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F.P. Journe fait la nique aux plagiats
Points de vue

F.P. Journe fait la nique aux plagiats

Wednesday, 09 April 2008
Par Florence Noël
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Florence Noël

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4 min de lecture

Le célèbre horloger met une répétition à minutes dans une montre extra-plate. Et s’amuse déjà à l’idée de voir les copieurs tenter d’imiter son mécanisme breveté.

François-Paul Journe n’est pas un suiveur. Il n’a pas non plus la langue dans sa poche. Créateur de la Grande Sonnerie, le garde-temps le plus complexe du monde, l’horloger genevois crée souvent la tendance en matière de complications mécaniques. Aussi, lorsque le patron indépendant se lance un nouveau défi, le résultat fait en général beaucoup d’admiratifs mais aussi quelques envieux.

Rebelote en 2008, avec sa dernière création, présentée en marge du SIHH. Spécialiste du son horloger, François-Paul Journe s’est mis en tête de mettre une répétition à minutes dans une montre ultra-plate. Objectif réussi avec la montre Répétition Minutes Souveraine, un mouvement à répétition à minutes de 4 mm seulement, muni d’un son cristallin et intégré dans une boîte d’une épaisseur qui, elle, frise 8 petits millimètres.

Prouesse

Une petite prouesse horlogère et le résultat de 3 ans de travail acharné. « Je n’aime pas les copieurs », lance François-Paul Journe. « Il y a quatre ans, mes montres commençaient à être plagiées. J’ai décidé de créer une montre que l’on aurait du mal à imiter », ajoute-t-il. Partant du principe qu’un cadran est plus facilement imitable qu’un mouvement, le patron de F.P. Journe Invenit et Fecit a cherché à se faire plaisir. « J’ai toujours été fasciné par les montres extra-plates. Mettre de la mécanique dans si peu de place est techniquement extrêmement stimulant », assure l’horloger.

Aussitôt dit, – presque – aussitôt fait. Basé sur le calibre du chronographe souverain, le mécanisme de ce nouveau garde-temps bénéficie d’innovations technologiques très avancées, notamment au niveau du gong plat – composant produisant le tintement de la sonnerie – ainsi que dans le système des rateaux-transmetteurs et du mécanisme des marteaux-frappeurs.

Autant de développements techniques qui permettent à ce nouveau garde-temps non seulement de prendre moins de place au cœur de la boîte, mais aussi de produire un son d’une clarté limpide, sans arrière bruit dérangeant. « C’est également dans ce but que j’ai choisi de créer cette montre en acier. Aucun matériau ne résonne comme l’acier », poursuit-il.

Nous allons maintenant voir combien de temps certains mettront pour me copier.
François-Paul Journe
Les règles de l’horlogerie

Breveté, le mécanisme de la Répétition Minutes Souveraine permet dès lors à la montre d’afficher l’une des plus petites épaisseurs du marché dans cette catégorie. Et l’horloger provocateur de renchérir : « à l’heure où tout le monde fait des montres de plus en plus grandes, j’essaie de les rendre de plus en plus plates. Nous allons maintenant voir combien de temps certains mettront pour me copier.»

Terminée il y a 15 jours seulement et produite à seulement 250 exemplaires par an, cette montre prestigieuse s’avère quatre fois moins compliquée à assembler qu’une Grande Sonnerie. Son prix s’en voit diminué dans les mêmes proportions : 160’000 francs environ, voilà ce qu’il vous faudra débourser pour acquérir le nouveau défi de François-Paul Journe. Qui pense déjà à relever les challenges de 2009. « Des rêves, j’en ai plein la tête, même s’il est à mon sens impossible de faire mieux que la Grande Sonnerie », souffle-t-il. Et l’artiste surnommé par ses pairs « le génie de l’horlogerie » de piquer au vif quelques nouveaux venus sur le marché, en manque de tradition : « aujourd’hui dans le secteur de l’horlogerie, on peut faire tout ce qu’on veut. Mais les vrais horlogers ont des règles, notamment en matière de respect des techniques horlogères. Notre objectif doit être de défendre et préserver un savoir-faire. Pas de faire de la sculpture mécanique ou de fabriquer des jouets. »

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