
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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4 min de lecture
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Le rapport désormais annuel de la banque Vontobel sur l’horlogerie helvétique est aussi attendu que Le Messager boiteux, célèbre almanach prémonitoire édité en Suisse. Or, selon l’institut financier zurichois, la croissance du secteur sera nulle cette année.

Vontobel Luxury Goods Shop – Watch Industry. C’est sous cette appellation que les trois analystes de la banque zurichoise Vontobel viennent d’éditer leur étude annuelle portant sur l’industrie horlogère suisse. Autant dire que cette publication est désormais connue comme le loup blanc. Et pour cause, elle dévoile des secrets d’alcôve que d’aucuns aimeraient bien garder à couvert. Inutile de s’étendre sur la culture du secret qui habite la quasi-totalité des Maisons horlogères. Avec ce panorama du secteur, elle se voit pourtant mise à mal étant donné que Vontobel se fait un point d’honneur d’énumérer les volumes de production des différentes Maisons et l’état de leurs ventes. Il s’agit certes d’estimations, mais vu le manque d’informations en la matière, sociétés cotées comprises, elles feraient facilement figure de références.

Avantage Richemont

Autant le dire tout de suite, l’étude, qui se veut aussi prospective, ne place guère l’exercice en cours sous les meilleurs auspices. En d’autres termes, selon Vontobel, avec CHF 22,3 milliards réalisés à l’exportation, l’industrie horlogère suisse n’enregistrera aucune croissance en 2015. Après le léger sursaut de 1,9 % observé tant en 2013 qu’en 2014, le ralentissement semble clairement s’inscrire dans la durée. Dans ce contexte plutôt morose, l’institut zurichois n’hésite pas à marquer ses préférences en termes boursiers. Or, entre Swatch et Richemont, celles-ci penchent clairement du côté du second, qui saura tirer profit de sa position dominante dans le segment de la joaillerie, une activité qui représente 30 % de son chiffre d’affaires et 50 % de son résultat opérationnel.
Autre avantage : avec des capacités de production principalement en Europe et des ventes majoritairement en dollars, Richemont devrait être en mesure d’améliorer sa rentabilité. Ce qui a d’ailleurs déjà été le cas sur son dernier exercice fiscal clos à fin mars dernier avec une marge opérationnelle en hausse de 140 points de base à 25,6 % sur la base d’un chiffre d’affaires en croissance de 4 % à EUR 10,4 milliards. Et l’institut zurichois de rappeler que le groupe Richemont a enregistré la deuxième meilleure progression dans l’industrie du luxe sur cinq ans à fin 2014 avec une croissance annuelle moyenne de 10,8 %, contre 13,4 % pour Hermès. Reste enfin la question des changes qui a lourdement pesé dans les comptes du Groupe l’an dernier, à la source d’une perte d’EUR 686 millions ayant provoqué un repli de 35 % du résultat net à EUR 1,3 milliard. Mais, là encore, Vontobel se veut confiant, tout comme la Bourse, qui n’a guère sanctionné cet impact des changes enregistré par Richemont.

C’est le groupe Swatch qui s’arroge la plus grosse part du marché mondial.
Incontournables groupes horlogers

Reste que, en termes purement horlogers et sur la base des résultats 2014 compulsés par Vontobel, c’est le groupe Swatch qui s’arroge la plus grosse part du marché mondial avec 19 % représentant des ventes « horlogères » de CHF 7,6 milliards, devant Richemont (16 %-CHF 6,5 milliards) et Rolex (12 %-CHF 4,8 milliards). À noter l’émergence à la quatrième place de Fossil, une compagnie qui accapare désormais 6,3 % du marché pour avoir réalisé un chiffre d’affaires horloger de CHF 2,5 milliards avec 35 millions de montres écoulées en 2014, davantage que la production suisse totale de 28,5 millions de pièces. La concurrence japonaise reste bien présente avec Seiko, Citizen et Casio, qui représentent à elles trois des ventes cumulées de CHF 3,8 milliards pour 10 % de ce gâteau mondial.
En termes de marques, c’est Rolex qui emporte la palme avec des ventes de CHF 4,5 milliards, loin devant Omega et Cartier (voir tableau). Mieux encore ! Selon Vontobel, la marque à la couronne a creusé l’écart en 2014 grâce à d’excellentes performances enregistrées sur un marché américain porteur l’an dernier, alors que les marchés de Hong Kong et de Chine étaient à la peine, des marchés où Omega et Cartier sont fortement implantés. Et Vontobel de noter au passage que le groupe Swatch possède 4 des 10 meilleures marques horlogères suisses selon leurs ventes et le groupe Richemont 6 des 20 premières.

Photo vignette © Baselworld 2015

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