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Galilée, l’homme qui a révolutionné la science
Histoire & Pièces d'exception

Galilée, l’homme qui a révolutionné la science

lundi, 22 février 2010
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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5 min de lecture

A 19 ans, Galileo Galilei découvre les lois du pendule en chronométrant à l’aide de son pouls les oscillations d’un lustre de la cathédrale de Pise. Cette découverte allait permettre la réalisation des premières horloges à poids et à pendule. Une révolution pour l’époque.

L’année 2009, décrétée année mondiale de l’astronomie par l’assemblée des Nations Unies, a largement honoré les découvertes célestes de Galileo Galilei (1564 – 1642), dont les premières datent de 1609, réalisées grâce au perfectionnement qu’il apporta au premier télescope fabriqué par un opticien néerlandais. En quelques mois Galilée parvient en effet à obtenir des représentations nettement plus précises tout en augmentant de trente fois la puissance de grossissement de l’appareil. A l’automne 2009, le savant peut ainsi contempler les corps célestes connus de l’époque non sans relever de nombreux nouveaux détails ; il observe pour la première fois la voie lactée, la surface irrégulière de la lune, les taches solaires, les phases de Vénus et, surtout, il fait la découverte des quatre satellites de Jupiter. Fort de ces observations, Galilée prend rapidement conscience de la véracité des thèses héliocentristes de Nicolas Copernic. Thèses qu’il va d’ailleurs défendre et qui lui vaudront censure et condamnation.

Galilée montrant les planètes médicéennes aux personnifications de l'Optique, de l'Astronomie et des Mathématiques - Galileo Galilei,
Galilée montrant les planètes médicéennes aux personnifications de l'Optique, de l'Astronomie et des Mathématiques - Galileo Galilei,
Une union « presque parfaite »

Pour célébrer cette véritable percée dans l’univers de la science, une exposition a été organisée jusqu’en janvier dernier au Musée Nobel de Stockholm par l’Institut et Musée d’Histoire de la Science de Florence, exposition parrainée par Panerai. « Le titre de l’exposition Le télescope de Galilée – L’instrument qui a changé le monde , résume tout à fait les retombées révolutionnaires de ses observations, non seulement dans le domaine de l’astronomie et de la science en général, mais également dans les sphères philosophique, religieuse et anthropologique, déclare Paolo Galluzzi, Directeur de l’Institut et Musée d’Histoire de la Science à Florence. Les conséquences de ce « tremblement de terre » ont profondément marqué le développement de la pensée moderne en remettant en question des croyances anciennes et profondément ancrées. Rien de tout cela ne serait arrivé si cet homme d’une intelligence extraordinaire n’avait pas transformé un objet vendu comme un jouet dans les ruelles de Venise en instrument scientifique ».

Rien d’étonnant dans ces conditions à ce que Panerai célèbre cette année ce génie universel qui a vécu une grande partie de sa vie à Florence, précisément la ville où Officine Panerai a vu le jour en 1860. « Le lien entre notre Maison et Galilée est presque parfait, explique Angelo Bonati, en sachant que l’astronomie a été indispensable au développement des instruments de navigation dont Panerai s’était fait une spécialité. Suite à sa découverte des satellites de Jupiter, Galilée a d’ailleurs tenté de résoudre l’épineux problème du calcul des longitudes en mer, un véritable défi à l’époque. Sans oublier la loi sur l’isochronisme du pendule qui a ouvert la voie à des conceptions chronométriques entièrement nouvelles. En d’autres termes, entre Galilée, la mesure du temps et Panerai, la cohérence est parfaite. »

De cette union symbolique sont ainsi nés le Jupiterium l’horloge-planétarium à calendrier perpétuel présentée à Stockholm, L’Astronomo, montre à tourbillon, équation du temps avec heures de lever et coucher du soleil et représentation cartographique de la voûte céleste depuis une ville définie et Lo Scienziato, montre Radiomir Tourbillon GMT Céramique.

La loi de l’isochronisme

Si ces développements horlogers ne cessent d’étonner aujourd’hui, encore une fois, Galilée n’y est pas totalement étranger. En 1583 à l’âge de 19 ans, ce natif de Pise découvre les lois du pendule en chronométrant, selon la tradition à l’aide de son pouls les oscillations d’un lustre de la cathédrale de la ville. Publiée seulement en 1638, cette loi de l’isochronisme stipule que la durée d’une oscillation ne dépend que de la longueur du pendule et non de l’amplitude du mouvement. Sur cette base, il chargera son fils en 1641 de réaliser une horloge d’un type nouveau à poids et pendule, travail resté toutefois inachevé en raison de sa mort. Qu’à cela ne tienne, Christiaan Huygens (1629 – 1695) reprendra ces travaux et charge en 1657 l’horloger Salomon Coster de construire une telle horloge. L’utilisation du mouvement pendulaire a ainsi apporté une première solution à la précision horlogère dont les Maisons de la branche sont aujourd’hui les directes héritières.

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