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George Clooney, ses montres, ses motos, ses amours …
Histoires de montres

George Clooney, ses montres, ses motos, ses amours …

mercredi, 02 mars 2016
Par Frank Rousseau
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Frank Rousseau

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11 min de lecture

Entre les frères Coen et George Clooney, c’est une véritable histoire d’amour artistique ! Ave César !, qui vient de sortir sur les écrans, marque la quatrième collaboration de l’ex-pédiatre de la série Urgences avec ce duo de cinéastes géniaux. À noter que ce film est un « vieux » projet qui s’inscrit comme le dernier volet de la Trilogie des idiots. Cela tombe bien, le mari de la jolie Amal adore jouer au goofy guy. Un paradoxe quand on sait que l’ambassadeur d’Omega et de Nespresso est un des acteurs les plus « cérébraux » de la planète hollywoodienne! Rencontre avec une star qui en a dans la cafetière …

George le collectionneur

J’aime les belles montres, les bons vins millésimés et les motos ! Mais je ne suis pas un collectionneur ou un accumulateur compulsif. J’ai quelques toiles, par exemple, qui pendouillent sur mes murs. Elles sont très importantes à mes yeux, car elles me rappellent un souvenir ou un bon moment dans ma vie, un voyage, une rencontre, un lieu. Ce ne sont pas des toiles de maître. La preuve, quand j’ai refait l’intérieur de ma maison en Italie il y a quelques années, j’ai embauché un décorateur. Le gars semblait s’y connaître en art. Quand je lui ai montré mes « œuvres », ce salaud m’a balancé que tous mes tableaux valaient moins cher que les clous avec lesquels je les avais accrochés ! J’ai bien essayé de me justifier en lui racontant que j’avais acheté tel tableau à 33 ans lors de mon premier voyage à Paris, ou tel autre à Madrid. Mais j’avais le sentiment de parler à un mur !

Avec mon slip en latex dans Batman, mes amis me prenaient pour un membre des Village People !
Mes premières heures hollywoodiennes

Je devais avoir 8 ans. Je me revois m’extasier devant les empreintes de stars sur the Walk of Fame. Je voulais devenir acteur ! Quelques années plus tard, j’ai commencé à tanner mon oncle, Jose Ferrer, pour qu’il me donne quelques contacts. Mais c’est aussi ma tante, la chanteuse Rosemary Clooney, et une bande d’amis qui me mettront le pied à l’étrier. Sans leur aide précieuse, je serais aujourd’hui payé à l’heure pour les courses des ménagères dans les supermarchés ! (rires) Quand je courais les castings, je me souviens que l’un de mes potes m’a hébergé chez lui pendant des mois parce que je n’avais pas de quoi payer un loyer. Un autre copain avait réglé le photographe qui m’avait tiré le portrait. Sans photos et sans press-book, c’est radical, pas de casting. Ce que j’ai aussi pu apprécier chez mes amis, c’est leur franchise. Ils n’ont jamais été du genre à me dire « Hé, George, dans ce rôle tu as été vraiment génial », alors que je savais pertinemment que le film et ma prestation n’étaient pas top. Pour Batman, par exemple, ils ne m’ont pas caché que mon jeu était franchement mauvais et que le slip en latex de la chauve-souris leur faisait penser à un membre des Village People !

George Clooney
George Clooney
La minute de vérité

Ma tante, la chanteuse Rosemary Clooney, était mariée à Jose Ferrer, un acteur très célèbre durant les années 1950. C’est donc par mon oncle que j’ai obtenu mes premiers scénarios. Le premier rôle que j’ai décroché, c’était dans une pièce de théâtre réalisée par son fils, Miguel. La pièce s’intitulait The Biz. Un jour, Jose, est venu voir la pièce. Et quand quelqu’un qui a remporté un oscar vient vous voir, forcément, vous voulez l’impressionner. Bref, après ma prestation, je pensais avoir été excellent. Et pour cause : j’avais pleuré, j’avais gueulé et craché. Enfin, j’avais fait exactement ce que l’on fait à 21 ans lorsque l’on débute dans ce métier. Surtout quand on est convaincu d’être un super acteur. À l’affiche, nous étions huit. Dans la salle, il y avait le même nombre de personnes ! (rires) Quand je me suis approché de Jose pour lui demander ce qu’il avait pensé de ma façon de jouer, il m’a lancé : « Arrête de gigoter comme ça, sinon tu vas finir par te manger le décor ! » Une bonne leçon ! Mais mon premier vrai conseil, c’est Steven Spielberg qui me l’a donné. Sur le plateau de la série Urgences, qu’il produisait, il m’a balancé : « Tu pourrais devenir une star si tu cessais de bouger ta tête comme un pigeon ! » Message reçu. J’en ai profité pour troquer ma garde-robe de plouc et opter pour une nouvelle coupe de cheveux néogrecque qui a aussitôt été récupérée par tous les salons de Beverly Hills.

