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Football et montres : une question de vie ou de mort et bien plus encore

vendredi, 20 juin 2008
Par Lex Stolk
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5 min de lecture

« Certains pensent que le football est une question de vie ou de mort. C’est en réalité bien plus sérieux que ça. » Ce sont les célèbres mots, prononcés par Bill Shankly, légendaire et talentueux entraîneur de Liverpool, dans les années 1970.

La Formule 1 et la haute horlogerie forment aujourd’hui un couple consacré. TAG Heuer et Longines sont depuis longtemps les chronométreurs officiels et les sponsors de ce sport très médiatique dont ils tirent profit. La plupart des écuries sont parrainées par un horloger et, si tel n’est pas le cas, le pilote est très certainement associé à une marque. Prenons Richard Mille et Felipe Massa ou bien Rubens Barrichello et Audemars Piguet, comme exemples. Les deux pilotes ont donné leur nom à des modèles qui sont devenus des objets de collection. Ces hommes, au volant de leur monoplace, sont des héros hors du commun dans l’esprit des gens. Mais qu’en est-il des footballeurs ? Les similitudes sont nombreuses entre les plus grandes équipes mondiales de football et les écuries de F1. L’argent est roi et les grands joueurs d’équipes, telles que le Real de Madrid, l’Inter de Milan et Manchester United, ont une stature de star et un salaire qui l’attestent. Il y a cependant une grande différence entre les deux sports.

Le football est dans le cœur du public depuis tant d'années qu'il est plus qu'un simple divertissement.
Le football est dans le cœur du public

« Certains pensent que le football est une question de vie ou de mort. C’est en réalité bien plus sérieux que ça. » Ce sont les célèbres mots, prononcés par Bill Shankly, légendaire et talentueux entraîneur de Liverpool, dans les années 1970. Et c’est là que se situe la différence. A l’exception des tifosi de Ferrari à Modène, un amateur de F1 peut adorer le sport et soutenir l’écurie Williams, par exemple, mais on ne le verra pas errer près de Silverstone pour en découdre avec des fans de McLaren. Le football est dans le cœur du public depuis tant d’années qu’il est plus qu’un simple divertissement. Le club de Liverpool, par exemple, a été une lueur d’espoir lors des heures sombres du chômage en Angleterre, offrant à ses supporters de magnifiques instants de joie. Pour les Catalans, sous Franco, se rendre au Camp Nou de Barcelone était une déclaration politique et la seule façon de revendiquer leur appartenance à la Catalogne. En Écosse, la bataille entre le Celtic des catholiques et le Glasgow Rangers des protestants renvoie à l’histoire mouvementée des Écossais et des Anglais.

Les clubs de foot font partie de l’identité des individus, de leurs gênes pourrait-on dire. Ce n’est donc pas par hasard que l’on porte, aux quatre coins du monde, les couleurs de son équipe. La différence est encore là. Celui qui porte une montre Oris Williams en raison du lien qui unit la marque à l’écurie n’en voudra pas à ses amis de porter une Seiko Jenson Button. La F1 ne suscite pas de vives émotions négatives. Ce qui n’est pas le cas du football, même si le sport a évolué ces dernières décennies. Le football est devenu extrêmement populaire, tout en étant accepté par la classe supérieure. Mais la passion profondément enracinée est toujours présente chez des millions de fans. Pour certaines marques, la classe supérieure est devenue une cible intéressante, c’est ce qui les a incitées à s’associer avec prudence à une ou à plusieurs équipes.

Quelles seront les conséquences de l'alliance avec une équipe ?

JeanRichard produit une montre pour la Juventus tandis que Ebel innove en réalisant des éditions limitées de son nouveau chronographe automatique Tekton, pour les clubs du Bayern de Munich, de l’Arsenal, des Glasgow Rangers et de l’Ajax d’Amsterdam. Si la marque vend entièrement ses éditions limitées, elle sera contente. Mais quelles seront, ou que pourront être, les conséquences de l’alliance avec une équipe ? Que se passera-t-il si les supporters de Chelsea, de Tottenham et de Fulham remarquent ce lien entre leurs ennemis jurés londoniens et Ebel ? Envisageront-ils d’acheter une montre Ebel ? Probablement pas. Même chose pour les autres clubs qu’Ebel a retenus, puisqu’elle a choisi de s’allier avec les grandes icônes du football, celles qui suscitent le plus d’émois. Si l’on prend d’exemple du Bayern de Munich, il est incontestable que l’équipe bavaroise est la mannschaft numéro une en Allemagne, avec un record de 21 titres nationaux. Cela la rend extrêmement populaire auprès de ses supporters, bien évidemment, mais bien moins appréciée, de fait, dans le reste de l’Allemagne. Ebel a été et reste une marque puissante en Allemagne, et elle n’a probablement pas envoyé de montres du Bayern à Hambourg, Brême ou Dortmund. Seul l’avenir dira si l’alliance avec le « FC Hollywood » (surnom peu flatteur du FC Bayern de Munich) aura un effet négatif sur son chiffre d’affaires total en dehors de Munich.

Pour ce qui est des joueurs de football et des montres, c’est une autre histoire. Les joueurs adorent tout simplement leurs montres. Les Rolex en or autrefois, et plus récemment les montres plus techniques sont de plus en plus populaires auprès des millionnaires du ballon rond. La star allemande Michael Ballack adore sa HD3 et sa Urwerk. Patrick Viera, le capitaine de l’équipe de France, possède une Hublot tourbillon. Quant à l’extravagant entraîneur José Mourinho, il n’a pu résister à l’ultra-technologie d’une Richard Mille. L’entraîneur néerlandais Marco van Basten possède une Franck Müller unique et particulièrement compliquée. La portera-t-il lors de l’EURO 2008 ?

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