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Girard Perregaux, un travail en profondeur
Baselworld

Girard Perregaux, un travail en profondeur

jeudi, 02 mai 2013
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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Repris par Kering (ex-PPR) il y a un an et demi, le groupe Sowind, propriétaire de Girard Perregaux et JeanRichard, a subi un vrai recentrage au niveau des collections comme de la production. Michele Sofisti, directeur général de Sowind, expose la nouvelle stratégie.

Baselworld 2013 revêtait une importance particulière pour Girard Perregaux. C’est en effet lors de ce dernier Salon mondial d’horlogerie et de la bijouterie que la marque a « enfin » pu faire montre des premiers résultats quant aux grands travaux entrepris depuis la reprise du groupe Sowind, propriétaire de la marque et de JeanRichard, par Kering (ex-PPR). La mise en bouche a d’ailleurs été particulièrement savoureuse avec la présentation de l’échappement Constant, une innovation majeure basée sur le phénomène physique du flambage, stabilisée après des années de développement et fonctionnelle dans un modèle portant son nom.

« Avant le Salon, nous avons déjà levé le voile sur les fruits de nos travaux sur ce nouvel échappement qui représente un mariage entre la tradition horlogère et la haute technologie, notamment en ce qui concerne le silicium, sans lequel une telle réalisation aurait été impossible, détaille Michele Sofisti, directeur général du groupe Sowind, par ailleurs CEO de Gucci Group Watches and Jewellery. Jusqu’ici, les échos ont été extrêmement positifs. Ce qui me réjouit, dans la mesure où une bonne partie des investissements consentis ces derniers mois l’ont été dans la recherche et le développement pour parvenir à ce résultat. En parallèle, nous sommes en train de mettre au point avec Dominique Loiseau un nouveau calibre permettant d’accueillir des grandes complications, calibre que nous pourrons décliner dans plusieurs collections de la marque. »

Une simplification bienvenue

Tel est en effet le nouvel enjeu de Girard Perregaux, une segmentation claire de ses collections qui, par le passé, avaient la fâcheuse tendance de manquer leur cible faute de cohérence. C’est sur ce point précis que Michele Sofisti a porté ses efforts : « Pour le client, les choses doivent être claires. C’est pourquoi notre stratégie est basée essentiellement sur la simplicité. Nous avons donc réduit le nombre de références de 700 à 100 pour obtenir une meilleure visibilité dans les vitrines. Le haut de la pyramide est ainsi occupé par l’échappement Constant et le Tourbillon sous trois ponts, véritable signe distinctif de la marque, qui dispose maintenant d’une gamme féminine dédiée. Suivent les trois collections traditionnelles de Girard Perregaux, à savoir Vintage 1945, 1966 et Cat’s Eye, auxquelles viennent s’ajouter les deux familles Hawk dans les montres de plongée et les toutes nouvelles Traveller.»

1966 chronographe intégré à roue à colonnes © Girard-Perregaux

Cette simplification s’est inévitablement reportée sur l’outil de fabrication. « À force de vouloir faire toujours plus en termes de références, la production ne peut plus suivre et perd en qualité comme en efficacité, enchaîne Michele Sofisti. La réorganisation des flux, associée aux priorités accordées à la nouvelle segmentation produit, nous a permis de gagn er 40 % sur les capacités de la manufacture avec comme objectif de gagner en fiabilité. Telles ont été les deux priorités de ces 16 derniers mois : retrouver une certaine aura dans les vitrines des détaillants et maîtriser notre outil de fabrication. »

Des chantiers sécurisés

Reste que les chantiers ne manquent pas. Au niveau de la distribution d’abord, où la marque qui vient avec de nouveaux codes identitaires doit encore évaluer quels sont les distributeurs à même de véhiculer ses valeurs. Là encore, un travail de longue haleine qui va de pair avec ses efforts de communication, synonyme de nouveaux partenariats qui collent à son image comme celui conclu avec Susan Rockefeller en faveur de la préservation des océans, avec l’Academy Museum of Motion Pictures à Los Angeles, base de la nouvelle campagne d’image de la marque mettant en scène notamment Alfred Hitchcock, sans oublier « The new face of tradition », un programme qui met en avant les jeunes horlogers de la Maison localisés aux quatre coins du monde. Michele Sofisti : « Transparence et authenticité, tels sont les maîtres mots que nous voulons associer à Girard Perregaux. Un message que nous voulons faire passer à travers toutes nos démarches. »

Il était une fois Girard Perregaux, une référence dans l’horlogerie de tradition à laquelle feu Luigi Macaluso n’a cessé de croire, travaillant sans relâche pour tenter d’imposer cette Maison de Haute Horlogerie sur les cinq continents. Son amitié avec la famille Pinault, qui tient les rênes de Kering, donne aujourd’hui un second souffle à ce qui était peut-être un rêve et qui pourrait devenir réalité. Conclusion de Michele Sofisti : « La stabilité et la sécurité financière qu’apporte un groupe comme Kering se propagent déjà tout au long de la chaîne. En d’autres termes, tout le monde comprend aujourd’hui que Girard Perregaux est là pour durer. Voilà qui est d’excellent augure ! »

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