Les riches heures du golden age hollywoodien

J’ai toujours eu l’impression de faire partie de la grande famille d’Hollywood. Quand je me rends à la Warner, par exemple, je remonte le temps. Comment ? En croisant des techniciens qui travaillent là depuis les années 1950. Je les connais bien. Chaque fois que je vais dans ce studio, je rencontre un vieux pote qui me demande si je veux monter dans sa voiture électrique pour m’amener quelque part. Durant le trajet, on en profite pour parler des anciens réalisateurs qui ont forgé Hollywood. Je me souviens que, pendant le tremblement de terre de 1994 à Los Angeles, une bonne partie du mur d’un studio s’était effondrée. Dans les débris, nous avons retrouvé un cylindre dans lequel étaient roulées les feuilles de présence du film Casablanca. L’un de mes amis techniciens m’en a donné une que j’ai fait encadrer. Preuve que je suis un inconditionnel de l’âge d’or d’Hollywood. Dans Ave César !, ce film des frères Coen qui se déroule dans les années 1950, je me suis fait un peu la gueule de Victor Mature dans Samson et Dalila. J’étais fan de ce grand monsieur. Un jour, il a essayé de s’inscrire dans le très fermé « LA Country Club ». Problème, cet établissement n’acceptait pas les acteurs. On le lui a fait savoir à l’entrée. Et qu’a-t-il répondu ? « J’ai à mon actif 75 films qui prouvent que je ne suis pas un acteur ! » (rires)

George Clooney
George Clooney et sa femme, Amal.
À l’heure de la crise

On me demande souvent si un jour je ferai de la politique. Quand je vois ce qu’ils se prennent en pleine tête, franchement, ça refroidit ! De plus, quand on allume la télévision ces jours-ci et qu’on voit tous ces endroits à feu et à sang, c’est peu de dire que nous vivons actuellement une époque très difficile. Avec ma femme, Amal, nous discutons quotidiennement de la guerre comme de la situation en Syrie. Ce qui s’y passe est déchirant, mais ce n’est malheureusement qu’un exemple. Il y a des problèmes partout. Regardez l’Ukraine. Pour se lancer dans une campagne, il faut être capable de faire des compromis. Ce n’est pas trop mon genre. Moi, quand je défends une cause à laquelle je crois, je ne tourne pas autour du pot en me disant que mon engagement pourrait potentiellement froisser quelqu’un qui finance mes campagnes. Bref, dans mes actions, je ne souffre aucune contrainte. D’après moi, je peux être beaucoup plus efficace pour les projets sur lesquels je travaille si je ne suis pas impliqué en politique. C’est un monde où tout est tellement polarisé ! Croyez-moi, je me trouve bien mieux hors du monde politique.

Je ne cautionne pas le sexisme.
À mes heures perdues…

J’aime regarder autour de moi. J’aime analyser la société et la comprendre. Je suis né en 1961 et j’ai grandi dans une époque mouvementée, un peu comme maintenant. Il y a eu les émeutes concernant les droits civiques, la contestation contre le Vietnam, le mouvement des femmes. Tout cela nous a fait prendre conscience que nous devions tous nous impliquer dans la société qui nous entoure, même si vous n’aviez qu’une ou deux personnes derrière vous. C’est quelque chose que j’ai porté en moi toute ma vie. Regardez les inégalités qui existent encore aujourd’hui entre hommes et femmes au niveau des salaires ! Pour ma part, Smokehouse, la boîte de prod que j’ai créée avec mon pote Grant Heslov, est dirigée par cinq femmes. Elles sont en place, car elles étaient les personnes les plus qualifiées pour ces postes. Honnêtement, je n’avais pas prévu de n’embaucher que des femmes. Il se trouve que lors du recrutement les personnes au CV le plus impressionnant étaient des femmes. C’est quelque chose à surveiller. Si vous vous retrouvez un jour uniquement avec des mâles dans vos bureaux, c’est qu’il y a un problème et que vous ne vous êtes pas suffisamment penché sur la question. Bref, je ne cautionne pas le sexisme. À Hollywood, en théorie un milieu très libéral, les femmes sont toujours payées 20 % de moins que les hommes. Je suis ravi de voir de plus en plus de films centrés autour de femmes. Il était temps de remettre certaines pendules à l’heure !

Jean Dujardin, c’est vraiment un trésor Made in France.
Humour synchrone

J’apprécie beaucoup Jean Dujardin ! Nous sommes devenus très bons amis. Surtout depuis le tournage de la pub Nespresso. C’est d’ailleurs moi qui l’ai convaincu de participer. À la moindre occasion, à mon anniversaire par exemple, Jean m’envoie sa fameuse imitation du chameau. C’est à mourir de rire. C’est un des gars les plus drôles que je connaisse. Et le plus dingue dans tout ça, c’est que l’on se comprend à peine. Je parle très peu le français. Quant à l’anglais de Jean, il est, comment dirais-je… heuuu, vraiment limité. La barrière de la langue ne l’a pas empêché de venir passer des vacances avec moi à Cuomo. On s’est éclatés du matin au soir. Jean Dujardin, c’est vraiment un trésor « made in France ». Notre amitié a beaucoup d’importance pour moi.

Quand viendra mon heure

J’aimerais être écrasé par un bus. Comme ça j’aurai à tous les coups une nécrologie superbe et très détaillée. Avec peut-être ma photo en couverture ! (éclat de rire)

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