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Genève, cité horlogère chère à Chopard
Histoire & Pièces d'exception

Genève, cité horlogère chère à Chopard

lundi, 07 mai 2012
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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7 min de lecture

L’exposition « L’horlogerie à Genève, magie des métiers, trésors d’art et d’émail » reçoit le soutien de Chopard, une Maison de tradition pour qui ces trésors du passé mis en exergue dans la cité de Calvin représentent un patrimoine exceptionnel. Patrimoine qui se perpétue aujourd’hui au sein de la manufacture.

Entre les trésors du passé et ceux du présent, rien de mieux qu’une exposition pour en saisir la substantifique moelle. Celle organisée dans la cité de Calvin au musée Rath durant les premiers mois de 2012, placée sous le thème « L’horlogerie à Genève, magie des métiers, trésors d’art et d’émail », en a offert un excellent exemple. Soutenue par Chopard, une Maison qui a saisi très tôt toute l’importance du statut de manufacture horlogère, cette exposition plonge le visiteur dans les arcanes des métiers d’art et des savoir-faire de l’époque, face auxquels leurs dignes descendants pourraient presque passer pour des amateurs dans bien des domaines.

Exagération mise à part, tant la modernité a apporté son lot de prouesses techniques et technologiques, comme le démontre la montée en puissance de Chopard dans la montre mécanique, force est de constater que les « anciens » avaient un tour de main qui laisse pantois. La visite n’en est que plus passionnante dans la mesure où les 20’000 pièces que constituent les collections genevoises dorment pour l’essentiel dans des coffres, faute d’un espace adéquat à la suite d’un double cambriolage du musée d’Horlogerie de Genève au début des années 2000, synonyme de fermeture des portes de l’institution. Un comble pour une cité qui se veut l’un des berceaux de l’horlogerie helvétique !

Incursion dans l’infiniment petit

Sur les quelque 1’500 œuvres exposées, inutile de vouloir être exhaustif. Estelle Fallet, conservatrice des collections d’horlogerie, d’émaillerie, de bijouterie et de miniatures du musée d’Art et d’Histoire de la Ville de Genève, dépositaire de ces trésors en mains publiques, proposait donc pour l’occasion et comme thématique de la visite une incursion dans le monde de l’infiniment petit. « L’excellence des rendus, leur finesse extrême sont l’expression d’un savoir-faire transmis de génération en génération, sans cesse enrichi, amélioré, dans lequel se mêlent prouesses techniques et artistiques, expliquait-elle en préambule. La minutie avec laquelle est travaillé chaque millimètre carré de surface, quelle qu’en soit la matière, est un critère commun aux œuvres d’horlogerie, de bijouterie, d’émaillerie et de peinture miniature. Le temps requis pour la création de chacun de ces chefs-d’œuvre, des semaines, des mois, parfois des années, est semé de dangers : un geste infime qui dérape, une ultime cuisson qui gâche tout… Trésors de patience et d’abnégation, leur achèvement relève souvent d’une forme de miracle. »

Pour illustrer ce propos, il suffit de se poser devant l’une des créations du peintre en cadran Pierre Reymond, soit un ensemble réalisé à Genève entre 1873 et 1874, constitué d’un portrait du Christ entouré d’un atlas complet composé de huit cartes détaillées. Malgré la petitesse des supports, chaque pays s’y trouve représenté avec mention des villes principales, des fleuves et du relief. Le visiteur n’est toutefois pas au bout de son étonnement quand on lui propose de regarder le portrait du Christ de plus près, à la loupe. Les traits noirs qui semblent constituer les contours de son visage sont en réalité des phrases racontant sa vie, tracées de manière microscopique. Un travail à ce point surprenant qu’aujourd’hui encore la technique utilisée par l’auteur pour parvenir à ce prodige soulève de nombreuses questions. Et que dire de ce pistolet fonctionnel constitué de 22 pièces entièrement réalisées à la main par Adolphe Audemars entre 1845 et 1850 à l’intention de l’Exposition universelle de Londres (1851), pistolet qui mesure… 5,5 millimètres ! Ou encore de ce cadran de pendule dont les fins bâtonnets rythmant l’intérieur du cadran sont en fait constitués de lettres microscopiques composant autant de mots d’un demi-millimètre de hauteur reproduisant de façon secrète la prière du Notre Père.

Pistolet fonctionnel d’Adolphe Audemars créé pour la première Exposition universelle de Londre en 1851. Constitué de 22 pièces d’or et d’acier réalisées et assemblées main, il mesure 5,5 mm - Photo : Anne Baezner © Musée Rath
Un ancrage genevois fort

« Le passé nous conduit vers l’avenir, poursuivait Estelle Fallet. C’est la raison pour laquelle il est toujours très instructif de se pencher sur ces trésors, mémoire vivante des savoir-faire. » Ce n’est pas Karl-Friedrich Scheufele, coprésident de Chopard, qui dira le contraire. « Sans histoire, pas de futur, commentait-il en présentant l’espace d’exposition réservé à la manufacture au sein du musée, espace entièrement dédié aux calibres L.U.C développés par Chopard. En une quinzaine d’années au sein de sa manufacture créée à Fleurier en 1996, la Maison a en effet réussi le tour de force de concevoir et développer pas moins de 9 calibres de base aujourd’hui déclinés en plus de 50 versions, dont un quart est estampillé Poinçon de Genève, pour une production annuelle de quelque 4’500 pièces. Cet attachement à la Haute horlogerie de Karl-Friedrich Scheufele, qui ne l’a d’ailleurs pas empêché de poursuivre la démarche avec la production de calibres mécaniques sur une base industrielle avec l’entité Fleurier Ébauches, n’a d’égal que pour son amour des pièces anciennes avec, en filigrane, un ferme engagement en faveur de la mesure du temps « made in Geneva ».

Rien d’étonnant, donc, de voir Chopard prendre place au musée Rath de Genève lorsque l’on sait que, sous la férule de Karl-Friedrich Scheufele, la Maison a créé son propre musée, le L.U.CEUM, au cœur de Chopard Manufacture, qui rassemble de véritables chefs-d’œuvre de l’art horloger allant des cadrans solaires aux chronomètres de marine en passant par des montres de poche ou des garde-temps destinés au marché chinois. Un clin d’œil appuyé au passé complété par un ancrage genevois synonyme d’actions concrètes en faveur du rayonnement de sa culture horlogère. « Chopard a apporté son soutien à différents projets, tel le développement, en collaboration avec l’École d’horlogerie de Genève, d’un calibre montre de poche destiné aux élèves en formation afin qu’ils puissent réaliser leur “pièce école”, rappelle la Maison. Plus récemment, l’entreprise s’est impliquée dans le processus d’évolution des critères du fameux Poinçon de Genève, l’une des certifications horlogères les plus prestigieuses, à laquelle Chopard est profondément attaché. En parallèle, la Maison soutient chaque année de nombreuses actions philanthropiques ayant lieu à Genève. » L’exposition « L’horlogerie à Genève, magie des métiers, trésors d’art et d’émail » en offre une parfaite illustration.

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