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Génie mécanique à l’œuvre
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Génie mécanique à l’œuvre

mercredi, 26 août 2020
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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7 min de lecture

Ferdinand Berthoud et sa nouvelle collection initiée avec le Chronomètre FB 2RE, Greubel Forsey et son deuxième opus « sportif » baptisé Balancier S et Patek Philippe avec sa référence 5303R Répétition Minutes Tourbillon donnent le ton mécanique de la rentrée horlogère.

La pandémie du Covid-19 n’aura pas eu raison de l’esprit créatif des horlogers. Tout au plus aura-t-il semé la zizanie dans les présentations des nouvelles pièces de l’année avec un calendrier erratique, ponctué d’initiatives généralement numériques auxquelles personne n’était habitué. Mais au fil des semaines, les modèles 2020 sortent bel et bien des tiroirs, notamment en ces temps de « rentrée » horlogère. La preuve par l’exemple avec trois garde-temps qui consacrent le génie mécanique dans sa plus belle expression.

Répétition Minutes Tourbillon Référence 5303 © Patek Philippe
Répétition Minutes Tourbillon Référence 5303 © Patek Philippe

Tout a commencé, pourrait-on dire, avec Patek Philippe et sa volonté de « réaffirmer sa maîtrise des grandes complications ». Pour en faire la démonstration, la manufacture genevoise ne s’est pas embarrassée d’un grand déballage de moyens. Les nouveautés ont tout simplement pris le chemin habituel des boîtes aux lettres électroniques. Patek Philippe n’en présentait pas moins sa référence 5303R Répétition Minutes Tourbillon, la toute première complication de la Maison dévoilant côté cadran le mécanisme d’une répétition avec ses timbres et marteau sur une platine dorée or rose qui met en valeur les aciers du mouvement. Comme l’explique Patek Philippe, cette nouvelle grande complication se distingue par son architecture ouverte non seulement au niveau du mécanisme de sonnerie mais également en ce qui concerne le tourbillon, dont on aperçoit l’arrière de la cage à travers le compteur de la petite seconde.

Lancée en première mondiale à Singapour l’an dernier, cette pièce fait aujourd’hui son entrée dans les collections courantes de la Maison. Le niveau de finition est évidemment irréprochable pour ce qui est des composants avec une platine ornée de Côtes de Genève circulaires, des creusures au décor perlé et des marteaux rehaussés par un fin satinage circulaire. Le boîtier de 42 mm en or rose se distingue par sa large lunette bombée et polie ainsi que par les inserts en or gris avec décor « feuilles » ajouré sur les flancs de la carrure et des attaches du bracelet. Le verrou en or gris permettant d’activer la répétition minutes affiche le même motif. Côté fond, le mouvement est encadré par un « amphithéâtre » en or gris au décor ajouré.

Chronomètre FB 2RE © Ferdinand Berthoud
Chronomètre FB 2RE © Ferdinand Berthoud

Pour allécher les amateurs, Ferdinand Berthoud décidait au creux de l’été d’annoncer une nouvelle collection, non sans mettre en lumière le garde-temps qui lui aura servi de référence, à savoir l’horloge de marine N°6 créée par l’horloger éponyme et testée en mer dans les années 1768 et 1869. Cette pièce, tout comme la N°8, réalisées à une époque où la maîtrise des mers devait nécessairement passer par des instruments de mesure du temps fiables pour le calcul des longitudes à bord, allait permettre à Ferdinand Berthoud d’accéder au rang de maître horloger-mécanicien du roi et de la Marine sous Louis XV. C’est précisément cette époque charnière dans l’histoire horlogère que célèbre la nouvelle collection Ferdinand Berthoud inaugurée avec le Chronomètre FB 2RE que la Maison dévoilait une quinzaine de jours après la première annonce.

Particularité de ce modèle, qui étonne par une « simplicité » de cadran à laquelle Ferdinand Berthoud ne nous avait pas habitués : la construction du calibre dont les organes sont implantés de manière symétrique au gré des 26 ponts maintenus par 10 piliers. Construction typique des chronomètres de marine Ferdinand Berthoud du XVIIIe siècle. Au niveau de la transmission, on retrouve un mécanisme fusée-chaîne à force constante qui se double d’un remontoir d’égalité une seconde, implanté sous la forme d’un spiral secondaire concentrique à la roue d’ancre et donc directement connecté à l’échappement. Ce dispositif bat donc la seconde et permet d’afficher la seconde vraie – ou morte – sur le cadran réalisé en émail Grand Feu. Les subtilités de ce nouveau calibre FB-RE.FC, qui bat sur un tempo lent de 18’000 a/h, sont à admirer par le fond du boîtier modulaire en or gris ou rose. Celui-ci est muni d’une grande fenêtre panoramique dans sa ligne de carrure permettant d’admirer les piliers du mouvement, lui-même installé dans un conteneur cylindrique, comme il était d’usage chez Ferdinand Berthoud il y a plus de deux siècles.

Balancier S © Greubel Forsey
Balancier S © Greubel Forsey

Après la GMT Sport de l’an dernier, voici la montre Balancier S – « S » pour « sport » – de Greubel Forsey, soit le nouvel opus pour gentleman actif que Steven Forsey a quant à lui choisi de présenter en direct par la voie numérique. On retrouve le boîtier ovoïde au profil galbé avec cornes intégrées qui distinguait déjà la GMT sport mais dont les lignes et l’épaisseur ont été légèrement affinées. Réalisée en titane, la boîte est étanche à 100 mètres, gage de résistance. Pour ce qui est de la précision, la manufacture a choisi son grand balancier présenté pour la première fois en 2016 mais placé ici dans une position inclinée. « Cet angle de 30° par rapport au plan horizontal du mouvement se révèle une solution adéquate pour limiter les écarts de marche dus aux effets de l’attraction terrestre sur l’organe réglant, balancier-spiral et échappement, dans les positions stabilisées, expliquait Steven Forsey. Allié à la grande taille du balancier et à l’inclinaison, il concourt à donner à cette montre une excellente chronométrie. »

Autre élément marquant : le pont en forme d’arche suspendu qui intègre le train de rouages, incliné pour l’occasion, et qui sert de support aux aiguilles des heures et des minutes galbées. Avec ses deux barillets coaxiaux montés en série, gravés au niveau du couvercle supérieur, ce mouvement à 308 composants offre une réserve de marche de 72 heures, indiquée sur un secteur à 2 h. On trouve encore la petite seconde placée de manière inédite sur le plan incliné du porte-échappement à 8 h, accentuant encore l’effet de profondeur. En un mot, ce garde-temps allie créativité et performance, la marque de fabrique Greubel Forsey.

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